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SIG-Nanterre31-05-13 - 03
Actualités La SIG dos au mur

La SIG dos au mur

La SIG n’a plus le choix. Elle doit gagner ce samedi (20h30) à Coubertin pour espérer disputer un 5e match décisif au Rhenus. Faute de quoi, Nanterre, qui mène 2-1 dans la série finale, sera champion de France ! Vincent Collet et sa troupe vont tout faire pour éviter le casse du siècle et caresser encore le rêve d’être titrés…

Depuis mardi et la victoire de la JSF dans le match 3, les réseaux sociaux s’affolent. Entre supporters des « verts » convaincus de toucher les étoiles dès samedi soir, dans une ambiance de folie, et fans de la SIG, qui veulent à tout prix y croire en se déplaçant en nombre à Paris, ou en rejoignant le Rhenus où le match sera retransmis, gratuitement, sur écran géant, la guerre des mots a déjà commencé. Mais c’est sur le parquet de Coubertin, pendant 40 minutes, que tout se décidera. Dans un scénario qui risque à nouveau de surprendre les spécialistes les plus chevronnés. Tout le charme d’une série finale en cinq manches qui ne délivre jamais deux rencontres identiques. « Nanterre est aujourd’hui un adversaire redoutable, en totale confiance. A l’heure de Roland-Garros, on peut dire qu’elle mène deux sets à un, qu’elle a pris un avantage important, mais on entre dans le set décisif. Et elle peut perdre 3-2 ». Vincent Collet, tout récent quinquagénaire – les vœux pour son anniversaire, ce jeudi, se sont multipliés –, plante le décor. « Etre dos au mur va peut-être permettre à certains de se libérer. Ou les inhiber un peu plus. On verra demain, » avouait-il avant de prendre le TGV pour la capitale.

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Un brin de philosophie

Le coach alsacien a tout mis en œuvre depuis mardi pour requinquer sa troupe et trouver les solutions aux pannes, bien différentes, qui ont stoppé son équipe lors des matches 2 et 3 de cette série finale. Et il n’hésite pas à prendre à son compte, à quelques jours des épreuves de philosophie du baccalauréat, cet extrait du Panchatantra, un recueil de fables indien attribué à Vichnou, qu’une amie bretonne, professeure d’histoire-géo, lui a envoyé ce matin : « De la considération des obstacles vient l’échec, de la considération des moyens vient la réussite ». Une façon de dire que la SIG devra s’appuyer avant tout sur ses propres forces, qui sont grandes, sans être déstabilisée par l’euphorie, la confiance à toute épreuve, de Nanterre.

« Il faut élever notre niveau, retrouver de la fluidité dans notre jeu. Leur système défensif nous a fait déjouer dans les deux dernières rencontres et nous n’avons pas trouvé la parade. Le jeu collectif qui a fait notre force depuis le début des play-offs a disparu. » Pour espérer vaincre, égaliser la série et revenir au Rhenus pour un 5e match de folie, vendredi prochain, il faudra renouer avec les fondamentaux qui ont fait merveille contre Dijon et Villeurbanne. A l’inverse, il faudra perturber, plus que jamais, des Nanterriens qui n’ont plus peur de rien. « Lorsqu’ils trouvent de l’euphorie, leur jeu devient irrationnel. Il faut impérativement casser leur rythme de jeu ». Et on serait tenté d’ajouter : ne plus laisser passer l’occasion de les « noyer » quand on parvient à faire un break d’une petite dizaine de points.

Pourtant, la grippe qui handicape considérablement John Shurna depuis mardi (il s’entraîne avec une forte fièvre et tousse beaucoup) n’arrange pas les affaires alsaciennes. Mais ils sont prêts désormais à affronter tous les obstacles et à les surmonter. « Notre mental va être la somme des individus, continue Collet. Et les Nanterriens savent qu’il sera dangereux pour eux de revenir à Strasbourg. Leur meilleure chance de décrocher le titre, c’est samedi. Ils sont tout près mais ce n’est pas fait. Et ils peuvent aussi ressentir cette pression ».

Quel diable sortira de la boîte ?

Nanterre donne pourtant, depuis la débâcle du match 1, perdu de 34 points, l’impression d’être mue par une foi inébranlable. « Celle des équipes qui viennent de loin. Dans les trois premiers matches, ils ont à chaque fois progressé, souligne Vincent Collet. Et ils peuvent encore progresser ! » On se demande aussi quel diable sortira de la boîte verte, ce samedi à Coubertin ? C’était Lighty à Chalon, puis Meacham dans le match 2 au Rhenus, enfin Nzeulie à Coubertin mardi. « Oui, Jérémy a été décisif, convenait Pascal Donnadieu. Mais que ce soit lui ou Lighty qui a joué en équipe nationale des Etats-Unis et qui possède un CV exceptionnel, il n’y a pas de différence de statut. Je veux simplement que les joueurs jouent en confiance… » Un secret sans doute, de la réussite des joueurs du 9-2.

La perspective de revenir à Strasbourg pour finir la saison en apothéose, voilà le moteur essentiel des joueurs de la SIG. « Rien que cela, justifie qu’on donne tout… Offrir un dernier match à nos supporters après une saison exceptionnelle. Car qui aurait parié sur une finale, en octobre dernier ? » conclut le coach de la SIG.

Reste plus qu’à tenir ce pari un peu fou. La SIG en est parfaitement capable.

Jean-Claude Frey