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Actualités Tim Abromaitis, la force tranquille

Tim Abromaitis, la force tranquille

Derrière son visage d’ange et ses yeux clairs, Tim Abromaitis, le nouvel ailier fort de la SIG, cache un esprit guerrier qu’il ne manifeste toutefois que sur le terrain. A 24 ans – il les fête aujourd’hui –, il veut encore progresser et faire avancer son nouveau club. Il compte pour cela sur Vincent Collet et sur l’Euroligue.

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Tim Abromaitis sous le maillot de l'Université de Notre-Dame.

Avec un patronyme dont la consonance… lituanienne n’échappe à personne, Tim Abromaitis était fait pour le basket-ball. Pourtant, ce sont de lointains ancêtres qui ont franchi l’Atlantique. « Mes arrière-grands-parents étaient lituaniens, c’est vrai.  Ce sont eux qui avaient émigré depuis la Baltique mais la passion du basket, c’est de mon père que je l’ai héritée » dit-il d’emblée dans un grand sourire. Jim Abromaitis, légende d’UConn, l’Université du Connecticut, pour laquelle il a inscrit plus de 1000 points, avait été drafté au début des années 80 par les New Jersey Nets. « Mais il avait préféré s’engager pour le Real Madrid, avant de jouer en Italie, en Espagne, en Turquie et de finir sa carrière professionnelle au Japon » lance le fiston, fier du parcours paternel. C’est à Storrs, le quartier de Mansfield qui abrite l’Université du Connecticut que Jim a rencontré Debra, une patineuse artistique dont la famille était originaire d’Italie. Debra sera la maman de Jason 28 ans, et de Tim, et c’est dans le même Etat, à Waterbury, que le joueur de la SIG est né, il y a 24 ans aujourd’hui…

C’est dans l’Indiana, cependant, dans la célèbre université de Notre-Dame, chez les Fighting Irish, qu’il fera son cursus et qu’il franchira une étape décisive dans sa carrière de basketteur. C’est là que l’ASVEL ira le dénicher, en début de saison dernière, pour le lancer dans le grand bain européen. Après un début de saison prometteur, Abromaitis avait eu un peu plus de mal à boucler l’exercice. « Le changement avait été moins brutal que je ne l’imaginais… C’est vrai que c’était un style de vie différent, avec une nouvelle langue, un nouveau type de basket, mais malgré tout, je m’y suis bien fait ». Ainsi, en 36 matches joués, ses statistiques avaient été correctes : 8,1 pts à 49% et un pic à 22 pts contre Paris-Levallois, 40% à trois points, 3,8 rebonds. « Il relevait de blessure et a eu un peu de mal, physiquement, explique Paul Lacombe qui l’a suivi, grâce aux choix de Collet, depuis l’ASVEL en Alsace. Mais là, depuis la reprise, on voit qu’il a retrouvé du jump, de la verticalité. Je suis ravi de le retrouver ».

« Une ville agréable, des coéquipiers sympathiques »

Tim Abromaitis a vite adopté Strasbourg et ses nouveaux partenaires. « Je me sens bien, la ville est agréable, j’ai de bons coéquipiers, il y a de bon coaches. J’ai quitté Villeurbanne parce que je n’avais qu’un an de contrat et que je voulais poursuivre ma carrière en Europe. Mon agent a cherché mais le choix s’est vite porté sur la SIG après la discussion que j’ai eue avec Vincent Collet. Le courant est vite et bien passé ».

Du coup, cet ailier fort de 2,03m ne manque pas d’ambition pour la saison à venir. « Nous avons une bonne équipe, avec des joueurs talentueux et j’espère que nous aurons beaucoup de succès. Le défi de l’Euroligue est très excitant et je pense que nous pouvons rivaliser avec tout le monde ».

Tim ne se voile pas la face cependant devant l’ampleur de la tâche qui l’attend avec la SIG. « Bien sûr, ce sera dur, mais c’est ce qui me plaît et je suis venu là pour joueur contre les meilleures équipes européennes ». Tous ceux qui l’ont vu à l’œuvre, lors des premiers matches de préparation ont pu mesurer son engagement. Abromaitis ne donne pas sa part au chien dans la lutte sous les paniers. Et son adresse, à trois points notamment, a déjà fait quelques dégâts.

Joueur d’échecs et de jeux vidéo

Dans la vie, Tim Abromaitis est un gars très cool, d’une grande simplicité, un peu timide même. Il n’hésite pas cependant, à s’aventurer seul au centre-ville, qu’il apprécie, malgré le handicap de la langue. « J’ai appris l’espagnol à l’école, cela m’aide parfois un peu, mais je veux progresser en français. Je vais m’y mettre, c’est promis. Je le comprends assez bien, je me débrouille pour commander à manger ou à boire, mais je veux aller plus loin ». Et saisir ainsi l’occasion pour échanger aussi avec les supporters de la SIG.

Tim apprécie aussi la vie en dehors du basket. Et lorsque les entraînements et les matches ne l’accaparent pas trop, il aime à recevoir des amis chez lui, jouer aux jeux vidéo, lire, écouter de la musique et est aussi un joueur d’échecs assidu et passionné. « L’an dernier, à Lyon, j’allais avec quelques amis dans un club jouer aux échecs. J’ai beaucoup aimé ».

A Strasbourg, Tim Abromaitis vit encore seul, sans petite amie. « Je cherche… » dit-il éclatant de rire. Puis, plus sérieusement. « Pour le moment, être seul m’aide à être parfaitement concentré sur le basket. Et c’est bien ainsi… »

Jean-Claude Frey