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Actualités Communiqué de presse : Aymeric JEANNEAU met un terme à sa carrière à la fin de la saison, retrouvez également son interview

Communiqué de presse : Aymeric JEANNEAU met un terme à sa carrière à la fin de la saison, retrouvez également son interview

 

Joueur emblématique du Championnat de France et de la SIG, Aymeric JEANNEAU a décidé de mettre un terme à sa carrière de joueur à l’issue de la présente saison.

« J’ai estimé que le moment était venu de mettre un terme à ma carrière, explique Aymeric. A 35 ans et après 16 années de professionnalisme, je souhaite appréhender de nouveaux projets et me lancer de nouveaux défis. Ce sport m’a énormément donné et je lui en serai toujours reconnaissant. Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à la réussite de la carrière qui aura été la mienne. Sans les clubs, les dirigeants, les entraîneurs, mes coéquipiers, les supporters, rien n’aurait été possible. Je tiens également à rendre hommage à mon épouse, mes 3 enfants et ma famille qui m’ont toujours soutenu, dans les bons moments comme dans les périodes plus difficiles de ma carrière. Avant de raccrocher définitivement les baskets, je mets un point d’honneur à tout mettre en œuvre pour aider l’équipe de la SIG à aller le plus loin possible dans cette fin de saison. Je rêverais de soulever une dernière fois un trophée…

Quant à l’après-carrière, je vais prochainement mettre au point avec Martial BELLON un plan de reconversion au sein de la SIG. Tout le monde sait que j’ai un rapport particulier avec ce club et ses dirigeants. Je pense que l’orientation prise par Martial BELLON et son équipe est la bonne. J’ai très envie de continuer à faire partie de ce projet. »

Martial BELLON ajoute : « Je garde un souvenir particulier de l’engagement d’Aymeric en 2010 puisqu’il s’agissait du 1er contrat de joueur professionnel que j’ai signé en tant que Président du Directoire de la SIG. On m’avait dit à l’époque qu’il était un garçon remarquable sur et en dehors du terrain. Je peux le confirmer sans aucune hésitation. Il va laisser une trace dans ce club. Il fait déjà partie des joueurs emblématiques de la SIG.

J’ai toujours eu la conviction qu’un garçon comme Aymeric pourrait être utile dans le processus de professionnalisation de la SIG que nous sommes en train de mettre en œuvre. Il y a un an, lors d’un déjeuner, j’avais évoqué avec lui la perspective de son après-carrière au sein de la SIG. Il semblait intéressé par ce projet. Aymeric m’a annoncé officiellement, il y a quelques jours, qu’il avait décidé de mettre un terme à sa carrière. Il m’a immédiatement parlé de ce projet de reconversion au sein de la SIG. Je suis heureux qu’il ait adhéré à la proposition que je lui avais faite. A l’issue de la saison sportive, nous allons nous rencontrer pour accompagner Aymeric dans son  projet de reconversion et de formation afin d’envisager ultérieurement de l’intégrer dans notre structure ».

Aymeric JEANNEAU a démarré sa carrière professionnelle en 1997 à Cholet après avoir été formé dans le club des Mauges. Il avait ensuite successivement porté les couleurs du Havre (2003-2004), de la SIG (2004-2006), de l’ASVEL (2006-2010), avant de faire son retour en Alsace en 2010 (2010-2013).

Aymeric JEANNEAU s’est constitué un beau palmarès tout au long de sa carrière. Il a glané 2 titres de Champion de France (2005 et 2009), 3 Coupes de France (1998, 1999 et 2008) et 1 Semaine des As (2010). Fort de ses 56 sélections en Equipe de France de Basket, la carrière internationale d’Aymeric JEANNEAU est ponctuée par la participation au Championnat du Monde de Basket au Japon en 2006 (5ème place) ainsi qu’au Championnat d’Europe en Pologne en 2009 (5ème place).

 

SA FICHE D’IDENTITE9 Aymeric Jeanneau

Aymeric Jeanneau

1,85m, 34 ans, meneur de jeu

Né le 10 octobre 1978 à La Roche-sur-Yon

Marié à Violaine, trois enfants, Philomène (11 ans), Isaac (9 ans) et Gaspard (6 ans).

 Clubs successifs :

Saint-Fulgent, Cholet (centre de formation en 1993, pro jusqu’en 2003), Le Havre (2003/2004), SIG (2004/2005, 2005/2006), Villeurbanne (2006 à 2010), SIG (2010 à 2013).

Equipe de France :

56 sélections, 150 points marqués (record : 16 pts contre l’Angola en 2006). Première sélection : 27 novembre 2002 au Mans contre l’Estonie ; dernière sélection : 20 septembre 2009 à Katowice contre la Croatie.

