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Actualités Aymeric Jeanneau : « On s’est donné les moyens de rendre le match facile »

Aymeric Jeanneau : « On s’est donné les moyens de rendre le match facile »

SIG-ASVEL21-05-13 - 1En 17 rencontres à domicile, Villeurbanne s’était imposée 15 fois cette saison, en saison régulière et en play offs. Mais hier soir, les Lyonnais n’ont pas existé. La faute à une équipe de la SIG irrésistible… Aymeric Jeanneau, son capitaine, auteur d’une performance individuelle exceptionnelle (14 points à 6 sur 10 en 22 minutes), revient sur l’exploit des « rouge et blanc ». Tout en se projetant déjà sur la finale contre Nanterre qui débutera mercredi prochain dans un Rhenus plein à craquer !

Pierre Vincent, l’entraîneur de Villeurbanne, voulait revenir en Alsace ce samedi « pour manger un baeckeofe ». Il devra patienter jusqu’à la saison prochain car dans le match retour d’hier soir, il n’en a jamais eu la moindre effluve dans les narines ! Son équipe n’a jamais pu contrarier la maîtrise collective des « rouge et blanc » qui ont réussi le « sweep » – coup de balai, selon l’expression utilisée en NBA – en s’imposant 2-0 pour la seconde fois d’affilée. Comme… Nanterre, qui s’était offert la veille le scalp de Chalon après celui de Gravelines en deux manches !

DB1_0500Pour Aymeric Jeanneau la raison de l’impressionnante facilité du succès de la SIG (52-73) est très simple : « On s’est donné les moyens de le rendre facile ». L’adresse exceptionnelle en première mi-temps (8 sur 9 à trois points avant la tentative du milieu de Jeff Greer au buzzer), et surtout l’intensité défensive exceptionnelle, ont tué les velléités de l’ASVEL dans l’œuf. Faisant presque oublier les munitions laissées en route sur des pertes de balles répétées dans le premier quart. Amorphe, les Villeurbannais n’ont jamais réagi. « Ils n’ont pas pu. On les en a empêché. Par notre défense et en trouvant des solutions en attaque sur lesquelles ils ne pouvaient même pas faire faute ! Tony Parker (NDLR : le principal actionnaire du club) avait expliqué le matin même dans la presse que la saison du club était déjà réussie avec cette ½ finale. Nous étions beaucoup plus ambitieux. Et surtout, bien davantage préparés à un vrai combat ».

« Vincent peut pianoter sur le banc les yeux fermés »

Mentalement, la SIG était bien mieux armée que son adversaire. « C’est le groupe qui a tout compris. On se partage les choses. Et lorsque des joueurs sortent du banc, ils apportent tout de suite un maximum alors que ceux qui sortent ne font jamais la gueule. Nous avons un très bon équilibre entre les titulaires et les remplaçants. Vincent s’est amusé. Il peut pianoter les yeux fermés sur son banc ! »

SIG-Gravelines30-04-13 - 6Jeanneau en profite pour rendre hommage à son coach, à l’origine selon lui des performances de la SIG cette saison. Il est vrai que celui qui est aussi le coach de l’équipe de France sait (presque) toujours sortir un lapin de son chapeau quand son équipe est en difficulté, comme la zone proposée au match aller quand la SIG était menée de 11 points. « Il est très, très fort… » Inutile de dire qu’il va plancher très sérieusement dans les prochains jours sur la façon de stopper l’euphorie nanterrienne ! Jeanneau, lui, est revenu rasséréné de son déplacement dans le Rhône. Sa performance individuelle était largement à la hauteur de ses plus belles années. Et dire qu’il va prendre sa retraite de joueur dans quelques matches ! « C’est vrai que l’idée de terminer ma carrière par une finale m’apporte une motivation particulière. J’ai encore compris ces dernières semaines l’importance de ces matches de play offs. On n’a pas la chance 25 fois dans sa carrière d’être dans une équipe qui peut prétendre à une finale, ou d’en jouer une. Alors, il faut la saisir quand elle se présente… » Mais tout le monde sait qu’une finale n’est belle que lorsqu’on la gagne.

Sa troisième finale

Le Vendéen disputera la semaine prochaine sa troisième finale de ProA, après celle de 2005 avec… Strasbourg et celle de 2009 avec Villeurbanne. Mais après avoir décroché le trophée à deux reprises sur un match sec, à Bercy, ce sera pour lui la première finale en cinq manches. « Ça change totalement. Sur un match, tout peut arriver. Même si Nanterre est redoutable, je pense que nos chances sont plus grandes sur une série, dans laquelle on a l’avantage du terrain, de surcroît. Et quand on a vu le soutien dont on a disposé au Rhenus mardi, contre Villeurbanne, cela peut peser très lourd ! »

Le capitaine alsacien, bien décidé à rester dans une région où il se plaît, avec sa petite famille, a le plus grand respect pour ces autres hommes verts, qui se dresseront sur la route du titre. « Tout le monde pense qu’on va gagner. Mais Nanterre, ce n’est plus une surprise désormais, après leur double série en quart et en demi, contre Gravelines et Chalon. Ils ont gagné deux fois 2-0 alors que tout le monde les voyait perdre 2-0. On est favori, c’est sûr, on ne peut pas s’en cacher mais il faudra absolument les respecter. Et cette fois encore, le premier match sera déterminant ».

Rendez-vous mercredi et vendredi prochains pour les deux premières manches à Strasbourg. Avant de se rendre à Coubertin le 4 juin, où Nanterre disputera sa finale. L’histoire pourrait même être très belle, à 48heures du 50e anniversaire de Vincent Collet !

Jean-Claude Frey