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Prendre le quart par le bon bout

SIG –Dijon (lundi 20h30)

Sig-Dijon-D0004La SIG aborde ce lundi soir (20h30) au Rhenus, la dernière ligne droite d’un championnat exceptionnel. Pour qu’il soit totalement réussi, elle devra vaincre Dijon, confirmer en Bourgogne et aller le plus loin possible dans ces phases finales. Mais pour y parvenir, même si l’adversaire des quarts de finale est à sa portée, il faudra se mettre en mode « guerrier ». Dès le premier match !

Difficile de reprendre le cours de la compétition après deux semaines d’arrêt. Surtout s’il s’agit du moment le plus important de la saison avec le démarrage des play offs. Toutes les équipes qualifiées, à l’exception de Nanterre qui a pu disputer il y a huit jours – et perdre… – la finale de la Coupe de France, sont cependant logées à la même enseigne. Côté strasbourgeois, on a alterné les périodes d’entraînement intense et de récupération. « Ça s’est très bien passé, lance Vincent Collet. On a fait un bon match amical contre Châlons-Reims, une équipe de ProB qui joue un peu comme une formation de ProA. Une bonne séance de travail ».

Sig-Dijon-D2-0006Ce lundi soir, pourtant, « il faudra sortir de la routine de l’entraînement et élever le niveau ». Voilà pour l’entraîneur alsacien le secret de play offs réussis : hausser le ton. « Certains n’ont pas les moyens de le faire ou n’y arrivent pas. Ceux qui y parviennent peuvent aller loin ». Vincent Collet sait mieux que quiconque que sa formation a les capacités pour tutoyer les sommets, décrocher le Graal, mais c’est sur le terrain qu’il faudra le prouver.

Dijon, un sérieux client

Et à ce titre, le premier match, ce lundi, est capital. « Il est piégeux pour les équipes qui reçoivent, les mieux classées. Elles ont tout à perdre. Dijon jouera son va-tout… » prévient Collet. D’autant plus que les Bourguignons ont des atouts pour gêner leurs adversaires. L’équipe de Jean-Louis Borg l’a prouvé tout au long de la saison. Avec son petit budget et loin d’être favori dans la course au top huit, Dijon a peut-être déjà atteint son objectif. Mais c’est mal connaître le coach et la tradition dijonnaise que de croire que ce sera facile pour le second de la saison régulière. « Dijon gêne ses adversaires, a de la consistance, de la confiance dans ce qu’il fait, une belle maîtrise offensive et défensive » se méfie Vincent Collet. Son équipe l’avait éprouvé lors des deux rencontres de saison régulière, s’imposant après prolongation au Rhenus, avant de perdre à trois journées de la fin, de… quinze points en Côte d’Or (84-69)! « En play offs, il faut des guerriers et les Dijonnais étaient dans ce mode-là toute la saison pour décrocher leur qualification ». Jusqu’au dernier match, arrachant contre Cholet une place presque inespérée en phase finale. Reste à savoir s’ils pourront encore hausser leur niveau de jeu…

Jérémy Leloup : attention danger

Sig-Dijon-D2-0005Individuellement, Dijon incarne sur le terrain les valeurs que le coach lui transmet. A l’image de Jérémy Leloup qui a fini la saison en trombe, (plus de 20 points de moyenne sur les quatre dernières journées et une nomination au titre de joueur du mois d’avril), de Zach Moss ou de David Melody. « Ces trois-là suivent le coach depuis plusieurs saisons. Leloup aurait aussi pu être un candidat crédible pour le trophée de la meilleure progression pour lequel il était nominé. Surtout, je trouve qu’ils sont plus forts, collectivement, qu’ils ne l’étaient la saison dernière » ajoute Vincent Collet, très prudent. 

Il sait que l’issue de ce quart, qui pourrait valoir aux Strasbourgeois une qualification à coup sûr pour une compétition européenne, dépendra de ses propres hommes. « Ça se jouera au mental » souligne Alexis Ajinça. Un domaine dans lequel la SIG a parfois, ces dernières semaines, montré quelques faiblesses.

Un combat tactique

Pour survivre en play offs, il faut des matches difficiles. A ce titre, Dijon est sans doute l’adversaire « idéal », une équipe qui ne lâche jamais rien, qui finit toujours très près de son adversaire même lorsqu’elle ne gagne pas. Avec des joueurs de devoir, talentueux aussi, comme Andre Harris, Ferdinand Prenom, T.J. Campbell, le meneur de poche, Larry Owens, outre les trois atouts majeurs déjà cités. Et puis il y a Borg, coach de tempérament, s’il en est… Car les play offs, c’est aussi une lutte tactique où chaque camp cherche à déstabiliser l’autre. Pour sûr que la période de préparation a été mise à profit pour peaufiner de nouveaux systèmes, de nouvelles stratégies, propres à faire trébucher l’adversaire. Ce qui rend ce premier quart encore plus indécis. « Ils nous attendront au poste bas, sur des prises à deux. Mais on est prêts. Et nous aussi, on a préparé quelques parades… » sourit le grand pivot de la SIG.

Sig-Dijon-D0017Autant de raisons pour un public alsacien déjà conquis (la dernière rencontre à guichets fermés n’a pas dû laisser trop de regrets aux fans de la SIG) de faire le déplacement au Rhenus. Sans attendre une hypothétique belle ce vendredi. Ni surtout la demi-finale pour laquelle on salive déjà. Mais d‘abord, il faut prendre le quart. Et par le bon bout de préférence.

Jean-Claude Frey