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SAISON 2018 / 2019
rendez-vous dimanche 30 septembre pour le premier match au Rhenus
SIG-Orléans
Actualités Avant SIG-Orléans demain soir à 20h : Un match excitant !

Avant SIG-Orléans demain soir à 20h : Un match excitant !

Avec deux rencontres à domicile à la suite, contre Orléans samedi puis Paris la semaine prochaine, la SIG a l’occasion de rester dans le wagon de tête de la Pro A. Prudence, tout de même, le visiteur du soir n’est pas le premier venu…

Observateur attentif et privilégié du championnat, en raison de sa double casquette d’entraîneur de la SIG et de l’équipe de France, Vincent Collet suit attentivement le débat qui anime le microcosme du basket hexagonal sur l’homogénéité ou le nivellement, selon les expressions, de la ProA de cette saison. Six équipes qui se partagent le leadership, cinq points d’écart entre le premier et le dernier, du jamais vu en France et une situation unique en Europe ! Le coach de la SIG partage l’avis général qui veut que l’exil des vingt meilleurs joueurs français, des budgets équilibrés et les performances identiques ou presque de l’ensemble des joueurs étrangers qui évoluent en France, ont amené cette situation cocasse. « Mais cela fait plusieurs années que cela dure… » dit-il, partageant aussi le sentiment général d’impuissance des clubs français dans les compétitions européennes. Mais c’est aussi, et tant mieux pour elle, une des raisons majeures qui a permis à la SIG de s’immiscer dans la lutte pour le nouveau pouvoir… « Et nous construirons le projet du club dans ce sens, en misant sur des joueurs formés au club qu’il faudra faire grandir et… garder ! »

Ce futur immédiat se jouera déjà dans les semaines qui viennent. Car la SIG est bien décidée à poursuivre sur sa lancée, à continuer de jouer les trouble-fête et à se mêler à la lutte pour les premiers rôles. Et d’emblée, il réfute l’idée selon laquelle la SIG est… en tête. « Nous sommes à égalité de victoires avec le premier, c’est vrai, mais nous sommes cinquièmes. Et nous savons qu’une victoire contre Orléans nous vaudrait à coup sûr une place dans les quatre premiers à la fin des matches aller du fait de la double confrontation entre Gravelines et Chalon ce vendredi soir, entre Le Mans et Villeurbanne lundi. La hiérarchie se dessine peu à peu et nous voulons basculer du bon côté » assure le coach strasbourgeois.

Prendre le large sur le 7e

Vincent Collet ne cache pas que le match à venir est très excitant. Il a hâte d’y être. « Il est plus important pour nous que celui de la semaine prochaine contre Paris. Il décidera en partie de la suite de notre saison car s’il se termine positivement, il nous permettra de faire un écart de trois victoires avec le septième dans la perspective des play offs. » Un septième qui pourrait bien être… Orléans à l’issue du cycle aller !

Ce choc face à l’équipe surprise de la saison dernière, certes très remaniée – 3e de la saison régulière, Orléans avait été à deux doigts de se hisser en finale, menant très largement dans la belle sur le terrain de Chalon avant de céder en fin de rencontre face au talent de Blake Schilb – est aussi le match de tous les dangers. Car l’équipe de Philippe Hervé abattra sa dernière carte pour se qualifier à la Leaders Cup de février pour laquelle la SIG a validé son ticket. « Orléans a les crocs. Avec une victoire chez nous, il est sûr d’être aux As. S’il perd, il lui reste une grosse chance même si Cholet et surtout Roanne, qui reçoit Le Havre, peuvent lui souffler la place » s’inquiète Vincent Collet. Mais le danger viendra surtout, pour la SIG, de la valeur des Orléanais, bien davantage que du seul enjeu du match. « C’est la meilleure équipe de ProA sur les six derniers matches avec… nous ! Cinq victoires en six rencontres, une seule défaite à Limoges. L’équipe s’est totalement rééquilibrée après un mauvais départ » ajoute le coach.

Le danger viendra de partout

Si la SIG a été amenée à retoucher son effectif en raison des blessures (De Jong, puis Jeanneau, Fitch, Ajinça, Ricardo Greer et enfin Zianveni), faisant appel à John Shurna puis Romain Duport, prolongés récemment jusqu’en février, à tel point que seuls deux joueurs (Campbell et Jeff Greer) ont disputé les 14 rencontres, Orléans a dû faire face à un manque de rendement de ses étrangers. Exit Bambale Osby et Ryan Aers, bonjour Chris Hill et Drew Viney. Désormais, le danger vient de partout avec un décalage à plusieurs postes. Brian Greene, un poste 4 qui joue 3, Caleb Green un 5 qui joue en 4 et Drew Viney, un profil à la Shurna. Et tous, auxquels il faut ajouter le fantasque Jahmar Young et le talentueux Maël Lebrun, sont capables ‘’d’artiller’’ à trois points dans toutes les positions ! Ajoutez-y l’espoir venu de Pau, Fernando Raposo, filiforme et bondissant joueur intérieur, et vous aurez un aperçu presque complet des forces des joueurs du Loiret. A condition bien sûr de ne pas oublier le chef d’orchestre de ces solistes, celui qui a donné une nouvelle dimension à Orléans depuis la saison dernière, Marc-Antoine Pellin. Meneur de poche mais patron grand format, le plus petit joueur de ProA (1,71m), meilleur passeur de ProA (6,7 de moyenne), sélectionné et brillant au All Stars Game de Bercy, est un danger permanent. « Il crée, il met des points, il contrôle tout » souligne Collet. Est-ce à dire qu’il mettra en place un ‘’plan anti-Pellin’’ ? Sa morphologie atypique rend la mission impossible. « Il s’échappe, il virevolte, il va vite. Mais il faudra le surveiller comme le lait sur le feu… »

Une fois encore, ces constats établis, la SIG sait que l’issue du match dépend en partie de sa capacité à contrôler le tempo, à savoir accélérer par moments, à éviter le basket arrêté dans lequel Orléans se régale, à ne pas laisser le tissu défensif de l’adversaire prendre le pas sur le rythme offensif de sa propre équipe. « C’est la SIG de la seconde mi-temps contre Nanterre qu’il nous faudra, pas celle de la première qui se ferait punir par les artilleurs orléanais au jeu collectif bien léché » prévient-il. Et il persiste à dire que l’exploit de Chalon, comme toutes les victoires à l’extérieur, n’aura de valeur que s’il est confirmé par un succès à domicile…

Restent toutefois plusieurs inconnues : comment l’équipe a-t-elle digéré les quinze jours de trêve qui ont coupé le bel élan de quatre succès de rang, couronnés d’un exploit à Chalon ? Si Orléans devra résoudre la même difficulté, la SIG en revanche a dû se passer toute la semaine de Gerald Fitch, blessé au poignet. S’il s’est (un peu) entraîné vendredi matin, il a regardé ses coéquipiers finir la séance depuis le banc, se ressentant des douleurs persistances. A moins qu’il n’ait préféré ménager son poignet pour mettre le feu à la rencontre samedi soir. Réponse vers 22 heures…

Vincent Collet aimerait se projeter avec envie vers le choc de la semaine prochaine : « Le match contre Paris me fait déjà saliver… Mais pour se l’offrir avec l’enjeu maximal, celui de rester en tête, il faudra d’abord lutter pour ça contre Orléans ! »

Jean-Claude Frey