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SIG-Nanterre31-05-13 - 6
Actualités Nanterre prend une option !

Nanterre prend une option !

Aux portes de l’enfer…

SIG-Nanterre31-05-13-5La SIG a abordé ce troisième match capital de la finale de ProA avec de bonnes intentions. Longtemps en tête, elle est tombée en seconde période dans le rythme effrené que Nanterre lui a imposé '70- 60). Samedi, Nanterre, soutenu par un public de feu, peut créer la sensation. La SIG n’a plus qu’une petite chance : s’imposer dans le 4e match pour revenir au Rhenus. Dur, dur…

Le match avait commencé bien avant le coup d’envoi. Les quelques supporters strasbourgeois, perchés sous le plafond de Coubertin, ne pesaient pas lourd face à la marée verte qui avait envahi la salle parisienne pour y mettre une ambiance du tonnerre ! Et puis, quand les joueurs furent lâchés dans l’arène, sous le regard des « Braqueuses », la tension fut rapidement palpable. Fébriles, les deux formations manquaient leurs premières tentatives. Même l’entre-deux avait échappé à Ajinça, mais Toupane volera rapidement le ballon à Lighty. On attendra même la 3e’ pour voir Passave-Ducteil ouvrir le score… Les deux formations, tétanisées par l’enjeu, jouaient la trouille au ventre. A l’expérience et en pénétration, Ricardo Greer plaçait son équipe en tête (4-5) puis Ajinça lui donnait un très léger avantage : 4-7 (6e’). Le score évoluait très lentement. Gênés par la défense agressive de la SIG, Meacham, Brun et Lighty manquaient la cible mais c’est de Jerémy Nzeulie, plutôt habitué aux basses besognes et déjà en vue dans le match 2, que vint soudain le danger : 8-7.

Un étau serré à fond

Des deux côtés, les défenses étaient intenses, acharnées. Vincent Collet se mit à pianoter sur son banc, lançant Duport, Jeanneau, puis peu après Shurna et Siggers. Et, pénalisé par sa maladresse à trois points (0 sur 4 dans le premier quart, 1 sur 7 à la pause), Nanterre ne pouvait empêcher la SIG de boucler la première période à 10-13 grâce à deux pénétrations de Ricardo Greer pourtant ciblé  et pris dans l’étau vert.

SIG-Nanterre31-05-13-2C’est avec l’entrée de Maxime Zianveni que les Strasbourgeois réussirent à se donner un peu d’air. Le grand Max glanait deux rebonds offensifs aussitôt transformés : 14-23 (15e’). De l’autre côté, la SIG affichait l’intransigeante défense du premier match et Nanterre s’empêtrait… Siggers attaquait le cercle avec beaucoup d’agressivité et l’écart se maintenait : 16-25 (17e’). La SIG pensait pouvoir souffler mais, petit à petit, après le temps de Pascal Donnadieu, Meacham, puis Lighty, se libéraient. Siggers manquait deux lancers-francs et Nanterre rappliquait sur les talons des Alsaciens après la première réussite à longue distance de Meacham : 22-25 et 26-30 à la pause. Un (trop) petit avantage eu égard à l’investissement défensif.

Ajinça, à qui Collet avait longuement parlé avant la reprise, revenait avec plus de calme et de sérénité. Avec l’aide de Campbell, il maintenait Nanterre à distance : 33-38, 37-42 (25e’). Et puis les Franciliens se mirent à emballer le match et la SIG tombait dans le piège du rythme effréné des « petits hommes verts ». Qui n’allaient pas tarder à devenir grands… Brun marquait son premier panier, Warren enchaînait, la SIG piétinait et bafouillait son basket, devenu statique. Et à l’entame de la dernière période, Nanterre était passé en tête (49-44) dans une ambiance de folie !

Nzeulie, facteur X

Le 12-2 de la fin du 3e quart allait même se transformer rapidement en 17-2. Contenu à des tâches défensives, Jérémy Nzeulie prit feu, scorant même à trois points. L’écart enflait encore (61-48, 33e’). La SIG n’avait marqué que six points en neuf minutes, entre la 26e’ et la 35e’. Ricardo Greer sonnait la révolte (61-53) mais Lighty puis Meacham douchaient les derniers espoirs alsaciens, les deux paniers de Shurna arrivant trop tard.

