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Actualités SIG – Le Mans, ce soir (20h) au Rhenus

SIG – Le Mans, ce soir (20h) au Rhenus

La bonne affaire ?

Le Mans aura ce soir, sur le parquet du Rhenus, la ferme intention de devenir seul leader de la ProA. Mais en déjouant ces plans, la SIG pourrait alors revenir à un petit point des quatre leaders (Chalon, Gravelines, Paris-Levallois et… Le Mans), en compagnie de Cholet et Villeurbanne. Une occasion à saisir !

Ce championnat est décidément fou ! Ou pour le moins très indécis. Chalon, le champion en titre, éliminé de l’Euroleague jeudi, vient d’encaisser trois défaites de rang : contre Roanne à domicile, à Malaga et à Nanterre hier après-midi (81-74). Le Mans, co-leader jusque-là, piétine à son tour. Battus à Antarès au retour d’un épuisant voyage à Moscou par Boulazac (61-67), le surprenant promu qui s’apprête à recevoir en fin de semaine… la SIG, les Manceaux, qui avaient pourtant failli se qualifier pour le tour de poules de l’Euroleague en présaison, ont à nouveau chuté à domicile mardi, contre Riga (67-69), laissant sur le plancher leurs dernières illusions de Top 16 de l’EuroCup.

Pendant ce temps, la SIG a pansé les plaies choletaises, avec beaucoup de sérieux à l’entraînement. « Nous n’avions sans doute pas mérité de gagner contre Nancy, mais la défaite à Cholet a été cruelle » avait lâché Vincent Collet dans la presse locale. En tête pendant plus de trois quarts temps alors qu’elle était privée de Fitch, Ajinça et Zianveni, et avec un Jeanneau convalescent, la SIG avait encore apporté la preuve de ses qualités morales. Elle ne lâche rien, quoi qu’il arrive. Qu’elle bafouille son basket comme ce fut le cas contre Nancy, ou qu’elle soit diminuée comme dans les Mauges, elle trouve les ressources nécessaires pour rester dans le match et si, l’occasion se présente, de forcer la victoire.

Des arguments à faire valoir

Elle avait trouvé, lors de sa dernière sortie dans les Mauges, soldée sur une courte défaite (77-75), des points d’appui costauds autour de Romain Duport (19 points et 15 rebonds, double record en carrière) et de John Shurna (4 sur 5 à trois points). Ils lui avaient permis de tenir tête à des Choletais autrement équipés. Ce soir, elle se trouvera dans la même situation, car sur le papier, le Mans a d’autres atouts. Mais à la différence de son dernier match, la SIG pourra cette fois puiser dans un effectif au complet. Fitch, qui avait enflammé la fin de match contre Nancy est remis de son entorse, Alexis Ajinça, atout n°1 du jeu intérieur, a repris l’entraînement vendredi et le test fut concluant. Si le jeu d’attaque retrouve un peu plus de fluidité, que la défense, basée sur la solidarité et l’abnégation dont les Alsaciens font preuve depuis le début de saison, est encore dure et efficace, en faisait la loi au rebond, tous les espoirs sont permis. Car en attaque, tout le monde sera là, avec une grosse envie de faire chuter le leader !

Densité physique

Reste qu’en face, ce sera du lourd, du très lourd. Vincent Collet, qui connaît mieux que personne la maison mancelle, prévient : « Le Mans a sans doute l’équipe la plus dense du championnat ». Et il faudra savoir contourner cette rugueuse défense plutôt que de l’affronter de face. Faire bouger la balle pour trouver l’ouverture car sous le cercle, Joao Paulo Batista, le roc brésilien, Dounia Issa ou Alain Koffi seront bien en place. Menés à la baguette par Khalid El-Amin, vu à la SIG il y a une dizaine d’années, les Cam Long, Charles Kahudi, Cuthbert Victor ou Pape Sy créent aussi un réel danger dans le jeu extérieur. Ainsi, Le Mans peut présenter six joueurs dont la moyenne de points se situe entre 10,4 pts pour le meilleur d’entre eux (Batista) et 9,2 pts ! Vous avez dit « densité » ?

Avant de se lancer dans le triptyque du boxing-day (trois matches autour de Noël, à Boulazac samedi, contre Nanterre le 26 décembre et à Chalon le 28), la SIG pourrait faire dès ce soir un premier pas vers Disneyland où se disputera la LeadersCup, l’ancienne Semaine des As, à la mi-février. Et c’est ainsi que les 16 équipes de ProA pourraient bien se regrouper ce soir, sur le coup de 22 heures, en trois points seulement ! Du jamais vu…

Jean-Claude Frey