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Actualités 83-77 : Nanterre est champion !!!!

83-77 : Nanterre est champion !!!!

La SIG a tout donné dans le 4e match de la finale, ce soir à Coubertin. Menant même de 10 points en première période. Mais ces diables de Nanterriens ont à nouveau trouvé l’euphorie qui les porte depuis le début des play-offs pour passer en tête, résister à tous les pièges et remporter un titre mérité (83-77)! La SIG, cruellement déçue, se consolera avec une superbe saison et une place européenne.

PO4-Nanterre-Sig-_3135« En route pour la guerre ». Sur les réseaux sociaux, Romain Duport annonçait la couleur à 25 minutes seulement du coup d’envoi. Ce soir, pour le 4e match de la série, c’était « win or go home » comme l’avait souligné Ricardo Greer il y a 48 heures. De leur côté, les supporters de Nanterre avaient, comme mardi lors de l’épisode 3, déployé leur banderole : « Sous les paniers, la rage ! » La guerre psychologique avait commencé depuis que Nanterre avait pris l’avantage (2-1) dans la finale. Mais c’est sur le terrain que tout allait se décider.

Ajinça grattait l’entre-deux, provoquait une faute de Meacham mais manquait le tir sous le cercle. Aïe ! Lighty ne se faisait pas prier pour griller la politesse à Axel Toupane, transformant les deux lancers consécutifs à la faute du Strasbourgeois. Puis Corosine scorait à trois points : 5-0 (2e’). Campbell qui insistait dans le trafic était rapidement relayé par Jeanneau pour mettre de l’ordre en attaque. Pari payant, la SIG enchaînant un 10-0 (5-10, 5e’). Patients en attaque, les Strasbourgeois trouvaient des positions, par Ricardo Greer et Ajinça qui servait aussi un caviar à Jeff Greer.

Collet faisait rapidement appel à Duport, excellent au relais, Siggers et Zianveni, pour faire souffler les « tauliers » sans que le rendement – défensif surtout – ne chute : 9-19 (9e’). Mais peu avant la fin de cette première période, les vieux démons resurgissaient : deux balles perdues redonnaient confiance à Nanterre (14-19).

Judith et Nzeulie intenables !

Sur leur lancée, les Franciliens appuyaient sur l’accélérateur. Pénalisés par les fautes, Brun, Meacham, Passave-Ducteil puis Lighty, n’étaient pas sur le parquet mais Marc Judith, puis encore ce diable de Jérémy Nzeulie, les joueurs de l’ombre, éclataient en pleine lumière : 22-19, puis 33-23 (16e’). La SIG venait d’encaisser un 24-4 en six minutes, en jouant totalement à l’envers à l’image de cette mésentente entre Jeanneau et Jeff Greer ou ces paniers faciles manqués par Ricardo Greer ! A la mi-temps, Strasbourg avait perdu 12 balles, Nanterre trois seulement… Petit à petit, pourtant, grâce à l’adresse aux lancers-francs (14 sur 15 en première période), la SIG revenait dans le match pour n’être plus menée que de quatre petits points (40-36) au changement de côté. Nanterre avait vécu sur son adresse à trois points (7 sur 16 à la pause) alors que la SIG restait encore muette dans cet exercice (0 sur 2).

La dernière d’Aymeric…

 PO4-Nanterre-Sig-_3166Le match allait devenir très vite irrespirable. Alexis Ajinça était enfin au rendez-vous (7 points de rang et une grosse défense) et la SIG se rapprochait 44-42, puis 50-47 (25e’). Le ballon refusait le cercle aux Strasbourgeois, Nanterre était en réussite… C’était comme un signe ! Et à l’entame du money-time, Nanterre avait repris le large : 59-51.

Pire, dès la reprise, Nzeulie puis Warren scoraient à trois points. A 65-51 (32e’), les carottes paraissaient cuites. Vincent Collet tentait la zone qui avait permis de dompter Villeurbanne, avec ses tours jumelles. Le moment choisi par Pascal Donnadieu pour relancer Stephen Brun qui après Warren, trouvait une position à 6,75m et marquer son premier panier du match : 68-54 (33e’). Le public s’enflammait quand Jeff Greer inscrivait le premier panier bonifié de la SIG quand Nanterre en avait déjà scoré… 11 ! Pour piéger la zone, Nanterre lançait quatre shooteurs mais ce sont les Strasbourgeois, portés par Aymeric Jeanneau qui ne voulait pas finir sa carrière ce soir, qui vont grignoter leur retard : 70-68 (37e’).

