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Actualités SIG – ASVEL : cap sur la finale !

SIG – ASVEL : cap sur la finale !

DB1_0585La SIG jouera ce mardi à 20h30 au Rhenus une première manche de la demi-finale de ProA capitale contre une équipe de Lyon-Villeurbanne redoutable. Il faudra être à 200% pour prendre (déjà) une option sur la finale.

Strasbourg – le club, la ville et toute la région – ont repris goût aux play offs. Quatre ans après avoir été sorti sèchement dès leur entrée par… Villeurbanne, emmenée alors par… Vincent Collet et Aymeric Jeanneau, lancés vers le titre, les joueurs de la SIG, qui ont passé sans encombre les quarts de finale en deux manches en éliminant Dijon, se retrouvent désormais à deux victoires d’une finale historique. Historique parce qu’elle se jouerait au Rhenus, contrairement à celle remportée en 2005 à Bercy ; historique aussi parce qu’elle viendrait conclure la plus belle saison régulière de la SIG, ponctuée par une superbe deuxième place.

Cette deuxième place, l’équipe de Vincent Collet l’avait cependant partagée avec Villeurbanne, précisément, et Chalon, toujours en course. « Nous l’avons amplement méritée car nous avons tout de même joué plusieurs matches avec un seul meneur, neuf sans Gerald Fitch, qui aurait pu être notre facteur X dans ces play offs » souligne le coach. Et puis, la SIG n’oublie pas qu’elle doit cette place sur la deuxième marche du podium à son double succès sur Chalon et à son avantage sur l’ASVEL (+14 au Rhenus contre un petit -3 à l’Astroballe dans un match qui s’est joué sur des petits détails).

DB1_0455L’avantage du terrain

L’heure n’est plus, cependant, à regarder dans le rétro, mais à enclencher la vitesse supérieure, dès mardi soir, pour prendre à la gorge une équipe qui a eu bien du mal à entrer dans sa « belle », samedi face au Mans, au point d’être menée 8-24 à l’issue du premier quart, puis encore de 18 points à l’entame du second avant de s’imposer 75-70. « L’intensité montera d’un cran encore avec l’enjeu, c’est sûr, et le niveau d’opposition ira crescendo… L’équipe qui gagnera la bataille de l’intensité gagnera le match. Cela s’est bien vu dans la série Chalon-Roanne où elle s’est inversée d’un match à l’autre » continue Collet. Avant d’ajouter : « Et si les deux équipes sont à égalité dans ce domaine, c’est l’adresse qui fera la différence, où celle qui mettra des gros shoots pendant que l’autre les manquera… » Suspense garanti, probablement, dans un Rhenus sans doute plus que bien garni, la location ayant bien fonctionné jusque dans la journée de lundi (plus de 4500 places vendues).

La SIG aura donc l’avantage du terrain, mais il ne se concrétisera que si elle remporte la première manche ! « Villeurbanne est la meilleure équipe à domicile. Inutile donc d’imaginer qu’on gagnera facilement là-bas jeudi. Et s’il faut jouer une belle et bénéficier vraiment de l’avantage de la salle, il faut impérativement gagner le premier ! » lance Vincent Collet. On lui rétorquera que des huit formations qualifiées pour les play offs, l’ASVEL a le moins bon bilan… à l’extérieur avec cinq victoires pour 10 défaites !

Le succès en deux manches contre Dijon a donné un peu plus de temps de récupération aux Strasbourgeois, l’ASVEL disputant une belle samedi. Mais c’est un paramètre qu’il faut vite chasser des esprits. « L’accumulation des rencontres pèsera peut-être, un moment donné, mais en bout de série, ou en finale. Et encore… Dans les play offs chacun a une telle envie de vaincre que la fatigue s’oublie » insiste Collet. C’est donc davantage le mental, l’esprit guerrier, l’agressivité, qui fera pencher la balance. Et dans ce domaine, les deux équipes sont fournies…

Sig-asvel_231256-020La SIG aura tout à redouter de la défense dure, compacte, des Rhodaniens. « Il a fallu trois matches au Mans pour arriver à 70 points puisqu’ils n’avaient scoré que 52 et 63 pts auparavant » relève Vincent Collet. Et avec l’arrivée d’Alex Acker, déterminant en quart de finale contre Le Mans, Villeurbanne dispose d’un atout majeur supplémentaire. L’athlétique Georgi Joseph, Amary Sy, un des meilleurs défenseurs de la ProA, vont faire souffrir les Strasbourgeois. Et puis il y a Edwin Jackson, MVP de la saison (au nez et à la barbe d’un certain… Alexis Ajinça), en dedans en première mi-temps, mais auteur de 15 des 25 points de l’ASVEL dans le 3e quart, samedi, capable de prouesses offensives exceptionnelles, Michael Thompson, devenu papa la veille de la belle, souvent discret mais capable de mettre des points très importants dans les moments décisifs. Sans oublier Uche Nsonwu-Amadi, Tim Abromaitis, excellent à l’Astroballe contre la SIG. Et il n’a pas échappé à Vincent Collet que Paul Lacombe, annoncé à tort comme étant en contact avec la SIG par la presse lyonnaise – intox ? – et Livio Jean-Charles ont eux aussi pesé dans la sortie de l’enfer des hommes de Pierre Vincent contre Le Mans.

Concentration maximale

DB1_0500La SIG ne manquera pas d’atouts dans cette demi-finale. A commencer par le soutien de son fidèle public. Contre Dijon, elle a su appuyer sur l’accélérateur quand il a fallu, en misant aussi sur un banc complet, garni et performant. Duport, Zianveni, Shurna, de Jong, Invernizzi ont en effet tous contribué à la qualification. Le jeu intérieur très solide, mené par le duo Alexis Ajinça-Ricardo Greer que peu d’adversaires peuvent contrer, le duo de meneurs (Campbell-Jeanneau) complémentaire et efficace, le jeu extérieur de plus en plus performant, dans lequel Jason Siggers est devenu précieux, même s’il est moins « tueur » que Fitch, sans oublier Toupane, en progrès offensifs, qui voudra démontrer contre Edwin Jackson notamment qu’il est un formidable défenseur, comme l’a été son… père avant lui, sous les couleurs mulhousiennes.

« Le petit plus, ce sera peut-être la concentration » souligne Vincent Collet. Pas question par exemple de perdre 10 balles en première mi-temps, comme ce fut le cas en Bourgogne au match retour, mercredi dernier. Obligation aussi de contrôler le rebond. Bref, d’être très bon, de jouer juste, d’un bout à l’autre de la partie. Ce n’est qu’à ce prix que la SIG franchira le premier pas. Restera ensuite à terminer le travail dans le Rhône ou, au plus tard, samedi au Rhenus dans une belle de feu. Qui ouvrirait les portes d’une finale inoubliable. « Notre destin se joue maintenant. A nous d’écrire les pages dont nous rêvons tous… »

Jean-Claude Frey