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Actualités A Kaunas, l'apprentissage continue pour la SIG, largement battue (88-64)

A Kaunas, l'apprentissage continue pour la SIG, largement battue (88-64)

Largement dominée ce jeudi soir à Kaunas (88-64) par une équipe lituanienne déchaînée, la SIG a peut-être perdu plus qu'un match. Elle n'a jamais trouvé les ressources pour endiguer la rafale de paniers à trois points (14 sur 22, soit 64% de réussite !) qui lui est tombée sur la tête et freiner l'engagement des "verts" au rebond... Seul Alexis Ajinça a pu se hisser au niveau de cette compétition impitoyable dont les Strasbourgeois ne cessent de découvrir l'intensité et le niveau.

murphy

A l'image d'un Kevin Murphy dépassé par le niveau de l'Euroligue et qui n'a pu stopper Jasikevicius, la SIG a sombré à Kaunas...

La bataille de Zalgiris, dont le club porte le nom a marqué le succès des troupes du grand-duc Vytautas sur les chevaliers teutoniques en 1410. Elle est fondatrice de la Lituanie. Aujourd’hui encore dans ce jeune et dynamique pays balte, cet événement du Moyen-Age représente une fierté nationale et le symbole de la résistance à l’envahisseur. Et si, à Kaunas, les traces de Napoléon, qui franchit le Niemen à la tête de l’armée impériale en 1812 pour y lancer la campagne de Russie, sont encore très présentes, les grognards de Vincent Collet ont connu, face au club local, une petite Berezina…

Il fallait ce soir, sauver la nation. Les deux revers contre le Real et Milan, avaient mis le Zalgiris en danger en Euroligue. Le fervent peuple lituanien, debout, avait chanté l’hymne national, pour mettre encore un peu plus de pression sur les épaules strasbourgeoises. Et montré à ses joueurs et à leur nouveau coach, le légendaire Stombergas, qu’il était de tout cœur avec eux pour les pousser à la victoire. Même le grand Lavrinovic, blessé depuis un mois, ne se ressentait plus d’une main pourtant abîmée…

La SIG pourtant n’était pas impressionnée, malgré deux premiers échecs à trois points de Leloup et Campbell. En face, Pocius était plutôt en réussite (6-2) mais Jérémy Leloup trouvait la mire : 8-9 (4e’). La SIG tenait le choc au rebond et en défense. Mais déjà, Vincent Collet dut puiser dans la (maigre) réserve de son banc et Murphy était, à deux reprises, pris de vitesse par Pocius, intenable : 14-11. Quand Campbell scorait à son tour à 6,75m et qu’Ajinça trouvait la position préférentielle, les Alsaciens revenaient à 16 partout. Mais ce diable de Pocius enquillait à nouveau à trois points pour clore le premier quart.

« Maître » Jasikevicius inscrit son 300e panier bonifié en Euroligue, Diot se blesse…

La Zalgirio Arena fit alors une ovation à l’entrée en jeu de Sarunas Jasikevicius. Et ce maître à jouer de 37 ans allait très rapidement, après le panier de Leloup, inscrire le 300e panier bonifié de sa carrière en Euroligue ! Mais aussi distillé des passes à ses équipiers pour mettre son équipe sur orbite. La SIG mesurait alors, avec les remplaçants sur le terrain et un Murphy dépassé, le fossé qui la séparait de ce très haut niveau. Intensité, engagement, adresse bien sûr, tant de choses qui lui faisait défaut. Et les artilleurs lituaniens continuaient sur leur lancée. De 26-23 (14e’), le score enflait à 39-28 et 44-35. A la pause, Kaunas avait inscrit 8 paniers bonifiés sur 14 tirs, contre 7 sur 15 à deux points. La SIG ne manquait pas de bonne volonté mais à ce niveau-là, c’était forcément insuffisant. De plus, Alexis Ajinça avait trois fautes, dont une antisportive, et Antoine Diot venait de se blesser aux ischio-jambiers. C’était déjà beaucoup, même si le score laissait encore un faible espoir de retour.

pocius

Martynas Pocius (23 pts, cinq passes, 25 d'éval) a fait très mal aux Strasbourgeois.

