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Actualités Le bilan de la saison sportive avec Vincent Collet

Le bilan de la saison sportive avec Vincent Collet

« En haut, pendant toute l’année »

Regrets éternels. La SIG n’a pas (encore) digéré la finale perdue contre Nanterre. Mais cette amère désillusion ne doit pas faire oublier le parcours exceptionnel du club depuis octobre dernier. Deux finales, certes perdues, et une deuxième place en saison régulière, le meilleur résultat de l’histoire du club. Retour en quelques épisodes sur l’exercice écoulé et projection sur la prometteuse saison qui vient avec Vincent Collet.

-          Dans quel état d’esprit aviez-vous abordé la saison qui vient de s’achever ?

-          J’étais plus confiant que l’année précédente où nous n’avions gagné qu’un match de préparation. Et nous avons par la suite connu des moments difficiles. Cette fois, à l’intersaison, nous avions gardé sept joueurs avec lesquels j’avais déjà travaillé pendant un an. Et même si Nicolas De Jong s’est blessé juste avant le début du championnat, j’ai compris rapidement que ce groupe avait du potentiel et que nous pouvions atteindre notre objectif : les play-offs.

-          Votre début de saison a confirmé ces bonnes dispositions…

-          Oui, on a fait un très bon début de saison. Le calendrier nous a obligés à jouer deux fois à l’extérieur. On perd d’assez peu à Gravelines et on va gagner à Limoges. L’équipe a montré du caractère et cet état d’esprit démontrait qu’on pourrait aller loin. Dans la foulée on gagne au Havre et on est très convaincant contre Villeurbanne, un match très accompli.

-          Et puis, les premières blessures ont un peu perturbé cette progression, non ?

-          On avait gagné quatre des cinq premiers matches et on s’était installé dans le peloton de tête quand les premières blessures nous ont stoppés. Aymeric Jeanneau, tout d’abord, puis Maxime Zianveni, alors que De Jong n’avait pas été remplacé. Du coup, on n’en gagne plus qu’un seul des cinq suivants…

Une équipe rééquilibrée par l’arrivée de Shurna et Duport

-          L’arrivée des pigistes médicaux a-t-elle changé la donne ?

-          John Shurna tout d’abord, puis Romain Duport nous ont permis de rééquilibrer l’équipe. On entame alors une deuxième partie de saison. On perd nettement à Paris, on passe de justesse contre Nancy grâce à un super Fitch et on est malheureux à Cholet. Mais contre Le Mans, avec une équipe nouvelle, on entame une série exceptionnelle : 10 matches de championnat, un match de Coupe, le quart et la demi-finale de la Leaders Cup.

-          Qu’est-ce qui a provoqué cette série ?

-          L’équipe progressait de semaine en semaine et on avait emmagasiné une grosse confiance. C’est là qu’on est rentré dans la catégorie des fortes équipes. Le basculement s’est produit à Chalon, entre Noël et Nouvel An. Sans Ricardo Greer, sans Fitch et avec un Campbell à 39° de fièvre, on gagne chez le champion en titre. Avec la manière. Et on enchaîne des matches de grande qualité : Paris-Levallois, au Mans, à Gravelines en Coupe où l’on mène de 28 points avant de s’imposer.

-          Qu’est-ce qui a provoqué le coup d’arrêt ?

-          Les deux premiers matches de la Leaders Cup confirment notre statut. Orléans et Paris-Levallois ne nous résiste pas. Mais la blessure de Gerald Fitch va peser lourd. Il revient sur une jambe en finale et malgré cela, on est tout près de Gravelines. Qu’importe, dans la foulée, on bat nettement Chalon devant 6000 personnes, au Rhenus, quelques jours plus tard. Un des matches les plus accomplis, pour moi. C’est à la mi-mars, en réalité, qu’on fléchit. On perd de peu à Roanne qui est excellent, on bat Le Havre, mais contre Cholet, on encaisse une défaite décevante. Et on entame un mois difficile.

-          La fatigue ?

