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SIG-Nanterre29-05-13 - 5
Actualités SIG - Nanterre (acte 2) : enfoncer le clou

SIG - Nanterre (acte 2) : enfoncer le clou

La SIG a fait – et bien fait  – le premier pas vers le trophée de champion de France, hier soir contre Nanterre (89-55). Mais ce n’est qu’un pas et il faudra confirmer ce vendredi, à 19h, face à un adversaire revanchard et vexé de n’avoir pas été à la hauteur de l’événement. Ce n’est qu’en maintenant la pression, en proposant la même attitude, que les Strasbourgeois pourraient être alors en position idéale avant le match 3.

SIG-Nanterre29-05-13 - 6Le basket est un sport de chiffres. A qui l’on peut souvent faire dire ce que l’on veut. La réalité de l’épisode 1 de la finale, entre la SIG et Nanterre, est toutefois cruelle. Et les Franciliens l’ont reconnu sans détours. Ils ont été dominés, écrasés, pulvérisés, dans tous les secteurs du jeu, ce que les statistiques confirment, concédant aussi la plus lourde défaite de toute l’histoire des play-offs de la ProA (+34). « On n’a pas été surpris par leur attitude. Cela fait deux ans qu’on n’a pas gagné contre eux, dit d’emblée Stephen Brun à la veille de l’acte 2. C’est nous qui ne sommes pas partis avec les bonnes intentions et avec le talent qu’ils ont, ils nous ont mangés. Nous devrons avant tout changer notre état d’esprit ».

Son coach, Pascal Donnadieu, est sur la même longueur d’ondes. « On a eu le sentiment d’être détruits par une machine infernale. Strasbourg est une grosse cylindrée, un adversaire redoutable, mais de là à en prendre 34 ! » Un écart qui au-delà de l’impact qu’il pourrait avoir sur le mental des uns, la possible décompression des autres, n’aura aucune importance dans le décompte final. La SIG, en réalité, ne mène que… 1-0 ! Axel Toupane, dont la montée en régime en fin de saison et l’épanouissement en play-offs sert bien les desseins strasbourgeois, en convient également : « Inconsciemment, on pourrait se relâcher. Ça pourrait être un piège de gagner si largement. On verra vendredi. Mais les anciens ont rapidement recadré les plus jeunes dans les vestiaires ». Pas d’euphorie, pas de joie exagérée, pas de fête surtout. Rien n’est encore acquis. « Plusieurs joueurs et le coach ont déjà joué des finales, ajoute Pascal Donnadieu. Et cela a pesé sur l’approche de la série et compte tenu de notre manque de vécu dans ce domaine, la victoire de Strasbourg n’a rien d’illogique. Ce qui me chiffonne, c’est qu’on a rendu les armes trop vite. Je me demande seulement si on les a prises en mains ! »

Nanterre repartira au combat

SIG-Nanterre29-05-13 - 3« A nous d’être dans l’intensité dès le début de ce deuxième match pour ne pas avoir de regrets. Mercredi, on n’a pas joué le basket qui nous a amenés en finale. Il faudra tout poser sur le parquet. On verra bien si ce sera suffisant ». Stephen Brun fait par là-même son autocritique puisqu’il est largement passé à côté de la partie, sanctionné très vite de deux fautes. « J’aurais peut-être dû le relancer au milieu du deuxième quart, malgré les fautes, dit le coach nanterrien, car il est un élément majeur de notre équipe, un leader écouté, qui sait être un bon passeur ».

Dans l’attitude du finaliste surprise, pour sûr il y aura du changement ce vendredi. Mais les problèmes que Nanterre n’a pas su résoudre subsisteront. Alexis Ajinça n’aura rien perdu de sa taille et de son envie, les autres seront à coup sûr au diapason. «  Depuis le début des play-offs, on s’est transcendés pour sortir Gravelines et Chalon. On n’a pas marqué 94 pts en moyenne contre des bras cassés, continue celui que ses joueurs appellent affectueusement ‘’Nounours’’. Mais là, devant le phénomène Ajinça, on a été impuissants. Il a un tel impact, qu’on se focalise sur lui. On sait qu’on ne pourra pas l’arrêter. Mais on peut sûrement faire mieux ailleurs. Notre jeu offensif qui n’a produit que 55 points, n’était pas abouti, mais brouillon, peu rigoureux, sans hiérarchie. Notre mécanique est bien huilée mais si on ne fait pas bien les choses, cela peut vite se gâter ». Si Nanterre est resté dans ses standards de la saison à trois points (10 sur 28, soit 36%), l’équipe à totalement failli près et autour du cercle (9 sur 27, soit 33%).