Leloup montra la voie, mais écopait d’une 3e faute sévère dans la foulée. Et Pocius, encore lui, revanchard face à Collet, Diot et Ajinça, d’une finale de l’Euro perdue il n’y a pas si longtemps avec l’équipe nationale, poursuivait son festival à trois points, bientôt relayé par Justin Dentmon (12 au total en  trois quarts temps) ! L’écart prenait des proportions inquiétantes passant de 53-42 à 66-47 et 72-51 à l’entame du dernier quart. Ajinça trouvait heureusement des ouvertures, Lacombe y mettait beaucoup d’énergie mais n’était pas récompensé en attaque et la SIG frisait la correction : 81-58 (37e’). Avec quatre fautes commises seulement au cours de la seconde période, les Strasbourgeois avaient renoncé dans leur tête... Collet, pour sa part, préservait même Greer, plutôt en vue (16 d’évaluation) et Campbell, en nets progrès, dans la perspective d’un match importantissime à Gravelines, samedi, qu’il faudrait peut-être jouer sans Diot.

Le douloureux apprentissage du très haut niveau continue. Vincent Collet qui redoutait le manque de moyens et d’expérience de son équipe, se trouve fort démuni. Alors que l’ogre Real Madrid est annoncé jeudi prochain au Rhenus…

Jean-Claude Frey

 

Le match en vitesse

ZALGIRIS KAUNAS – SIG 88-64. – Zalgirio Arena. 8 500 spectateurs. Arbitres : MM. Lamonica (Italie), Cmikiewicz (Pologne) et Araña (Espagne).

Les périodes : 19-16, 25-19 (mi-temps : 44-35), 26-16 (70-51), 18-13.

KAUNAS : 34 paniers sur 61 tirs (55,7%) dont 14 sur 22 à 3 pts, 6 LF sur 6, 40 rebonds (Vene 6) dont 12 offensifs, 22 passes (Pocius 5), 19 balles perdues, 18 fautes.

Dentmon 15, Lipkevicius 8, Pocius 23, Jankunas 2, Javtokas 13, puis Jasikevicius 13, Vene 9, Klimavicius 2, Milaknis 6, Kupsas 4, Vecvargas, Lavrinovic 2.

SIG : 25 paniers sur 61 tirs (40,9%) dont 6 sur 19 à 3 pts, 8 LF sur 9, 23 rebonds (Greer 7) dont 9 offensifs, 18 passes (Ajinça 4), 12 balles perdues, 11 fautes.

Diot, Campbell 10, Leloup 12, Greer 8, Ajinça 21, puis Lacombe 4, Murphy, Toupane, Abromaitis 5, Duport 4.

Les réactions

Vincent Collet : «Nous savions avant d’arriver que ce match était très important et que le changement d’entraîneur allait engendrer un état d’esprit particulier, notamment chez les joueurs lituaniens. Ils ont démarré fort mais dans le premier quart temps, on a plutôt bien joué, mes joueurs ont respecté ce qui était demandé. On a un peu fléchi dans le deuxième quart et ils ont fait le break. On savait pourtant que l’écart n’était pas irrémédiable. Malheureusement, on leur a donné trop de tirs et leur incroyable pourcentage à trois points nous a définitivement distancés. Ils nous aussi dominé au rebond et ces deux statistiques expliquent en grande partie la différence entre les deux équipes ».

Saulius Stombergas : « Ce match était très important pour nous. Nous avons bien contrôlé la défense pour empêcher nos adversaires de marquer et notre pourcentage à trois points nous a bien aidés. Nous voulions les laisser à 60 points. Strasbourg a une bonne équipe mais pour eux, c’était difficile ce soir, en raison des événements internes qui nous ont poussé à nous surpasser. Nous étions très concentrés et chacun de nos joueurs a voulu démontrer que nous étions les meilleurs. Il faut maintenant continuer dans cette voie ».

 

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