Nanterre contrôlait la fin de match dans un Coubertin survolté. Il faudra être costaud pour gagner samedi et espérer un match décisif au Rhenus. Mais Vincent Collet et toute sa troupe y croient. Dur comme fer.

Jean-Claude Frey

 

Le match en vitesse

NANTERRE – SIG 70-60. Stade Pierre de Coubertin. 3800 spectateurs. Arbitres : MM. Maestre, Chambon et Antiphon.

Les périodes : 10-13, 16-17 (mi-temps : 26-30), 23-14 (49-44), 21-16.

NANTERRE : 28 paniers sur 57 tirs (49%) dont 7 sur 17 à trois points, 7 LF sur 9, 27 rebonds (Brun, Lighty et Nzeulie 6) dont 7 offensifs, 15 passes (Warren 5), 14 balles perdues, 15 fautes.

Meacham 13, Corosine, Lighty 8, Brun 6, Passave-Ducteil 12, puis Warren 12, Nzeulie 14, Judith, Palacios 5.

SIG : 26 paniers sur 55 tirs (47%) dont 0 sur 7 à trois points, 8 LF sur 13, 33 rebonds (Zianveni 5) dont 9 offensifs, 8 passes (Campbell 3), 18 balles perdues, 16 fautes.

Campbell 9, Toupane 2, J. Greer 1, R. Greer 13, Ajinça 9, puis Jeanneau 2, Shurna 4, Siggers 4, Zianveni 10, Duport 6.

Les réactions

Vincent Collet : « Ils sont montés en puissance en deuxième mi-temps et le match s’est joué sur deux moments faibles de notre part : l’entame de seconde mi-temps, qui n’a pas eu d’incidence au score parce qu’on marquait aussi, mais on leur a laissé des paniers faciles, et en fin de 3e quart, lorsqu’ils sont passés devant. On ne s’en est pas remis. Nanterre a alors repris confiance et dans ces cas-là, comme je l’avais déjà dit, ils deviennent intenables. Nous devrons être meilleurs offensivement samedi et mettre plus de mouvement. Nos extérieurs ne bougent pas assez et ce n’est pas faute de le leur dire. La fatigue ? Je ne sais pas. En défense, on devra être capable de faire ce qu’on a fait en première mi-temps plus longtemps. On est dans une situation critique mais je refuse de croire que ça puisse être terminé. On a fait un match courageux, engagé, mais pas un grand match. Samedi, si on veut revenir chez nous pour la 5e manche, il faudra faire un grand match… On peut gagner, j’en suis convaincu. J’y crois… »

Romain Duport : « On encaisse 26 points en première mi-temps, 44 en seconde. Le match s’est joué là, quand notre défense a pris l’eau. On ne va pas se mentir : ça va être très difficile maintenant. A nous d’être meilleurs en défense. On ne va pas lâcher. L’ambiance ? On s’y attendait, le public soutient ses joueurs, c’est  normal ».

Pascal Donnadieu : « En première mi-temps, on fait une défense de qualité en encaissant 30 points seulement. Mais on a souffert au rebond offensif, avec Zianveni. Je leur ai demandé de mettre plus de rythme, de courir et c’est pour cela que j’ai fait jouer Warren et Meacham simultanément pour mettre un peu de folie dans le match. On avait scoré à 1 sur 7 à trois points à la pause avec des bons tirs. Je leur ai dit de continuer, de ne pas perdre confiance. On a fait 6 sur 10 après la pause… Finir le travail samedi, ça va être compliqué. Mais on a déjà réalisé six exploits. Si on veut être champions, il en faut un septième. Savoir qu’on va jouer dans une ambiance de folie, ça nous permettra de nous surpasser. »

Jérémy Nzeulie : « On est revenus plus agressifs en seconde mi-temps et ça nous a permis de faire un petit écart. Je crois qu’on avait plus d’envie qu’eux… Strasbourg m’a laissé des positions et j’en ai profité, mais je reste avant tout dans mon rôle défensif. L’ambiance était géniale. Ils étaient toujours derrière nous quand étaient menés. Et ils ont fait un bruit d’enfer quand on est passé devant. Ça nous a boosté. On n’aura pas de pression dans le 4e match. Se dire qu’on est à une victoire du titre, c’est génial ! »

 

 

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Shooting de la matinée au Stade Pierre de Coubertin

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