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Actualités SIG-BOULAZAC mercredi à 20h : Repartir de l'avant

SIG-BOULAZAC mercredi à 20h : Repartir de l'avant

 

La SIG est dans une mauvaise passe. Quatre défaites en cinq rencontres ont interrompu la belle série de victoires. Mais avec la venue de Boulazac, la lanterne rouge, ce mercredi à 20h au Rhenus, le moment est venu de se relancer. C’est indispensable… même si Gerald Fitch et Louis Campbell seront toujours absents.

Le staff et les joueurs ne s’en cachent pas. Le moral n’est pas au mieux en ce moment. Cueillie à Roanne, la SIG avait assuré le minimum contre Le Havre avant de chuter face à Cholet, de lâcher la Coupe de France à Boulogne-sur-Mer et de perdre à Orléans. « On est dans une période difficile, c’est sûr. Mais nous ne sommes pas abattus. Nous avons des joueurs d’expérience qui savent que dans une saison, même quand elle est très belle, cela arrive » commente calmement Vincent Collet. « On avait fini par croire que rien ne pouvait nous arrêter, mais ce n’est pas la réalité du sport… »

Pourtant, dans ces rencontres perdues, la SIG a encore mené le plus clair du temps, avant de céder, sur la fin, fragilisée par des petits détails. L’absence de Campbell à Boulogne, celles de Fitch et du meneur titulaire à Orléans samedi, pourraient faire office de circonstances atténuantes, mais le coach n’a pas la même analyse. « Dans toutes ces rencontres, nous avons marqué 84 points en moyenne. Largement de quoi remporter des victoires. En revanche, nous en avons encaissé 88 en moyenne. On ne sait plus verrouiller quand il le faut. Notre raquette était un coffre-fort, elle est depuis peu ouverte à tous les vents… »

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Se retrouver en défense

La priorité absolue, ce mercredi contre Boulazac, c’est de retrouver les vertus défensives qui avaient fait la force de la SIG en début d’année. « Nous avons perdu sur un manque de concentration, des erreurs individuelles qu’on ne peut accepter. Je veux des réactions individuelles et cela passe par les hommes. Personne ne doit se réfugier derrière l’équipe ni attendre que les copains fassent le premier pas » prévient Vincent Collet. A bon entendeur, salut !

Car l’équation du prochain match est simple. A six journées de la fin, la SIG qui tient à rester dans le top 2 qu’elle a largement mérité au vu de sa saison, a grillé tous ses jokers. Boulazac, Limoges et Gravelines, lors de la toute dernière journée, le 30 avril, viendront encore au Rhenus. Et il faudra se rendre à Villeurbanne, à Dijon et à Nanterre. Que du lourd !

Se fier au classement pour juger les Périgourdins serait une grave erreur. Boulazac vient pour gagner et ne se privera pas de profiter de la mauvaise passe strasbourgeoise. Ses succès récents à Poitiers et contre Villeurbanne, la rage de vaincre affichée depuis l’accession en ProA, démontrent que l’équipe de Sylvain Lautié n’a pas renoncé à sauver sa tête. « Je me souviens que nous avions dû faire un sacré gros match là-bas pour gagner (85-90). Et qu’il avait fallu un Ricardo Greer hors normes à quatre sur quatre à trois points pour nous tirer d’affaire… »

Boulazac ne présentera pourtant plus le même profil qu’à l’aller. Il y a d’abord eu le départ d’Osiris Eldridge, coupé en janvier. Son remplaçant, Anthony Roberson, s’est blessé après cinq matches. Et puis surtout, son meilleur atout, Darryl Monroe, l’homme à tout faire, est out à son tour jusqu’à la fin de saison. « Monroe apportait de la fluidité dans leur jeu. Désormais, avec la venue d’Alex Acker, un joueur dominant que je trouve plus à l’aise qu’au Mans l’an dernier, et avec Marvin Jefferson qui vient d’arriver pour suppléer Monroe, ils ont un profil très agressif. Un peu comme Boulogne » redoute Vincent Collet.

« Tyler Smith et Amadi McKenzie sont difficiles à contrôler et le point fort de Boulazac, c’est la capacité de tous les joueurs à provoquer, à agresser le cercle » continue le coach. Avant de lâcher : « Les qualités dont disposent chez nous Gerald Fitch et Louis Campbell… »

Autant dire que la SIG, privée ainsi de son potentiel de percussion, aura besoin de tous ses autres atouts. Ajinça, excellent lors des derniers matchs, mais qui souffre d’une angine blanche depuis lundi (!), devra tenir le choc, Ricardo Greer devra être encore le roc sur lequel on a l’habitude de s’appuyer. Et puis Jeanneau, avec de nouvelles responsabilités, Duport en relais d’Ajinça, Zianveni, dans la dureté, John Shurna et Jeff Greer dans le rôle des « artilleurs », sans oublier Toupane et Invernizzi, la jeune garde, devront être au maximum.

Sans dramatiser, Vincent Collet analyse la situation. « La vraie erreur, c’est la défaite contre Cholet. Et nous ne l’avons pas rattrapée là où nous aurions pu le faire. Il faut donc im-pé-ra-ti-ve-ment gagner contre Boulazac ».

Un succès sera le meilleur tremplin pour goûter pleinement aux quelques jours de repos dont vont bénéficier les joueurs de la SIG après la rencontre. Un mini-break jusqu’au match du lundi 8 avril à Villeurbanne, que le coach, qui coiffera la casquette de l’équipe de France, mettra à profit pour faire le tour des internationaux NBA, dès jeudi matin et pour une petite semaine. Mais avant, il sera entièrement fixé, comme tous ses joueurs, sur le rendez-vous de Boulazac…

Jean-Claude Frey