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Actualités Après Roanne-SIG : le débrief de Vincent Collet

Après Roanne-SIG : le débrief de Vincent Collet

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« On a joué en leader »

Vincent Collet et sa troupe sont rentrés de Roanne, cette nuit, un  peu déçus bien sûr, mais sans regrets ni amertume. La SIG a présenté une copie digne de son rang et c’est bien plus l’euphorie roannaise qui a mis fin à la belle série de victoires des Strasbourgeois que leur performance intrinsèque. Depuis le coup de sifflet final, hier soir, le coach de la SIG et de l’équipe de France a déjà fixé toute son attention sur le choc de samedi contre Le Havre.

-          Le match s’est joué sur quelques détails. Quelle est votre analyse ?

-          Les deux équipes ont été très fortes. C’est toujours difficile de gagner à Roanne et tout s’est joué sur une seule possession. On pensait pouvoir faire basculer le match au début de 4e quart temps quand nous avons insisté à l’intérieur pour chercher Alexis Ajinça et ils étaient tout près de plier. Mais Samnick, qui est à 9% dans cet exercice cette saison, a réussi un tir à trois points pour égaliser à 59 et Amagou en réussit un autre alors qu’il a le bras d’Alexis devant le visage ! Leur euphorie à trois points (12 sur 25) a pesé lourd. Chez nous, à l’exception de Shurna, auteur d’un superbe 4 sur 8 et Campbell 2 sur 2 en début de match, Jeff Greer et Jeanneau font un 0 sur 8 inhabituel derrière l’arc. D’autant que c’était des tirs ouverts. S’ils n’en mettent que 2 sur 8, le match est plié et ne se joue pas sur le fil…

-          Dans les autres secteurs du jeu, vous avez tout de même de quoi être satisfait ?

-          On a joué en leader. Le jeu était très ralenti du fait de replis défensifs exceptionnels de part et d’autre. Et je pense que nous avions plus de variété à proposer. Nous sommes bien sûr touchés par la défaite mais ce fut un match exceptionnel qui a basculé du côté de Roanne et nous n’avons guère de regrets à avoir. Il y a forcément eu un peu moins de passes décisives que d’habitude parce qu’il y a eu beaucoup moins de paniers (NDLR : 13 passes pour 21 paniers). Quant à Ricardo, il a été bien ciblé par la défense adverse et vite sanctionné de deux fautes. Mais il nous a si souvent portés…

-          Gerald Fitch n’est pas entré en jeu. C’était prévu ?

-          Depuis le matin du match et en pleine concertation avec lui. Il ne se sentait pas d’attaque. Il a passé ce mardi des examens médicaux après sa subluxation de la rotule à la Leaders Cup parce qu’il n’avait pas pu les passer avant son aller-retour aux Etats-Unis. Et puis, revenu samedi soir, il avait le décalage horaire à «digérer». De toute façon, je ne pense pas que cela aurait changé la face de la rencontre.

« Pas de grosse tête »

-          Comment envisager la suite du championnat ?

-          Une seule préoccupation : le match de samedi contre Le Havre. Et se prémunir du défaut de grosse tête ! Le match de samedi est très important et la victoire est loin d’être acquise. Le Havre monte en puissance en ce moment, comme Roanne, même s’il est moins bien classé, mais reste sur trois victoires en quatre matches, pour une défaite d’un panier à Villeurbanne. Ils avaient 20 points d’avance à la mi-temps contre Limoges, ils ont gagné à Nancy et de 20 contre Cholet… Il faudra être très sérieux !

Propos recueillis par Jean-Claude Frey

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Roanne, la bête noire de la SIG !

Fin de série pour la SIG qui n’a pas profité de la défaite de Gravelines et partage toujours la tête de la ProA avec les Nordistes. Les Strasbourgeois ont été battus ce soir par une coriace équipe de Roanne (70-65) qui a su neutraliser les points forts alsaciens.