Championnat du monde 2006 au Japon (5e)

Championnat d’Europe 2009 en Pologne (5e)

 

Palmarès :

Médaillé d’argent au championnat d’Europe juniors 1996 en Lituanie

Champion de France 2005 (SIG) et 2009 (Villeurbanne)

Vainqueur de la Coupe de France en 1998 et 1999 (Cholet), 2008 (Villeurbanne)

Vainqueur de la Semaine des As 2010 (Villeurbanne)

Finaliste de la Leaders Cup 2013 (SIG)

  

REPERES EN CARRIERE :

http://www.lnb.fr/fr/Pro-A/200006/Joueurs/A03782/Jeanneau-Aymeric

 

Aymeric

 

Aymeric Jeanneau, l’intelligence au service du jeu

 Aymeric Jeanneau tirera sa révérence en fin de saison. Librement, il a choisi le moment de stopper sa carrière de joueur. Mais on le verra encore près des terrains dès la saison prochaine. Pourquoi pas à la SIG ? Retour sur une carrière et un palmarès exceptionnel et regards croisés sur un garçon très attachant qui manquera bientôt au paysage du basket français.

« Je suis très content de prendre cette décision. Et je la prends sans doute ni regrets. » D’emblée, le décor est planté. Aymeric Jeanneau a toujours su où il allait et comment il voulait y aller. Pas de surprise donc si sa brillante carrière de joueur se termine sur le même mode déterminé… « Cela fait un moment que je pense à ma reconversion. Je ne voulais pas que mon choix de continuer à jouer soit uniquement financier, par exemple, ou bien que mon corps m’oblige à m’arrêter. J’ai donc pris ma décision il y a quelques semaines, je l’ai laissée mûrir et je l’ai annoncée à Vincent Collet et aux dirigeants il y a quelques jours. J’ai la chance de pouvoir décider du moment où je m’arrête… »

Tombé dedans quand il était petit…

Aymeric Jeanneau a débuté le basket-ball vers 6 ans, en Vendée, à Saint-Fulgent, où ses parents et un de ses frères résident toujours. « Mon grand-père a créé ce club, mon père, ma mère, mon grand frère y jouaient, ma voie était toute tracée » se souvient-il. Souvent, avec ses parents, il se rend à la Meilleraie où Cholet à peine promu en ProA – la Nationale 1 à l’époque –, joue les terreurs. « A 8 ans, j’ai assisté à la finale du championnat entre Cholet et Limoges, remportée par les Limougeauds. Je me suis penché par-dessus l’épaule de Stéphane Ostrowski pour toucher le trophée. J’en rêvais déjà… »

Il ne se doutait pas, probablement, qu’à son tour il allait le brandir, ce trophée, bien des années plus tard, et à deux reprises. Mais il a fait, tout au long de sa carrière, tout ce qu’il fallait pour y parvenir. Sérieux, travail, hygiène de vie, rien n’a fait défaut à la ligne de conduite qu’il s’était tracée. Et si on lui demande de résumer 16 années de professionnalisme en une phrase, il répond spontanément : « Le travail, le plaisir, les sacrifices. Et si c’était à refaire, je ferais tout à l’identique. »

Le petit Aymeric travaille dur à Saint-Fulgent et apprend vite, progresse. Il est minime lorsqu’il rejoint le Centre de formation de Cholet, un modèle du genre depuis deux décennies… « Jean-François Martin a été alors un des premiers entraîneurs qui m’a marqué ». Encore stagiaire, il joue déjà avec les pros. Puis signe son premier contrat dans les Mauges où il restera jusqu’en 2003. A 20 ans à peine, il a déjà remporté deux Coupes de France avec son club formateur. Il croise la route d’ Alain Thinet, de Jean Galle (général manager de Cholet, à l’époque) pour son premier match amical avec les Pros, puis celle d’Eric Girard qui le lance dans le grand bain. Il devient très vite le relais du coach sur le terrain. L’entente est parfaite. « Il m’a donné la chance de jouer en ProA et c’est avec lui que je suis resté le plus longtemps ». Il le suivra au Havre, en 2003, puis, après deux saisons, à la SIG. Acte I du passage à Strasbourg de ce meneur intelligent, amoureux du jeu, qui a toujours pensé d’abord à son équipe.