-          Oui, bien sûr, mais l’usure mentale, aussi. Et surtout les blessures. On ne joue jamais avec nos deux meneurs en même temps, et Fitch est toujours out. On ne gagnera qu’un match, contre Boulazac, pendant ce mois délicat. Au point d’être en danger pour les places d’honneur alors que les play-offs sont assurés depuis un moment. On est même privé d’une place en finale de la Coupe de France en perdant d’un point à Boulogne, sans Campbell.

« La chose qui nous était promise pouvait nous échapper »

-          Le doute s’est-il installé ?

-          Non, il n’y a pas eu d’affolement. C’est ce qui m’a rassuré. L’équipe ne se désunit pas. Et cette période nous permet même de préparer la fin de saison, d’entamer en avril un travail physique qui va s’avérer payant. A la mi-avril, on est de retour, aussi forts qu’avant. On perd de peu (84-81) à Villeurbanne après un bon match, on va gagner… à Nanterre, et pour les play-offs, avec le renfort aussi de Jason Siggers qui rééquilibre l’équipe, on est prêt…

-          Cinq victoires d’affilée en play-offs, et trois défaites pour finir…

-          On a parfaitement négocié le premier tour, en retrouvant notre force collective. On a été bougé par Villeurbanne, chez nous, mais on a inversé la tendance et on en est ressorti avec une incroyable énergie. On va faire une démonstration à l’Astroballe dans ce qui sera notre meilleur match de la saison. Discipliné, construit. Sur cette confiance énorme, on aborde les finales par un succès de 34 points contre Nanterre. Trop facile, sans doute.

-          A quel moment, la machine s’est-elle enrayée ?

-          La rupture s’est produite dans le match n°2. Celui qui fait basculer la série. Nous avons perdu là notre identité de jeu et on le regrettera éternellement. On s’est rendu compte que la chose qui nous était promise pouvait nous échapper… Le doute s’est instillé dans quelques têtes et tous mes efforts pour y remédier n’ont pas suffi. Je n’en dirai pas plus.

-          Qu’est-ce qui peut faire oublier cette frustration ?

-          Le temps… Nous sommes depuis samedi soir, dans une forme de souffrance. Il n’y a pas un instant où je n’y pense pas. Et je ne dois pas être le seul. Mais c’est une expérience enrichissante pour tous. En 13 années de head-coach, c’était ma 10e finale. Et on cherche toujours à les gagner… Celle-ci nous tendait les bras, et on ne sait pas quand l’occasion se représentera…

-          Depuis dimanche, vous êtes entièrement concentré sur la saison à venir ?

-          Nous n’avons quasiment que des joueurs en fin de contrat. Notre volonté est d’en garder la majorité. Mais ce ne sera pas évident. De plus, la préparation se fera sans moi. Les Jeux olympiques s’étaient terminés tôt, l’an passé, mais l’Euro en Slovénie a lieu en septembre. Et le championnat aurait repris cinq jours après la fin de la compétition européenne si les deux « wild cards » avaient été retenues. Là, on aura 15 jours, mais c’est peu tout de même.

La signature de Leloup est un signe…

-          Comment se présente l’effectif pour la prochaine saison ?

-          Notre priorité est d’assurer la signature de cinq JFL (NDLR : joueurs formés localement, les Français, en réalité). La signature de Jérémy Leloup, l’ailier de Dijon, montre que le club a changé de visage. Il était un des joueurs les plus convoités de la ProA, et il vient chez nous. Pas pour des raisons financières car certains clubs lui proposaient plus ! Il arrive à maturité et je pense qu’il peut encore progresser. Romain Duport a resigné hier pour deux ans et nous sommes ravis de continuer avec lui. La signature d’Axel Toupane est en bonne voie et je suis sur la piste d’un quatrième « JFL ». Nous avons aussi la volonté commune de continuer avec Ricardo Greer et les discussions avancent. J’espère que nous trouverons un terrain d’entente, car j’ai beaucoup de respect pour sa fidélité…

Propos recueillis par Jean-Claude Frey

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