Basket
banniere_internet_aeroport.jpg
banniere_internet_aeroport.jpg
Personne en Situation de Handicap
réservez dès maintenant vos places via YOOLABOX
DB2_7483
Actualités Bamberg – SIG : en route pour l’aventure

Bamberg – SIG : en route pour l’aventure

La SIG débute ce mercredi soir à Bamberg, avec… Antoine Diot, une saison en Euroligue pour laquelle elle nourrit de légitimes ambitions. Tout en gardant les pieds sur terre devant l’ampleur de la tâche.

DB2_7471

Alexis Ajinça sera l'un des atouts majeurs de la SIG à Bamberg.

Il y avait un peu d’excitation positive, cet après-midi, au moment où le bus quittait le Rhenus en direction de la Bavière. 11 gaillards dont la plupart vont découvrir demain ce qui se fait de mieux en Europe, partaient pour une belle aventure. « On va essayer de renverser les montagnes, sourit Collet. L’Euroligue, c’est toujours aussi fort mais on va essayer de prendre ce qu’il y a à prendre. La fenêtre est étroite mais je ne crois pas au hasard. Depuis des années, les clubs français ne sont pas loin, mais ils n’y arrivent. Il leur manque donc quelque chose. Dans la rigueur, dans la qualité du jeu ».

Ce petit quelque chose, il espère bien l’inculquer à ses hommes, tout faire pour que cette année enfin, la bascule se fasse dans le bon sens. Et tout commence à Bamberg. « Ce n’est pas non plus l’équipe la plus forte de la planète. C’est le début de saison, ils ne sont peut-être pas encore prêts, comme le prouve leur défaite au Bayern (74-64) » poursuit le coach. L’adversaire de la SIG a perdu également à l’ALBA Berlin (79-78), puis à Quakenbrück (71-68). Trois défaites à peine compensées par deux victoires contre Weissenfels (86-70) et Tubingen (85-62). « C’est une équipe qu’on connaît. Elle a gardé son ossature, son coach depuis plusieurs années et a été championne d'Allemagne quatre saisons de suite. On dit qu’en France, il n’y a pas de hiérarchie, mais en Allemagne, il y en a une et c’est Bamberg qui gagne… Alors que d’autres équipes, comme le Bayern, Berlin, Ulm ou Oldenburg sont très fortes… » s’exclame Vincent Collet.

15 joueurs dans l’effectif !

Inutile de préciser qu’il sait que la tâche qui attend sa troupe est copieuse. « Quatrième participation consécutive en Euroligue, Top 16 la saison dernière, il y a de l’expérience, bien plus que chez nous ». Et si l’on entre dans le détail de l’effectif, on frémit ! Pas moins de 15 joueurs dont huit ‘’non-Allemands’’ constituent le roster de Brose Bamberg. « Ils ne peuvent jouer qu’avec sept étrangers en championnat, où John Goldsberry et Jamar Smith se relaient, alors qu’en Euroligue ils pourront jouer tous les deux… Zirbes [qu’Alexis Ajinça a croisé en août au Rhenus avec la sélection nationale] et Neumann occupent le poste cinq, alors que Sharrod Ford et Damir Markota [le Croate vient d’arriver comme pigiste médical du Serbe Velickovic], les deux ailiers forts, dominent Abromaitis et Greer de 10cm sous la toise » s’inquiète Vincent Collet.

Le danger viendra aussi de Casey Jacobsen, l’ailier américain, un des 13 joueurs de l’histoire de l’Euroligue à tirer à plus de 40% à trois points et plus de 300 tirs réussis en carrière ! Et il faut y ajouter encore Zach Wright, redoutable meneur-scoreur qu’Antoine Diot a côtoyé au Mans il y a quatre saisons, ou le Slovaque Anton Gavel qui a porté le même maillot que Louis Campbell, celui de Giessen, deux saisons durant… Puis Rakim Sanders, le sixième… Américain ou Karsten Tadda, l’arrière international, également présent à l’Euro en Slovénie.

Enfin, comment ne pas évoquer Chris Fleming, le coach… américain de l’équipe, en Allemagne depuis plus d’une décennie, qui a mené Bamberg aux quatre titres nationaux.

« Avec confiance et envie »

Mais il en faudrait bien plus pour refroidir la SIG. « Nous partons avec beaucoup de confiance et d’envie, tout en restant réaliste, lâchait Vincent Collet peu avant le départ. Nous n’aurons peut-être qu’une opportunité de remporter ce match, il ne faudra pas la gâcher et la saisir dès qu’elle se présentera. Dans notre poule, où figure la meilleure équipe d’Europe, le Real Madrid, Bamberg n’est peut-être pas moins fort qu’Istanbul, Milan ou Kaunas, on sait que le début est capital ». Et c’est peut-être davantage dans les premières rencontres que la SIG peut surprendre ses adversaires.

Elle misera sur son « vieux » grognard, Ricardo Greer (43 matches d’Euroligue joués avec la SIG, Pau-Orthez ou Nancy), jamais aussi motivé que lorsque le niveau monte, sur Alexis Ajinça, qui voudra prouver que son titre de champion d’Europe lui a vraiment fait franchir un palier. On sera curieux de voir aussi ce que Kevin Murphy pourra apporter à sa formation, tout comme Leloup, Lacombe, Toupane ou Abromaitis qui découvriront pour la plupart cette compétition qui fait rêver.

Enfin, Collet a accueilli avec un énorme soulagement le retour à l’entraînement, lundi soir, d’Antoine Diot. Le relais de Louis Campbell – ce dernier a vite oublié la petite entorse subie hier soir –, pourrait bien être le facteur X de l’équipe. Sa première apparition officielle sous le maillot de la SIG se fera donc dans la plus belle des compétitions de club. De quoi décupler ses forces et son envie. Le talent, on l’a vu à Ljubljana, il l’a depuis belle lurette.

Jean-Claude Frey

 

Bogavac reste jusqu’en décembre

Nebojša Bogavac a vu son contrat d’entraîneur-adjoint de Vincent Collet et Pierre Tavano prolongé jusqu’à la fin de l’année. Arrivé en août pour seconder Pierre Tavano jusqu’à la reprise, pendant l’absence de Vincent Collet, parti décrocher l’or avec l’équipe de France à l’Euro slovène, le Monténégrin a accueilli la nouvelle « avec plaisir ». «  Je suis très heureux de continuer à travailler avec Vincent. Nous avons un très bon groupe et je suis sûr qu’il va progresser encore… »