Sig-Roanne_222200-04Ça sentait le match-piège ce soir dans la salle Vacheresse de Roanne. On ne s’y est pas trompé. Peut-être un peu émoussée à l’image de Ricardo Greer, parfaitement ciblé par la défense roannaise, la SIG a perdu dans les dernières minutes, notamment sur l’adresse aux lancers-francs, un match qui lui aurait permis d’occuper seule la première place du classement. Si Roanne a débuté sans Matt Howard, Collet laissait Fitch sur la touche. L’arrière américain à peine revenu d’un périple aux Etats-Unis, n’entrera jamais en jeu. Mais si Ricardo Greer avait trouvé l’ouverture, Amagou annonçait déjà la couleur d’un panier bonifié et Roanne passait en tête : 5-2 (3e’). Dans ce match de défense et de jeu placé, il n’y avait pas de place pour l’improvisation, mais sur un 0-7 bienvenu, la SIG se relançait (5-9). Shurna, deux fois trop court à trois points, avait bénéficié d’un caviar de Jeff Greer sous le cercle et la SIG assurait : 7-13 (7e’). Les deux coaches avaient déjà largement ouvert leur banc, Collet pour gérer son effectif et Roanne davantage pour trouver des solutions à la défense alsacienne.

roanne2-4A 9-15 (8e’), Jeanneau forçait un peu le jeu en attaque et Roanne en profitait pour allumer les premières mèches à très longue distance et virer en tête à la fin de la première période (16-15), grâce aux… 14 points du duo Amagou-Gradit !

Campbell répliquait à Gray dans le concours à trois points (19-18) mais Amagou, de sa troisième réussite derrière l’arc, relançait les hommes de Pavicevic. La défense alsacienne ne coupait plus les lignes de passe et Roanne était intenable à trois points (6 sur 10 avant la pause). Pourtant, en s’appuyant sur Ajinça à l’intérieur et en transformant les lancers-francs quand Roanne fut dans la pénalité, la SIG se maintenait dans la partie (24-26, 29-29) avant de prendre un éclat (36-31), atténué par un panier longue distance de Shurna, « commandé » au temps mort par Collet.

Enorme réussite à trois points

Ajinça égalisait de près avant de transformer un superbe alley-oop (39-38), mais Amagou (4 sur 4 à trois points) était chaud brûlant, provoquant le plus grand écart de la partie : 45-38 (23e’). Sans se désunir, s’appuyant toujours sur ce collectif qui fait merveille depuis l’automne, la SIG revenait à 45-42 avant que les deux équipes ne restent muettes pendant plus de cinq minutes. Seule différence, mais de taille, Roanne était déjà dans la pénalité alors que la SIG n’avait commis aucune faute dans les huit premières minutes de la période. Et patiemment, sur les lancers-francs de Campbell et d’Ajinça, elle recollait à 47-46, avant de bénéficier de deux « missiles » de Shurna pour virer en tête avant le dernier quart : 49-52 !

La balle de +5 manquée dès la reprise  fera mal. Car Roanne repartait de plus belle (54-52) même si Shurna scorait à nouveau : 54-55. Les Strasbourgeois cherchaient le jeu intérieur et Ajinça, dominateur face à Collins, et à 56-59 (35e’) on pensait la machine alsacienne définitivement lancée. Roanne est cependant réputée pour ne jamais rien lâcher. Samnick marquait à son tour à trois points pour égaliser, Gradit pénétrait et Amagou, le grand bonhomme du match, comme à l’aller, régalait : 64-59. Dans une fin de match au couteau, la SIG laissera quelques lancers-francs en route, puis sur une faute antisportive sur Ajinça (66-64), Shurna manquera de peu un panier bonifié qui aurait pu inverser la tendance. A l’inverse, les Roannais ne trembleront pas sur la ligne de réparation et la SIG voyait s’arrêter brutalement sa belle série de 10 victoires d’affilée : 70-65. Elle aura l’occasion de se relancer avec deux matches consécutifs à domicile, contre Le Havre samedi, puis Cholet la semaine suivante. Le moment pour rebondir…

Jean-Claude Frey

roanneLe match en vitesse

ROANNE – SIG 70-65

Les périodes : 16-15, 20-19 (mi-temps : 36-34), 13-18 (49-52), 21-13. Arbitres : MM. Diffalah, Vansteene et Pierre.

ROANNE : 23 paniers sur 56 tirs (41%) dont 12 sur 25 (48%) à trois points, 12 LF sur 13, 28 rebonds (Howard 8) dont 8 offensifs, 15 passes (Amagou, Gray et Sangaré 3), 8 balles perdues, 21 fautes.

Amagou 25, Gradit 10, Sangaré 7, Samnick 7, Collins 4, puis Reid 4, Kecman 3, Howard 2, Gray 8.

SIG : 21 paniers sur 45 tirs (47%) dont 6 sur 18 (33%) à trois points, 17 LF sur 20, 24 rebonds (Campbell 6) dont 4 offensifs, 13 passes (Campbell 7), 11 balles perdues, 17 fautes.

Campbell 14, Toupane 2, J. Greer 6, R. Greer 5, Ajinça 18, puis Jeanneau, Shurna 14, Invernizzi, Zianveni 4, Duport 2.

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