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Actualités Dribbles et rebonds : Âpre(s) combat(s) à venir

Dribbles et rebonds : Âpre(s) combat(s) à venir

Qui rejoindra cette formidable équipe de Nanterre en finale de ProA mercredi prochain ? Personne ne le sait encore… Ce qui est sûr en revanche, c’est que les trois matches de demies déjà jouées, entre Chalon et Nanterre d’une part, avec la surprise que l’on sait, entre la SIG et l’ASVEL de l’autre, laisseront des traces. « Intensité et concentration », Vincent Collet avait souligné les maîtres-mots des play offs. On a été servi mardi soir au Rhenus et les spectateurs en ont eu pour leur argent. De l’intensité, chacun des 20 acteurs qui ont foulé le parquet en ont mis un maximum. Défenses de plomb, luttes acharnées pour la position préférentielle ou le rebond, duels de feu entre Amary Sy et Ricardo Greer, Alexis Ajinça et Uche Nsonwu-Amadi, Axel Toupane et Edwin Jackson, Louis Campbell et Michaël Thompson. Un régal pour les puristes et les novices…

« La fraîcheur physique pèsera tôt ou tard dans la série, mais on ne sait pas quand » disait encore Collet. A ce titre, le coach alsacien a peut-être marqué des points hier soir. Quatre joueurs de l’ASVEL qui avaient déjà disputé trois rencontres face au Mans, en quarts, ont disputé plus de 32 minutes. De plus, Paul Lacombe, blessé à la cheville en fin de rencontre, est incertain pour demain… A l’inverse, le joueur de la SIG le plus utilisé, Ricardo Greer, a passé 25’30’’ sur le parquet ! Et le banc de la SIG avec un exceptionnel Shurna et un très précieux Siggers dans le dernier quart, dont il a joué les 10 minutes pleines, a bien davantage pesé sur le match en marquant 38 points que son homologue rhodanien (10 seulement).

Côté concentration, ce fut moins convaincant. Les séries successives de l’une ou l’autre équipe (voir ci-dessous) en attestent. Villeurbanne a encore mal débuté, une mauvaise habitude, se retrouvant menée 24-9 après avoir été menée 24-8 dans sa salle par Le Mans lors de la « belle ». Quant à la SIG, quelques péchés de gourmandise, dans l’euphorie du bon début, puis de la folle série à distance de John Shurna, l’ont empêchée de « noyer » définitivement la « Greenteam ». Vincent Collet a moyennement apprécié et il le rappellera à ses joueurs. Mais il a adoré, comme tous les fans des « rouge et blanc », l’énergie mise par ses joueurs dans une fin de match palpitante pour arracher ce premier succès si important. Symbolisé par son geste au coup de sifflet final, les bras levés au ciel, poings serrés.

Ce jeudi, lors de la deuxième manche, la stratégie, le match des entraîneurs, sera encore au cœur de ce bras de fer. Entre le sélectionneur des « Bleus » et celui des « Braqueuses », Vincent Collet a remporté la première manche avec son coaching gagnant, sortant de son chapeau, une défense de zone spéciale « 2-3 » à 1’49’’ de la fin du 3e quart. Minutieusement travaillée depuis un bon mois, avant même la fin de la saison régulière, elle a sorti la SIG, menée de 11 points à la 29e’, d’un sacré pétrin. A Pierre Vincent de trouver la parade d’ici demain, à Vincent Collet de trouver la riposte.

Pascal Donnadieu, le coach de Nanterre, est déjà au 7e ciel. Gravelines et Chalon, tous deux séchés 2 à 0, n’ont pas résisté à la fougue de ces « banlieusards » dont on aime la fraîcheur. C’est pour cela aussi, que les play offs ne ressemblent à aucun autre match !

Jean-Claude Frey

Echos d’une belle soirée

DENTS DE SCIE. – Si Villeurbanne est plutôt coutumier du fait, il a été plus rare à la SIG cette saison. Mardi soir, les séries consécutives ont été nombreuses : 9-0 (4e’ à 6e’ de 3-2 à 12-2), puis 11-0 (11e’ à 12e’ de 13-9 à 24-9) et encore 9-0 (37e’ à 40e’ de 63-65 à 72-65) pour la SIG ; 0-9 à deux reprises (23e à 25e’ de 38-32 à 38-41; 27e’ à 29e’ de 42-44 à 42-53). Il y avait du K.-O. dans l’air !

40’10’’. – Le chronomètre officiel est tombé en panne à 47’’ de la fin du match, au moment où Ricardo Greer a redonné l’avantage à la SIG : 65-67. L’horloge affichait 2’ à jouer pendant que Pierre Vincent s’évertuait à demander un temps mort que la table de marque ne lui a pas accordé. Après discussion, les officiels ont décidé de faire jouer… 57 secondes, soit 10’’ de plus que ce qu’il fallait… Sans conséquence sur le résultat final.

67%. – Meilleure équipe de ProA aux lancers-francs, la SIG l’avait encore prouvé contre Dijon, lors du match 1 avec un joli 100% (7 sur 7). Mais au retour en Bourgogne (14 sur 23) et mardi soir au Rhenus dans la première manche contre l’ASVEL (16 sur 24), la SIG a fléchi, laissant quelques points précieux en route. Heureusement, Ricardo Greer (2 sur 2), Jeff Greer (1 sur 2) et Jason Siggers (2 sur 2) n’ont pas tremblé dans l’ultime minute. Attention ! Il faudra rectifier le tir à l’Astroballe ce soir même si la tension est extrême.

MORLENDE A LA CONF’. – Bizarrement, c’est Paccelis Morlende que l’ASVEL a choisi d’envoyer à la conférence de presse à l’issue de la demi-finale. La doublure de Michaël Thompson n’était même pas entrée en jeu. « C’est frustrant d’avoir perdu. La SIG a fait la différence sur les secondes chances, au rebond offensif, en fin de match. » A la question d’un journaliste de savoir si un pépin physique l’avait empêché de jouer, il a répondu un peu gêné, devant son coach, stoïque : « Non… »

6015. –  Le Rhenus a encore fait le plein, avant-hier soir, pour cette demi-finale de feu avec 6015 spectateurs. Et cette fois, le public que l’on dit souvent très froid et réservé, a pesé de tout son poids sur l’issue du match, portant son équipe vers la victoire, tout en mettant la pression sur les Villeurbannais et… les arbitres ! Un soutien qui pourrait s’avérer décisif en cas de « belle » samedi et plus encore si la SIG se hissait en finale…