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Actualités Un sommet très attendu. Entretien avec Vincent Collet

Un sommet très attendu. Entretien avec Vincent Collet

 

Le quatuor de tête de la ProA perdra encore, ce samedi soir à 20h, au moins un de ses membres avec le choc au sommet entre la SIG et Paris-Levallois. Pour prendre racine dans le peloton de tête, les Strasbourgeois devront évoluer à un très haut niveau. Ils sont prêts…

Si Vincent Collet a fait mercredi un aller-retour à Disneyland pour le tirage au sort de la Leaders Cup, la SIG n’en a pas moins travaillé très sérieusement cette semaine. Avec le retour à l’entraînement de Gerald Fitch, bien qu’encore un peu gêné par un poignet douloureux, « nous n’avons jamais été aussi complets » se félicite l’entraîneur de la SIG. Et en dépit d’une petite frayeur pour Jeff Greer – une légère entorse en fin de séance ce matin qui ne devrait plus être qu’un mauvais souvenir à l’heure du match –, tout le monde sera d’attaque.

Car il faudra bien pour mâter cette équipe de Paris-Levallois qui fait rêver sur le papier être à son meilleur niveau pour avoir une chance de rivaliser. « La situation est enviable et nous souhaitons bien sûr qu’elle dure. Ce match ne vient pas par hasard, avec son enjeu énorme, les joueurs l’ont mérité par leur travail depuis plusieurs semaines. C’est ce que je leur ai dit à la fin de la séance » continue Vincent Collet. S’il salivait au moment de jouer contre Orléans, la semaine dernière, à la perspective de cette confrontation au sommet, il est ravi aujourd’hui de pouvoir relever cet énorme défi avec sa troupe.

Etre à la hauteur de l’événementSig-Orleans_223840-072

Jouer la première place du championnat, cela excite les sens de tout sportif et les joueurs de la SIG n’échappent pas à la règle. C’est aussi, pour les supporters, un rendez-vous exceptionnel. « Inutile de dire que la motivation sera là, qu’il y aura beaucoup de monde et de la ferveur, mais ce ne sera pas suffisant. Il faudra avoir la capacité de leur poser des problèmes, de trouver des faiblesses dans cette équipe, la plus forte, offensivement, de la Ligue. Capable d’inscrire 97 points contre Gravelines, ou encore 89 face à la SIG à l’aller, deux équipes réputées pour leur défense. Et puis Paris a aussi un jeu cohérent et utilise parfaitement ses nombreux atouts » continue le coach.

Deux meneurs (Andrew Albicy et Antoine Diot) qui mettent beaucoup de rythme, sont créatifs et capables de scorer. Les 33 points de Diot à l’aller sont encore dans les mémoires des Alsaciens… « Et puis Cox, qui se montre de plus en plus, et Maleye N’Doye qui met des tirs, se rajoutent à cette ligne arrière sont redoutables… » prévient Collet. Presque soulagé d’avoir appris le départ il y a deux jours  de Julius Hodge, pigiste médical de Jonathan Aka ! Et puis surtout Paris s’appuie sur une paire d’intérieurs exceptionnelle. Jawad Williams, sans doute le poste 4 le plus adroit de ProA (16,8 pts de moyenne à 46%) et Sean May, le meilleur marqueur de la Ligue (20,4 pts à 63%), les deux comparses de North Carolina, champions NCAA en 2005. Un duo reconstitué, heureux de se retrouver, qui fait des ravages cette saison. « Difficile de faire mieux que cette paire-là ». Pas question pour Collet de faire une fixation sur ces joueurs, il faudra se méfier de tout le monde. Etre très fort en défense, une exigence absolue, même si les Parisiens inscriront peut-être 80 points, leur moyenne habituelle. « Cela veut dire qu’il faudra non seulement être très forts en défense, sans pouvoir toujours empêcher les Parisiens de scorer, mais aussi d’élever notre niveau de jeu en attaque » souligne Collet.

Car l’entraîneur de la SIG refuse fort logiquement de faire de ce sommet un  match d’affrontements individuels. « Ce ne sera pas Ajinça contre May ou Ricardo Greer contre Jawad Williams, mais un match entre Strasbourg contre Paris ». Pas de fixation sur des individus puisque Paris peut punir son adversaire à tous les postes. Mais la SIG sait aussi que Paris a parfois des temps faibles et il faudra savoir les exploiter. Et que la longueur du banc n’est pas forcément l’atout majeur des Parisiens… Au sixième, septième et huitième homme de la SIG d’apporter son écot au collectif.

Ce choc au sommet qui fait saliver pourrait bien permettre aux Strasbourgeois « de prendre racine dans le haut du tableau et nous aider à monter encore notre niveau de jeu » selon l’expression de son entraîneur. La SIG saura ce soir si elle peut continuer à rêver même si, quoiqu’il arrive, elle saura garder les pieds sur terre…

Jean-Claude Frey