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Actualités Un match charnière pour Vincent Collet : 20h vendredi

Un match charnière pour Vincent Collet : 20h vendredi

Vincent Collet est convaincu que l’issue du match que la SIG livrera à Roanne ce vendredi (20h) au Rhenus, déterminera grandement la saison du club strasbourgeois. Pour plusieurs raisons majeures. Introspection…

La SIG est revenue frustrée de Poitiers. Elle y a perdu son rang de co-leader, une position que le Mans occupe désormais tout seul. Trois quarts temps remportés, mais un gros éclat dans le troisième (19-5) ont conduit à la seconde défaite de la saison. « C’est vrai, on sort d’une défaite qui fait mal. Nous sommes tombés sur une équipe de Poitiers en rédemption, dans l’obligation de gagner et qui a su hausser son niveau défensif de deux crans, tandis que le nôtre baissait d’un ton par rapport à nos dernières sorties… Et de plus, ils étaient très adroits pendant que chez nous, l’alternance était inexistante » lance d’emblée Vincent Collet.

Prise à la gorge, la SIG a cédé et, pendant qu’Alexis Ajinça, impérial en première mi-temps, était muselé de façon plus ou moins licite, le jeu extérieur s’est délité. « Nous devons réagir contre Roanne, mais je ne suis pas sûr que nous en ayons les moyens, car nous sommes dans une situation difficile» ajoute le coach.

Ni Jeanneau, ni Fitch ?

A SIG aurait-elle perdu dans le Poitou sa niaque et le bel état d’esprit dont elle a fait preuve pour remporter quatre succès de rang ? Pas du tout. Mais l’entorse de Gérald Fitch, dès la 3e minute du match à Poitiers, et la rechute de la lombalgie de Jeanneau, compliquent sérieusement la tâche des Strasbourgeois, dont l’effectif s’est réduit comme peau de chagrin si l’on n’oublie pas la blessure (pour la saison) de Nicolas de Jong ! Ajoutez-y un Maxime Zianveni qui traînait la patte à l’entraînement de ce jeudi matin, et vous aurez un tableau complet de la situation…

Un renfort attendu

« Nous étions dans une situation idéale il y a dix jours, au moment de rencontrer Villeurbanne. Mais les choses peuvent évoluer très vite dans le sport de haut niveau. A l’issue d’une réunion avec le président Bellon, nous avons décidé d’activer le recrutement du joker médical de Nicolas de Jong. » Dans cette attente, la SIG devra faire avec les moyens du bord, privée de trois atouts majeurs. Au moment où arrive au Rhenus un sacré challenger. « Il ne faut pas se fier au classement. Sur le papier, Roanne faisait partie pour moi, avant la saison, du top 5 avec Chalon, Le Mans, Paris et Gravelines » continue Collet. Mais en renouvelant l’effectif à… 100%, Luka Pavicevic, entraîneur et sélectionneur national monténégrin, arrivé en cours de saison dernière pour suppléer le départ de Choulet, se doutait qu’il lui faudrait du temps pour mettre en place son collectif. En menant de 22 points à Orléans avant de s’effondrer, en s’imposant coup sur coup contre Paris (74-65) et Nanterre (94-64, s’il vous plaît !) et plus encore en menant 39’30’’ au Mans avant de craquer en prolongation, Roanne a prouvé sa valeur montante.

 

Gradit, le « coyotte » blessé

« Pour moi, dit encore Vincent Collet, Roanne présente la meilleure défense, la seule qui laisse ses adversaires à moins de 40% en moyenne ! C’est une équipe qui conteste beaucoup, très agressive sur les pick and roll, complète et équilibrée qui ne manque pas non plus de ressources offensives. »

Autant dire que Vincent Collet a été presque soulagé, compte tenu de ses propres soucis évoqués précédemment, d’apprendre le forfait de William Gradit, dit le « coyotte », victime d’une sérieuse entorse contre Nanterre, samedi dernier. Le Strasbourgeois de Roanne, dont il est le meilleur scoreur après six matches (12,8 pts de moyenne), qui s’est entraîné avec Souffel cet été, avait en effet réussi le meilleur début de saison de sa carrière. Avec Pape-Philippe Amagou et Yohann Sangaré, il constituait le maillon fort d’un triangle d’arrières redoutable. « Ryan Reid est aussi malade, me dit-on, mais il sera là. Et autour de l’ailier fort américain, Roanne pourra s’appuyer sur Coleman Collins, un jeune et très prometteur intérieur, sur l’expérience de Victor Samnick, qui sait défendre dur quand il le faut, ou sur Matt Howard, un gros travailleur » se méfie l’entraîneur de la SIG. Qui n’oublie pas l’autre pivot, Dusan Kecman, le Serbe, vainqueur  – excusez du peu –  de l’Euroleague avec le Panathinaïkos en 2009 et cinq fois champion de Serbie avec le Partizan de Belgrade, ou encore Alan Voskuil, le Danois né aux Etats-Unis, un très fort shooteur. « Ils n’ont peut-être pas encore trouvé toute leur place dans cette équipe, mais cela ne saurait tarder… » redoute Collet.

Un esprit commando

Les joueurs de la SIG sont conscients de l’ampleur de la tâche qui les attend. Mais ils ne renonceront pas, bien sûr. « Il faudra faire l’union sacrée, miser sur la motivation, partir et tenir la distance avec un esprit commando. C’est indispensable mais je ne suis pas sûr que cela soit suffisant » tempère Collet. L’enjeu, il l’a partagé avec ses joueurs à l’issue de l’entraînement. « Si nous gagnons, poussé par un Rhenus comme celui que nous avons connu dans le quatrième quart-temps contre Villeurbanne, nous continuerons à jouer dans le peloton de tête et nous aurons trois victoires d’avance sur Roanne. Il faudra dès lors venir nous chercher. Nous pourrons continuer en conquérants, à Paris puis contre Nancy. Si nous n’y parvenons pas, nous glisserons vers le ventre mou de la ProA et Roanne reviendra à une victoire avec la perspective de nous recevoir. C’est un match-clé de notre saison ! »

Un sentiment partagé par Ricardo Greer, élu joueur du mois d’octobre par les internautes. « J’en suis très fier, mais ce trophée je veux le partager avec tous ceux à qui je le dois : mes coéquipiers, le coach, Vincent, avec qui j’apprends encore beaucoup, et le kiné ! Mais franchement, j’aurais préféré gagner à Poitiers et ne pas être distingué ! »

Jean-Claude Frey