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Actualités Entretien avec Vincent Collet avant SIG-Poitiers ce soir à 20h30

Entretien avec Vincent Collet avant SIG-Poitiers ce soir à 20h30

 Le grand huit ?

Entre une équipe en tête du championnat qui vient d’aligner sept victoires d’affilée, et une autre qui a échappé de justesse à une… septième défaite de rang, il n’y a pas photo. Mais le match entre la SIG et Poitiers, ce vendredi (20h30) au Rhenus, pourrait bien ne pas être une simple formalité.

Vous ne trouverez sans doute pas un seul quidam à Strasbourg, un tant soit peu au courant des choses du basket, pour miser le moindre fifrelin sur un succès de Poitiers. Pensez-donc, cette équipe irrésistible, victorieuse à Chalon, au Mans, qui s’est offert Orléans et Paris-Levallois, pourrait craindre une équipe de bas de tableau qui joue pour le maintien ? Vincent Collet tient à calmer de suite les plus optimistes. « Poitiers l’a fait une fois, alors pourquoi pas ? C’était avant les blessés, nous avions Aymeric Jeanneau et Gerald Fitch qui s’était donné une entorse à la cheville mais qui avait joué malgré tout…  Et Poitiers avait mérité sa victoire. »

La manière, pourtant, n’avait pas été jugée très orthodoxe car la SIG, en tête à la pause, avait subi le jeu dur des Poitevins dès la reprise avant de s’incliner 70-80. « Oui, ils avaient durci leur défense sur Alexis [Ajinça] mais nous avions manqué de mouvement. » A demi-mots, le coach de la SIG concède que l’équipe qui foulera le Rhenus ce vendredi ne sera plus la même qu’à l’aller. « On a progressé, c’est évident, et on voudra le vérifier face à une équipe qui nous avait fait chuter. »

« Pas de suffisance »

En jouant les yeux dans les yeux, sur sa valeur actuelle, la SIG gagnera. Mais plus la série – de  victoires en l’occurrence – est longue, plus le risque d’euphorie grandit. « L’important, c’est l’état d’esprit. Et dans ce domaine, j’ai confiance. On a déjà montré qu’on ne lâchait rien contre de grosses équipes, où la motivation était évidente. Il faudra le montrer face à un adversaire peut-être moins mobilisateur. Mais attention, ce ne sera pas aussi facile qu’il y paraît » poursuit Vincent Collet.

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Il sait que son équipe, plus que jamais sous les feux des projecteurs, à quelques jours d’aller défier l’autre leader, Gravelines, en Coupe de France mardi, si près du grand défi de la Leaders Cup, devra d’abord se concentrer sur elle-même. Reproduire le basket bien léché, opposer la défense solide et bien organisée qui lui ont permis de franchir ce palier décisif ces dernières semaines, c’est un gage de succès. « Il faut respecter l’adversaire mais avant tout être soi-même. Pas de suffisance, ce serait aller à l’échec ». Il suffit d’avoir vu l’intensité et l’entrain des joueurs lors du dernier entraînement jeudi pour être convaincu : la SIG est bien décidée à ne rien laisser au hasard. Même si elle sera privée d’Axel Toupane, blessé (tendinite à l’épaule).

Poitiers sort peut-être d’une mauvaise passe et vient d’interrompre contre Le Havre une longue série négative, Collet n’en tire aucun excès de confiance. « Nivins, Dobbins, ce sont deux joueurs que j’aime. Et le jeu du PB 86 est cohérent, même s’ils ne sont pas tous de gros défenseurs, ils sont capables de couvrir les espaces ». Collet a cité les deux dangers majeurs des visiteurs. Ahmad Nivins, solide pivot, redoutable en attaque (16,9 pts de moyenne à 65%) et Anthony Dobbins, l’Italo-Américain, « leur Ricardo Greer » dixit Collet, capable de jouer aux postes 1, 2 et 3 et qui défend pour tout le monde. Les atouts de Ruddy Nelhomme, le coach, ne s’arrêtent pas là. Deux autres joueurs sont difficiles à contrôler, « même s’ils tournent plutôt sur courant alternatif » selon les termes du coach strasbourgeois. Lamine Kante, que Collet a connu au centre de formation du Mans, est un redoutable shooteur qui avait fait mal à la SIG à l’aller en scorant 20 points, et Anthony Smith, certes irrégulier mais imprévisible est un jumper, adroit à droit points, qui alterne les cartons à domicile et les performances en demi-teinte à l’extérieur. Sans oublier Justin Gray, dont le sort est scellé puisqu’il devrait quitter Poitiers sous peu, pour manque de performance mais qui reste capable de prendre feu à tout instant. Ajoutez-y l’expérimenté Antonio Grant, venu comme pigiste médical et confirmé jusqu’à la fin de la saison, Pape Badiane, champion de France avec Roanne et qui fit aussi les beaux jours du Mans, le rugueux Pierre-Yves Guillard et vous aurez une idée du potentiel poitevin.

Les visiteurs savent désormais qu’à chacune de leur sortie ils joueront peut-être leur maintien. Et un super-bonus chez le leader pourrait dès lors faire la différence. « Ils vont prendre des risques pour nous surprendre prévient Collet. Et nous serons confrontés de plus en plus souvent à des équipes qui vont tenter de nous poser des pièges. A nous de trouver les réponses… Sans calculer mais en jouant toujours à fond. »

Pied au plancher, comme la SIG a pris l’habitude de régaler ses fidèles supporters au Rhenus, c’est à nouveau dans ces dispositions-là qu’on l’attend ce vendredi. Pour le grand huit ?

Jean-Claude Frey