Ceux qui pensaient que Nanterre allait douter, se trompaient lourdement. Lighty et Brun ne tremblaient pas et malgré le handicap des fautes, les Franciliens tenaient bon, repartaient à 76-68 et le dernier sursaut sera vain. A 83-77, Coubertin prenait feu, le public pouvait communier avec ses héros !

La SIG est déçue, mais Nanterre est, quoi qu’en pense certains, un très beau champion.

Jean-Claude Frey

 

Le match en vitesse

NANTERRE – SIG 83-77. Stade Pierre-de-Coubertin. 4000 spectateurs. Arbitres : MM. Chambon, Bardera et Collin.

Les périodes : 14-19, 26-17 (mi-temps : 40-36), 19-15 (59-51), 24-26.

NANTERRE : 29 paniers sur 62 tirs (47%) dont 13 sur 27 à trois points, 12 LF sur 15, 21 rebonds (Palacios 5), dont 2 offensifs, 12 passes (Warren 3), 11 balles perdues, 26 fautes.

Meacham 4, Corosine 6, Lighty 21, Brun 5, Passave-Ducteil 6, puis Nzeulie 17, Judith 10, Warren 13, Jackson, Palacios 1.

SIG : 26 paniers sur 52 tirs (50%) dont 3 sur 12 à trois points, 22 LF sur 28, 39 rebonds (Duport 12) dont 8 offensifs, 11 passes (Jeanneau 4), 19 balles perdues, 19 fautes.

Campbell 6, Toupane 1, J. Greer 12, R. Greer 15, Ajinça 12, puis Jeanneau 10, Shurna 2, Siggers, Zianveni, Duport 19.

Les réactions

Vincent Collet : « Ce soir on a eu deux secteurs éminemment déficitaires : les pertes de balles et l’absence de tirs à trois  points qui vient à la fois de la défense de Nanterre et de nos insuffisances dans le jeu. On a joué très juste jusqu’à la 9e’ avant de subir un coup d’arrêt total. On change la façon de jouer sans raison, on leur donne de l’euphorie. Puis, par rapport à mardi, on a su faire corps dans la difficulté pour revenir dans le match, et au second écart, on est revenu grâce à la zone. L’action décisive se situe à ce moment-là, quand Alexis Ajinça est contré par Passave-Ducteil alors que, pour une fois, Shurna était démarqué. Et derrière, on prend un panier à trois points ! Cela dit, il faut accepter le résultat. Nanterre mérite cette victoire. Le vrai regret que j’ai dans cette finale, c’est le deuxième match où nous avions l’occasion de l’emporter. Bravo à Nanterre, c’est une très belle histoire. Pascal Donnadieu  est incontestablement le coach de l’année, sans discussion possible.»

Puis, à propos de Jeanneau : « Aymeric a été très précieux ce soir. On souhaitait lui et moi qu’il puisse finir sa carrière sur un grand match et un titre. Nanterre nous en a privés. Je sais qu’il est très triste mais malgré tout il a pu terminer sa carrière sur une belle saison. Il a été très précieux au relais de Campbell dans un groupe qui a très bien vécu et on peut lui souhaiter de réussite sa deuxième carrière. Il a beaucoup de qualités pour le faire et je ne doute pas qu’il y parvienne. »

Aymeric Jeanneau : « Nous avons perdu beaucoup trop de balles pour espérer mieux et manqué quelques paniers faciles. Nanterre a très bien joué, son euphorie a fait la différence, aidée par un état d’esprit remarquable. Je suis bien sûr très décu car ce groupe méritait de gagner quelque chose. L’histoire de Nanterre est très belle, je les félicite vraiment. Ils ont trouvé une formidable solidarité au moment où il fallait. »

Pascal Donnadieu : « J’ai du mal à réaliser. Il faudra un peu de temps… Quand, au bout de deux matches, vous perdez chez vous contre Limoges et que vous en prenez 20 au Havre, personne ne pouvait pas imaginer cette issue. Je suis particulièrement fier de l’histoire de ce club, de la communion avec le public. On a vécu ces play-offs comme dans un rêve. J’ai en plus le sentiment qu’on a gagné par le jeu, par la qualité de notre collectif et c’est une grande satisfaction. On a eu aussi cette faculté à hausser notre niveau de jeu en défense depuis le match 2 ».

David Lighty : « C’était une finale de folie. Dans le premier match, ce n’était pas le jeu de Nanterre. Le coach nous a permis de montrer notre vrai visage dès le match suivant. Il nous a aussi fait jouer en équipe et c’était le plus important ! »

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