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Actualités Ce soir au Rhénus : la SIG à l’assaut de la forteresse Istanbul

Ce soir au Rhénus : la SIG à l’assaut de la forteresse Istanbul

Retrouvez le fil du match sur le site de l'Euroleague, des informations tout au long du match sur Twitter, les scores à la mi-temps et à la fin du match sur Facebook et des photos ici à partir de la fin de la première mi-temps et la suite à la fin du match.

Match diffusé en direct sur Be In Sport.

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C’est un événement. Pour la première fois depuis sept ans, la SIG accueille un match d’Euroleague au Rhenus Sport. Et pour l’occasion, c’est un fleuron de la compétition, Anadolu Efes Istanbul, qui déboule. Les Strasbourgeois sont prêts à relever le défi.

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Alexis Ajinça avait réussi une sortie prometteuse à Bamberg. Contre Istanbul, il faudra encore élever le niveau d'un cran...

Avec ses rivaux stambouliotes du Fenerbahce et de Galatasaray, l’adversaire proposé ce vendredi soir (20h45) à la SIG, est un must de l’Europe du basket-ball. Des titres à foison, mais aussi des quarts de finale de l’Euroleague et deux participations au Final Four. Dans les quinze dernières années, Anadolu Efes s’est installé dans le top de la compétition majeure du Vieux continent. « C’est une équipe qui a un vécu et une histoire de très haut niveau » souligne Vincent Collet. « A priori, c’est la deuxième cylindrée de notre groupe si l’on considère que le Real est en ce moment ‘’injouable’’. Mais cela ne nous empêchera pas de croire à une possible victoire contre Istanbul ».

L’équation est simple. Sur le papier du moins. La SIG devrait jouer sa qualification pour le top 16 contre Milan, Kaunas et Bamberg. La première expérience, la semaine dernière en Bavière, a apporté aux Strasbourgeois la preuve de l’ampleur de la tâche qui les attend. « Ce match est important bien sûr, comme tous les autres, mais il l’est aussi pour notre adversaire. On est vu comme le petit, et il faut nous battre sous peine de faire une contre-performance ».

Des joueurs exceptionnels

Anadolu Efes Istanbul, c’est un autre style de jeu, probablement, que celui proposé par les Allemands de Bamberg, axé sur la base arrière et l’adresse au large. Là, c’est du costaud à l’intérieur, mais aussi beaucoup de talent à la périphérie. « Zoran Planinic, le meneur croate, et Jamon Gordon, l’Américain, sont très importants, mais ils ont surtout un numéro 4 serbe, Dusko Savanovic exceptionnel, profilé Euroleague, excellent shooteur mais qui a de la taille, de la dureté. Il représente à lui tout seul un cas épineux » poursuit Collet.

Auteur de 22 pts contre Milan la semaine passée, Savanovic qui, avec 1,2 million d’euros, « croque » l’équivalent de la totalité de la masse salariale de la SIG (!), a également scoré une vingtaine de points dans les deux rencontres de championnat… perdues. Car paradoxalement, pour l’heure, les Stambouliotes sont derniers de leur championnat national. « Et il libère des espaces pour Gordon et Planinic, des perforateurs de défense » ajoute Collet. Le coach de la SIG sait bien que le danger viendra de partout et qu’il ne faudra pas laisser le moindre espace, le moindre centimètre à ces joueurs-là sous peine d’être puni.

Le roster d’Istanbul ne s’arrête bien sûr pas à ces trois éléments. « Le quatrième très gros danger, c’est Kostas Vasileiadis, le remarquable shooteur grec » continue Collet qui n’oublie pas l’international turc Semih Erden, un intérieur remuant, excellent défenseur, Stanko Barac, le Croate (2,17m), « des bonnes mains mais moins mobile », ou Scotty Hopson, l’ailier américain. Avec pour compléter le tout, des joueurs turcs de devoir, qui jouent davantage en championnat, laissant la place le plus souvent en compétition européenne, aux… huit étrangers !

Est-ce à dire que la SIG n’a pas la moindre chance ? Sûrement pas. Vincent Collet et son équipe en sont persuadés. « Il ne faut pas s’attendre à nous voir les battre sur les seules qualités de basket. C’est d’ailleurs ce qu’il a de plus beau dans le sport, que de pouvoir renverser la hiérarchie établie par les qualités mentales, le combat. Il faut s’inspirer de ce que Nanterre a proposé contre Moscou. » Le coach alsacien a senti que, depuis la semaine dernière, son groupe avait avancé. « On est dans la bonne direction, dans l’engagement, la vitesse de démarquage. Est-ce que ce sera suffisant ? Il faudra encore trouver les tirs et… les mettre ».

Franchir un cap

Allusion à peine déguisée à la faible capacité de la SIG, depuis le début de saison, à scorer à trois points, par exemple. « C’est une vraie souffrance. On en a marqué 12 en quatre matches de championnat, c’est trop peu. Mais il n’y a pas de raison que cela ne change pas. Nous avons des joueurs pour scorer à trois points : Antoine [Diot], Louis [Campbell], Jérémy [Leloup], Tim [Abromaitis] et même Kevin [Murphy]». Le moment est peut-être venu pour eux de se montrer. Le premier cap, cependant, que Vincent Collet souhaite voir franchi par son équipe, c’est celui « des intentions d’Euroleague sur la vitesse de démarquage, la pose des écrans, la dureté défensive, le contact en défense. C’est le b.a.-ba. Après, il faut en plus mettre des paniers… Et de toute évidence, la marge d’erreur se rétrécit. Ce que tu peux te permettre en championnat de France, tout en gagnant des matches, ne suffit pas en Euroleague ».

Le constat est clair et net. Il faut faire « un match hors normes » pour gagner. La SIG pourtant est prête à relever ce défi. Et si ce n’est pas pour demain, elle ne lâchera pas le morceau dans les rencontres suivantes, à Kaunas et même contre le Real. Si toutefois le public du Rhenus était prêt à pousser son équipe, à l’aider à renverser des montagnes, à ajouter son énergie à celle, énorme, des joueurs, l’exploit serait à portée de mains.

Jean-Claude Frey