Basket
banniere_internet_aeroport.jpg
banniere_internet_aeroport.jpg
Personne en Situation de Handicap
réservez dès maintenant vos places via YOOLABOX
leloup2
Actualités Jérémy Leloup : « Strasbourg, le projet le plus intéressant, sportivement »

Jérémy Leloup : « Strasbourg, le projet le plus intéressant, sportivement »

Première recrue de la SIG qui s’apprête à aborder une saison « européenne », Jérémy Leloup, le Dijonnais, retrouvera avec appétit Vincent Collet, le coach qui l’a lancé, au Mans, il y a six ans déjà. Rencontre avec un garçon attachant, qui pourrait bien contribuer à faire gravir un échelon supplémentaire à son nouveau club.

D’emblée, la question s’impose : pourquoi avoir choisi Strasbourg ? La réponse fuse, sans ambiguïté : «C’est le projet qui m’intéressait le plus, sportivement. On jouera peut-être l’Euroleague, au moins l’Euro Cup et la SIG jouera les premiers rôles en championnat. De plus, le jeu que propose Vincent Collet est très structuré, je le connais pour l’avoir côtoyé au Mans. Et je sais que c’est dans ce type de jeu que j’arrive à m’épanouir… »

En quelques mots, il retrace son parcours. Arrivé au Centre de formation du Mans depuis le club voisin de Coulaines, Jérémy Leloup signe son premier contrat pro à 20 ans. « C’est Vincent qui m’a fait signer ce contrat, alors que j’étais encore espoir… » L’entraîneur de la SIG confirme : « Jérémy a un parcours intéressant. Il fait partie de la génération de Nicolas Batum et de Lamine Kante, et il formait avec eux un trio redoutable ! J’assume le fait que je lui ai assez peu donné sa chance lors de sa première année, mais je savais qu’il avait un vrai potentiel. De plus, il a la tête bien sur les épaules et je l’ai suivi de près depuis qu’il a quitté Le Mans ».

Car le nouvel ailier de la SIG a rapidement quitté la Sarthe après une deuxième année, sous la houlette de J.D. Jackson, qui lui avait pourtant accordé un peu plus de temps de jeu. La preuve d’une ambition qu’il ne cache pas. « J’ai décidé de partir pour jouer davantage. A Vichy, puis pendant trois ans à Dijon, avec Jean-Louis Borg, qui a fait du très bon travail avec moi. J’ai clairement passé des caps ». Il sourit lorsqu’on évoque les tempéraments opposés des deux coaches qu’il a fréquentés lors de sa carrière. « Borg est très impulsif, parfois au-delà de la limite, mais c’est toujours dans l’intérêt du joueur. Vincent est plus posé, davantage dans le dialogue et je sais qu’avec lui, je vais travailler des points très précis de mon jeu ».

« J’avais besoin de me mettre en danger »

Leader offensif à Dijon, il est conscient de prendre un (petit) risque en venant en Alsace. « J’avais besoin de me mettre en danger pour avancer. Ici, il y aura plus de concurrence et ça me plaît. Je n’avais pas envie de m’installer dans un certain confort, même si j’avais, cette saison, beaucoup de responsabilités dans l’équipe de Dijon ». A côté de lui, Vincent Collet sourit… « Il ne se mettra pas en danger, il jouera. Sans doute pas 30 minutes comme à Dijon, car personne ne jouera sans doute 30 minutes dans notre équipe. Mais il trouvera sa place, j’en suis sûr ! »

Farouche partisan d’une ProA avec six joueurs « JFL » (joueurs formés localement), au lieu de cinq aujourd’hui, Martial Bellon, son président, trouve que « l’arrivée de Jérémy Leloup est emblématique de la qualité de la formation à la française. Nous avons le plus gros contingent de joueurs étrangers en NBA et il faut que les meilleurs joueurs français puissent jouer dans notre championnat ».

Une promesse que Leloup, ravi de sa nouvelle tanière alsacienne, voudra tenir dès la rentrée prochaine…

Jean-Claude Frey