Champion de France avec la SIG

Dès la première saison, il décroche le Graal avec les Strasbourgeois, dans un Bercy incandescent, face à Nancy. « Ce premier titre, c’est le meilleur souvenir de ma carrière. C’était avec Eric (Girard) et l’équipe avait un état d’esprit extraordinaire. Je n’ai jamais retrouvé ça » se souvient-il, des étoiles dans les yeux. Il redécouvrira aussi l’Euroleague sous les couleurs strasbourgeoises avant de filer pour quatre saisons à Villeurbanne. Deux avec Yves Baratet, deux autres avec… Vincent Collet. Nouvelle rencontre marquante. « Même à 30 ans, j’ai beaucoup progressé avec lui » avoue-t-il. Et il connaîtra, pendant cette même période, deux championnats majeurs avec l’équipe de France. Le Mondial au Japon, en 2006, puis le championnat d’Europe en 2009, lorsqu’il est rappelé par Collet alors qu’il est déjà en vacances, pour pallier les blessures des titulaires. Et sans sourciller, il répond présent.

Lorsqu’on l’interroge sur le souvenir le plus douloureux de sa longue carrière, c’est tout Jeanneau qui se révèle : « C’était en 1998. J’avais 20 ans. Dans un quart de finale de play off contre Le Mans, Jennings me vole la balle dans les dernières secondes et va marquer. On perd d’un point, Cholet est éliminé… Je n’avais pas encore signé chez les pros et certains doutaient que j’en ai le niveau. Cette (mauvaise) expérience m’a fait beaucoup grandir… » Reste aussi comme une blessure, la frustration vécue en 2007. « J’étais la doublure de Tony Parker pour le championnat d’Europe. A la veille de la compétition, on m’a renvoyé chez moi pour une blessure au ménisque qui n’existait pas. Elle ne me gênait pas du tout et le staff médical avait été trompé par les images d’une échographie mal faite en Espagne… »

Avec sa bouille d’éternel enfant au regard malicieux, Aymeric dégage beaucoup d’empathie. Pendant toute sa carrière, il a su, habilement certes, mais avec beaucoup de naturel, jouer de cet atout qui lui attirait la sympathie des médias. Un sourire, un petit mot sympa, souvent drôle, une poignée de main solide et le contact était établi, la confiance installée.

« Dans la lecture du jeu, un des meilleurs en France »

Il en est un qui connaît particulièrement bien Aymeric : Vincent Collet. L’entraîneur de la SIG et de l’équipe de France qui en est à sa quatrième saison avec Jeanneau, ne tarit pas d’éloges. « Il a été généreux dans toutes les équipes où il a évolué, un moteur du collectif. Dans les moments difficiles, il a toujours su prendre ses responsabilités en pensant d’abord à l’équipe. Lorsqu’il est sorti du centre de formation de Cholet, Aymeric était un excellent athlète, très fort en percussion. Il a fait évoluer son jeu et est aujourd’hui, dans la lecture du jeu, un des meilleurs en France ».

Entré dans le cercle fermé des 10 meilleurs passeurs de l’histoire de la ProA avec plus de 1200 passes, Aymeric Jeanneau a su séduire par son tempérament naturel et son intelligence. « Avec Villeurbanne, l’année du titre, il a fait des plays offs remarquables. Il a toujours été un relais précieux pour le coach, il met de l’huile dans les rouages. L’homme aime partager, il est convivial, posé, réfléchi » analyse Vincent Collet.

La cerise sur le gâteau ?

Demain, le quotidien d’Aymeric Jeanneau va changer. « Je vais sauter de l’autre côté de la barrière et j’ai décidé de ne pas le faire sur le terrain, en entraînant par exemple. La SIG a choisi de m’accompagner dans ce projet et j’en suis très heureux. Je vais chercher des formations pour développer les qualités que je crois avoir et on verra où cela pourra me mener. Mais je vais aussi me reposer, me refaire la santé, faire du tennis et du vélo, tout ce que je n’ai jamais pu faire » lâche-t-il dans un bel élan.

En attendant, il reste à boucler ce qui sera pour la SIG, quoi qu’il arrive, une belle saison. « On va jouer pour le titre, aller en finale pour la gagner ! Je suis très content d’être dans ce club, dans cette équipe avec un super état d’esprit, et je n’oublierai pas que les supporters ont toujours été très sympas avec moi. Ils ont largement compté dans le plaisir que j’ai pu avoir durant ma carrière » conclut-il.

Cette carrière exceptionnelle pourrait se terminer de la plus belle des façons. « Il n’y a plus qu’à lui rendre cette dernière saison de joueur magnifique… » espère Vincent Collet.

Tous ceux qui l’ont côtoyé tout au long de ces années, partageront l’avis du coach de la SIG et de l’équipe de France. Aymeric Jeanneau mérite vraiment une troisième couronne…

Jean-Claude Frey