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SIG-Nanterre31-05-13 - 03
Actualités SIG - Nanterre 79 - 84 : le coup d'arrêt

SIG - Nanterre 79 - 84 : le coup d'arrêt

SIG-Nanterre31-05-13 - 07Nanterre, très agressif et porté par un Trenton Meacham intenable (26 points), a réagi, comme prévu, et surpris la SIG, ce soir au Rhenus dans le match 2 de la finale de ProA (79-84). Il faudra gagner au moins un des deux matches à Paris, mardi ou samedi prochains, pour espérer décrocher le titre…

On se doutait bien que le deuxième match de la série ne ressemblerait en rien au cavalier seul que la SIG a vécu mercredi. Cette large victoire a peut-être même provoqué inconsciemment la défaite de ce soir… Pourtant, il ne faudra que 12’’ à Alexis Ajinça pour planter le premier dunk de la partie, sur un alley-oop servi par Ricardo Greer. Le pivot de la SIG récidivait (4-0) peu après. Ce sera son… dernier panier du match ! Brun tout d’abord (à trois points) puis Meacham, qui avaient mis 29 minutes avant d’inscrire leur premier point au match 1, répliquaient : 4-5 (2e’). Le ton était donné !

Nanterre avait la bonne attitude

Jeff Greer trouvait deux positions près du cercle (8-5), mais très présent au rebond offensif, Nanterre s’offrait des secondes chances et les exploitait. Le match était serré, âpre, d’une incroyable densité physique. L’attaque strasbourgeoise allait même se casser très vite les dents sur la zone proposée par les Franciliens et de 14-13 on passait à 14-21 et 17-26 à la fin du premier quart. Les artilleurs verts (5 sur 8 à trois points pour Lighty, Meacham et Brun) étaient de retour !

SIG-Nanterre31-05-13 - 10Touchés mentalement, les Strasbourgeois allaient faire ensuite une très mauvaise entame de deuxième quart. De nouvelles pertes de balles (10 en première mi-temps), punies en contre-attaque, provoquaient l’écart maximal : 17-32 (12e’) ! La SIG ne trouvait pas ses intérieurs, avait perdu la fluidité de son jeu d’attaque, et la défense agressive de Nanterre, souvent à la limite, relançait totalement la série. Après un temps mort, Vincent Collet jouait « small ball » avec  Zianveni et Shurna aux postes 4 et 5. Campbell (10 points à la pause) trouvait des failles et la SIG grappillait son retard par un spectaculaire 12-0, revenant de 23-37 à 35-37. Le plus dur semblait fait mais avec quelques lancers-francs réussis, Nanterre se redonnait un peu d’air : 35-42.

La série totalement relancée

Meacham, de son 3e panier primé, ouvrait le ban (35-45) mais Campbell, encore lui, scorait encore à plusieurs reprises (41-45, 22e’). Aussitôt, la SIG retombait dans ses travers, enchaînant les mauvais choix. Brun et Lighty en profitait, Passave-Ducteil mettait Ajinça au pain sec par sa défense et l’agressait en attaque: 41-52 (25e’). Et puis soudain, avec à nouveau un « cinq » de petite taille, les Strasbourgeois reprenaient des couleurs en défense (52-54, 28e’) avant d’encaisser un nouveau panier à trois points !

A l’entame du dernier quart, pourtant, alors que Nanterre avait six joueurs à trois fautes, la SIG pouvait y croire. A 58-59, les hommes de Donnadieu sentaient même SIG-Nanterre31-05-13 - 09le souffle de Ricardo Greer et de ses équipiers dans leur nuque. Mais Nanterre était bien décidé à ne rien lâcher, et repartait de plus belle : 58-69, 63-78 (37e’). Le Rhenus s’était éteint peu à peu, scotché par le culot et l’audace de ce finaliste, décidé à prouver qu’il n’avait pas volé sa place à ce niveau. Dans un dernier sursaut, grâce à la zone-press, la SIG se rapprochera à 77-81 à 39’’ de la fin. Le Rhenus s’était levé, Nanterre tremblait aux lancers-francs, mais le miracle n’aura pas lieu. Nanterre avait largement mérité son succès, relançant ainsi une série qui ne fait que commencer !

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – NANTERRE 79-84. 6190 spectateurs. Arbitres : MM. Maestre, Bardera, Hosselet.

Les périodes : 17-26, 18-16 (mi-temps : 35-42), 21-17 (56-59), 23-25.

SIG : 29 paniers pour 61 tirs (48%) dont 3 sur 10 à trois points, 18 LF sur 25, 40 rebonds (R. Greer 10) dont 14 offensifs, 13 passes (R. Greer et Campbell 4), 18 balles perdues, 26 fautes, J. Greer (40e’) éliminé.

Campbell 20, Toupane, J. Greer 16, R. Greer 16, Ajinça 8, puis Jeanneau 5, Shurna 6, Siggers 2, Zianveni 4, Duport 2.

NANTERRE : 29 paniers sur 59 tirs (49%) dont 11 sur 22 à trois points, 15 LF sur 26, 31 rebonds (Passave-Ducteil  7) dont 11 offensifs, 10 passes (Meacham 4), 16 balles perdues, 24 fautes, Brun (37e’) éliminé.

Meacham 26, Corosine, Lighty 12, Brun 13, Passave-Ducteil  13, puis Nzeulie 9, Judith 6, Warren 3, Palacios 2, Jackson.

 

Les réactions

Vincent Collet : « La rage s’est inversée… Ils nous ont gênés en attaque mais on a tout de même marqué 79 points. Notre domination intérieure a été moindre mais on marque 24 paniers dans la raquette. C’est en défense, qu’on a été beaucoup moins efficace et on n’a pas eu l’apport du banc qui a souvent fait la différence en play-offs. Nous sommes tombés aussi sur un extraordinaire Meacham et Nanterre a mérité sa victoire. Ils ont voulu isoler nos joueurs majeurs, y sont parvenus et ont tué les autres. Je suis déçu mais pas surpris. Nous allons à Coubertin pour la troisième levée et il va falloir retrouver les attitudes du premier match ».

Aymeric Jeanneau : « On a l’impression d’avoir mal joué. Ils nous ont proposé beaucoup d’agressivité et on pensait inconsciemment qu’on avait une marge. On a été trop brouillon, et fait preuve de trop de précipitation. Cela dit, la série est longue et elle ne fait que commencer mais c’est vrai qu’on perd l’avantage du terrain. »

Pascal Donnadieu : « On a eu la lucidité de vite débriefer le premier match pour présenter un visage très différent. Je n’ai pas le sentiment qu’on ait repris la main mais j’ai beaucoup de fierté par rapport à mon groupe. On existe dans cette finale et il y aura au moins un quatrième match. On a été à notre maximum à trois points et déployé une grosse débauche d’énergie, difficile à reproduire en quelques jours. C’est comme un jeu d’échecs où chacun avance ses pions. Il faudra encore s’adapter et espérer garder un coup d’avance. En tout cas, ça va être une finale passionnante ».

Trenton Meacham : « J’étais très déçu de mon match de mercredi. Strasbourg est une grande équipe, qu’on respecte, mais ce soir on a joué notre jeu plutôt que de les regarder… Nous savions que nous avions une deuxième chance et nous l’avons saisie. On adore jouer à Nanterre mais le fait d’aller à Paris ne nous gênera pas. Nos supporters nous suivront et ce sera extraordinaire ! »

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