Garder la bonne attitude, la même agressivité

Vincent Collet sait qu’il faut s’attendre à des ajustements défensifs de la part de Nanterre. Il est convaincu aussi que Trenton Meacham, totalement transparent dans le match 1, sera probablement plus performant vendredi. « On sait que le scénario sera différent, mais on ne sait pas ce qu’il sera. Il faudra sans doute qu’avec Pierre Tavano, nous soyons très réactifs en fonction de ce que Nanterre nous proposera. Nous avons fait un match très abouti hier soir et nous sommes dans une situation plus confortable qu’eux, mais il faudra impérativement maintenir la même attitude, la même agressivité. Cette fois, ils ne seront pas surpris et ils ont déjà démontré dans leurs quatre premiers matches de play-offs qu’ils sont prêts à laisser leur cœur sur le parquet » insiste l’entraîneur strasbourgeois.

Le coach de la SIG sait que son équipe aura sans doute du mal à réitérer le match parfait d’hier soir. « Les joueurs ont compris pourquoi nous avons réussi ce grand écart. Je ne demande pas le même vendredi, juste gagner, ça me va. On serait alors en position idéale pour décrocher le titre ».

La montée en puissance d’Axel Toupane

Dans le match 1, la SIG a aussi été servie par son adresse exceptionnelle dans le jeu extérieur (10 sur 12 à deux points, soit 83%, 7 sur 16 à trois points, soit 44%), illustrée par les réussites de John Shurna (11 sur 15 à trois points en play-offs !), Jason Siggers, Axel Toupane ou même Alexis Ajinça, Ricardo Greer et Romain Duport. Ce paramètre peut changer. Et le salut ne viendra dès lors que par la défense. Dans ce domaine, Louis Campbell et Axel Toupane ont été les fers de lance, étouffant les points forts adverses, la SIG ne concédant de surcroît sa première faute, malgré son engagement, qu’à la 8e minute ! Le jeune MulhouDB1_1786sien, en particulier, a démontré qu’il était sur la pente ascendante. « C’est le fruit du travail, reconnaît-il modestement. Etre sur le terrain, passait pour moi par la défense. Dès lors que tu y passes plus de temps, tu as davantage l’occasion de montrer ce que tu sais faire… »

Son entraîneur est à son tour très élogieux quant à sa progression. « Il a souffert, il a galéré en début de saison. Et j’ai fait preuve de moins de mansuétude avec lui qu’avec d’autres jeunes que j’ai encadrés parce que j’avais la conviction qu’il allait se révéler. Il a des qualités défensives au-dessus de la moyenne mais il voulait être quelqu’un d’autre… » Un constat qui peut paraître sévère mais que Vincent Collet affine : « Il a eu une prise de conscience et a accepté de changer. Aujourd’hui, il fait ce que je lui demande et il arrive aussi, parfois, à faire ce dont il a envie. Il a compris la notion d’utilité à l’équipe. Ainsi, il est souvent utile et arrive parfois à être brillant. S’il veut briller avant tout, ça ne marche pas...»

L’entraîneur de l’équipe de France lui prévoit d’ailleurs un bel avenir : « Dans le domaine défensif, il peut atteindre le top niveau européen et il a encore une marge de progression énorme. S’il fait les choses dans le bon sens ».

Dans ces play-offs qui mènent au sacre, Jérémy Leloup, Edwin Jackson ou David Lighty se sont déjà aperçus, à leurs dépens, de la montée en puissance d’Axel Toupane. Et il voudra à coup sûr en refaire la démonstration vendredi. Pour le bonheur de son équipe et des supporters de la SIG qui garniront à nouveau un Rhenus plein comme un œuf.

Jean-Claude Frey