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Actualités DRIBBLES ET REBONDS Y croire encore

DRIBBLES ET REBONDS Y croire encore

Il restait moins de trois minutes à jouer dans un Coubertin en feu. Malmenée, reléguée à 13 points, la SIG tentait de sortir la tête de l’eau et les bras de l’étreinte d’une défense de fer. Les jambes paraissaient incroyablement lourdes… Ricardo Greer et Maxime Zianveni (les meilleurs Sigmen à l’évaluation) tentaient de sonner la révolte (61-53) et de redonner un peu d’espoir quand Lighty (huit points seulement face à la défense d’Axel Toupane) puis Meacham tuèrent dans l’œuf les derniers espoirs strasbourgeois. A 66-55, la messe était dite. Vincent Collet se rassit sur le banc, le regard dans le vide, sans espoir. La SIG, partie avec les meilleures intentions, la dureté qu’il fallait, avait laissé passer sa chance. Nanterre, sans complexe, l’avait saisie à pleines pognes !

Ce troisième match, dit « capital » par tous les observateurs, avait choisi son camp. La confiance était nanterrienne, la trouille strasbourgeoise. Au lendemain de cette cruelle désillusion, quelles chances peut-on accorder sérieusement à la SIG d’inverser la tendance samedi pour s’offrir un cinquième (et dernier) choc décisif au Rhenus ?

Samedi, le match se jouera dans les têtes…

A voir les mines défaites, ce matin, après une courte nuit, on voit mal comment les joueurs strasbourgeois pourraient renverser la montagne. Visiblement touchés, blessés dans leur orgueil, et surtout incapables de contenir la fougue adverse, symbolisée par ce diable de Jérémy Nzeulie (15 minutes seulement sur le parquet depuis le début de la série et meilleur marqueur, meilleure évaluation de son équipe dans le match 3 !), les Strasbourgeois devront montrer s’ils sont dignes de ce titre qui leur tendait les bras. Car samedi, dans une ambiance qui promet d’être à nouveau brûlante, c’est au mental que l’on gagnera. Ou que l’on… perdra !

Entre un Alexis Ajinça qui veut trop prouver, qui doit simplifier son jeu et ses intentions, irrésistible lorsqu’il impose sa force de dissuasion défensive et son basket d’attaque fluide, irritant lorsqu’il force sa nature, un Ricardo Greer pris dans la tenaille par Brun et Judith, des extérieurs empruntés, statiques et maladroits (4 sur 16 hors de la raquette), un duo Campbell-Jeanneau sur les nerfs quand la fluidité n’est pas au rendez-vous, la SIG semble avoir épuisé toutes ses cartouches.

Passer par un trou de souris

Il reste 40 minutes pour forcer le destin. Quoiqu’il arrive, la saison aura été belle et tous, joueurs, encadrement technique, dirigeants et même supporters, auraient signé en début de saison pour une place de finaliste et une qualification européenne. Mais ils en voulaient davantage, à l’image d’Aymeric Jeanneau, bientôt « retraité », et l’occasion était quasi-inespérée, après les échecs de Gravelines et de Chalon, la brillante démonstration contre Villeurbanne, de décrocher le Graal. Le boulevard qui s’était ouvert avant cette série, risque fort de se refermer samedi, le capital confiance de Nanterre ayant encore gonflé depuis mardi soir. Il reste un trou de souris pour égaliser et espérer un 5e match de folie au Rhenus. Il faudra à tout prix s’y engouffrer pour ne pas nourrir d’éternels regrets…                                                                                                                                                Jean-Claude Frey