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Actualités Nanterre – SIG (match 3) : réaction immédiate ?

Nanterre – SIG (match 3) : réaction immédiate ?

La série finale de ProA est à égalité : 1-1. Mais en s’imposant au Rhenus, la surprenante équipe de Nanterre a pris l’avantage du terrain et peut conclure en recevant à deux reprises, ce mardi (20h30) puis samedi, à Paris, salle Coubertin. Mais la SIG est décidée à réagir après la déconvenue du match 2. Immédiatement.

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Le combat des chefs s’intensifie. Au-delà de la lutte sur terrain, le duel entre les deux coaches, Vincent Collet et Pascal Donnadieu, retient toute l’attention. « C’est comme un jeu d’échecs, disait le coach nanterrien l’autre soir, après le succès de son équipe. Nous allons essayer de garder un coup d’avance, mais Vincent Collet va forcément essayer de trouver la parade ».

Le coach strasbourgeois n’a pas eu besoin de chercher longtemps pour trouver où et comment son équipe avait laissé filer l’occasion de mener 2-0. Au point de se trouver (presque) déjà au pied du mur. « Notre problème a été défensif. Notre baisse d’intensité leur a permis de retrouver leur rythme et dès lors, ils deviennent incontrôlables ». En guise de preuve, le staff alsacien, qui a l’habitude de préparer des montages vidéo très élaborés, a simplement projeté à l’équipe le premier quart temps. Celui où tout a basculé, où la SIG a encaissé 26 points, loin de ses standards défensifs.

 

La preuve par les chiffres

Les chiffres de la saison viennent corroborer les thèses de Vincent Collet et Pierre Tavano. La SIG sait gagner les matches en scorant 79 points ou plus. Elle l’a fait 10 fois sur 16 en saison régulière. Mais lorsqu’elle en encaisse 80 ou plus, elle n’a remporté qu’une victoire (contre Boulazac) en neuf rencontres ! CQFD. « Nanterre ne va pas s’arrêter, c’est à nous de les arrêter » avait insisté Collet avant le début de la série. Ce matin, à l’issue d’un entraînement où les joueurs, qui tiennent tous à être au top mardi soir, ne se sont peut-être pas totalement livrés, il a ajouté : « Si on n’a pas un niveau défensif suffisant, ils peuvent le refaire. Il faudra contrôler le rythme et ne pas être chloroformé comme vendredi ! » Il évoquait bien sûr la performance offensive des Franciliens, et attendait beaucoup, pour ce match-charnière, de ses hommes. Et comme pour enfoncer le clou, il poursuit : « Les 26 points de Meacham ont été la conséquence de notre attitude. On l’a laissé s’installer dès le début dans sa zone de confort. Faut pas se leurrer, il peut le refaire, comme Lighty qui avait scoré 35 points à Chalon ! »

Personne, dans les deux camps n’ignore que le 3e acte de cette dramatique exceptionnelle peut faire pencher la balance. « Le perdant aura une pression énorme samedi et le vainqueur prendra l’ascendant… » A ce titre, les déclarations de Johan Passave-Ducteil, très solide face à Alexis Ajinça, publiés par « Le Parisien », ne sont pas pour déplaire au clan alsacien. « Nous n’avons plus qu’à finir le travail… » Allusion aux deux matches dans la chaude ambiance de Coubertin que les supporters de Nanterre – 10 000 demandes de billets pour 3 000 places ! – vont envahir demain et samedi.

979952_667660006583643_487033675_o« L’esprit combatif, la plus belle qualité en play-offs »

C’est dans l’attitude, là précisément où ils avaient failli vendredi après leur superbe entame dans le match 1, que les joueurs de la SIG trouveront leur salut. « Il faut retrouver l’esprit combatif, c’est la plus belle qualité en play-offs, insiste Vincent Collet. Les valeurs basket sont importantes, évidemment, mais elles ne suffisent pas, seules. Il faut défendre son panier, tous les espaces, et démontrer qu’on a la plus grande envie de l’emporter. L’avantage du terrain vaut moins que la détermination. » Le coach de la SIG et ses joueurs s’appuieront sur cette affirmation pour frapper un grand coup dès mardi soir. Et tout porte à croire que le scénario de cet acte 3 sera encore bien différent de celui des deux premiers, déjà diamétralement opposés.

A Strasbourg, on regrette aussi que pour des raisons d’indisponibilité de la salle Coubertin, Nanterre ne pouvant pas évoluer dans son légendaire gymnase Maurice-Thorez, les deux rencontres ‘’retour’’ ne se disputent pas en 48 heures, comme celles du Rhenus. Car Pascal Donnadieu avait su remobiliser ses troupes, autour du gâteau de son 49e anniversaire, après l’affront du match 1, pour provoquer la réaction d’orgueil que l’on sait. « Cet esprit commando, que l’on peut entretenir sur deux jours avec la vie de groupe, est très important. On peut capitaliser dessus, en ayant les joueurs sous la main en permanence. Là, quel que soit le résultat de mardi, nous devrons rentrer à Strasbourg mercredi, pour retourner à Paris vendredi, préparer le 4e match de samedi soir… »

Alexis Ajinça, malmené par Johan Passave-Ducteil, auteur d’un deuxième match de mammouth, aura soif de revanche. Le titre de MVP qui lui a échappé au bénéfice de son ami Edwin Jackson, il veut à tout prix l’effacer avec un trophée de champion. Ricardo Greer, rudoyé par Stephen Brun, au-delà sans doute des limites réglementaires à maintes occasions, veut redevenir le patron du secteur intérieur. Les deux atouts majeurs de la raquette strasbourgeoise avaient d’ailleurs été réduits à 9 paniers sur 25 tirs. Une misère à laquelle ils n’étaient pas habitués. Autant dire qu’ils seront remontés…

Tous les autres de Louis Campbell, impeccable dans l’engagement, à deux doigts de ramener son équipe à hauteur en fin de première mi-temps, mais « plombé » par quelques balles perdues, à Aymeric Jeanneau, qui tient à finir sa carrière en beauté, en passant par John Shurna, totalement muselé dans le match 2, le vaillant Max Zianveni, Jeff Greer, percutant sur la fin, grâce à la zone-press, Axel Toupane, Jason Siggers ou Romain Duport, clairement en-dedans, ont à cœur de montrer leur vrai visage. Celui qui doit porter la SIG vers les sommets et l’Euroleague.

L’heure est venue d’en apporter la preuve la plus cinglante !

Jean-Claude Frey