Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
Personne en Situation de Handicap
réservez dès maintenant vos places via YOOLABOX
DSC08441
Actualités Les légitimes ambitions de Paul Lacombe

Les légitimes ambitions de Paul Lacombe

Lyonnais de naissance, Paul Lacombe, le nouvel arrière de la SIG n’avait jamais quitté sa région d’origine. Il arrive en Alsace plein d’ambitions légitimes…

DSC08486

Paul Lacombe, ravi de rejoindre la SIG et Vincent Collet.

Il est né à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, il y a un peu plus de 23 ans. C’est là qu’il a signé sa première licence de joueur avant de rejoindre, lorsqu’il était minime, le club-phare de sa région, l’ASVEL, où il a passé une douzaine d’années. Il y a gravi tous les échelons, passant par les espoirs avant de signer son premier contrat pro et de plonger dans le grand bain sous la houlette de… Vincent Collet. Dans les équipes de jeunes, il a connu la sélection nationale en moins de 18 ans, moins de 19 et moins de 20. « Avec la médaille d’or des championnats d’Europe en moins de 20 à Zadar avec Andrew Albicy, Nicolas Lang, Ferdinand Prenom ou Alexis Tanghe notamment, et Jean-Aymé Toupane comme coach. C’est là sans doute que j’ai joué mes meilleurs matches, lors des finales ». Paul Lacombe insiste pour rappeler le souvenir douloureux de cette épopée. « Nous avions perdu en cours de saison un ami très cher, Jonathan Bourhis, le meneur de Dijon, dans un accident de la route, et cela nous avait tiré vers le haut pour décrocher une médaille ».

En fin de saison dernière, après un rapide bilan et à l’expiration de son premier contrat pro de trois ans, Paul Lacombe décide de faire ses valises. « Le moment était venu pour moi de changer d’air. D’autant que la dernière saison ne s’est pas trop bien passée, sportivement parlant, en terme de temps de jeu. Je me suis blessé et lorsque je suis revenu, l’équipe avait une belle dynamique. Et puis, j’avais envie de découvrir autre chose. A Villeurbanne, j’étais dans un cocon familial, toujours considéré comme le p’tit gamin du coin ! ».  Enfin, jouer derrière Edwin Jackson, MVP français de la saison, ne facilitait pas les choses…

Une belle ville, un club qui monte en puissance et un coach exceptionnel

Pourquoi, dès lors, avoir choisi Strasbourg ? « Le club monte en puissance depuis quelque temps. Je savais que c’est une belle ville et c’est un critère qui compte, pour moi. Mais mon premier choix, c’était Vincent Collet. C’est lui qui m’a donné ma chance à l’ASVEL et j’ai eu un sentiment d’inachevé, en terme de formation, lorsqu’il a été coupé en milieu de saison ». Et l’Euroleague ? « C’est un bonus. Je suis extrêmement content de la jouer d’autant que beaucoup de bons joueurs n’ont jamais eu cette chance. » De sa première expérience avec Villeurbanne, en 2009/2010, il ne garde pourtant pas un souvenir impérissable. « J’étais très jeune et je garde surtout l’expérience des voyages… On avait de plus une équipe pour jouer le Top 16 qu’on avait manqué pour un panier à Zagreb… »

Mais Paul Lacombe ne veut pas seulement changer de région, il veut aussi changer de statut… « Je me sens de mieux en mieux dans cette équipe. Physiquement, je commence à avoir de bonnes sensations, à me retrouver à un niveau où je peux espérer franchir un palier. On trouve des automatismes entre nous. L’équipe partage le ballon et les trois joueurs qui nous ont manqué pendant la préparation partagent cette philosophie. C’était aussi une des raisons de ma venue, je savais que je m’intégrerai facilement à l’équipe, aux formes de jeu préconisées par Vincent. »

Le néo-Strasbourgeois est aussi ravi de retrouver son équipier de la saison dernière, Tim Abromaitis. « Je m’entendais bien avec lui, quelqu’un d’extrêmement gentil, un des rares Américains à ne jamais se plaindre, à ne pas parler pour rien. Un gentleman, un chic type ».

Arrière costaud, capable de dépanner à la mène, avec un physique solide, Paul Lacombe s’acquitte sans souci des tâches ingrates tout en aimant semer la panique dans les défenses adverses. Le tir extérieur en revanche n’est pas sa marque de fabrique mais il peut aisément progresser dans ce domaine.

En trottinette au Rhenus

Lorsqu’il ne hante pas les parquets, Paul Lacombe est plutôt un garçon cool. Il suffit de le voir arriver au Rhenus et repartir, chaque jour, sur sa trottinette, pour s’en convaincre. « C’est pratique et écologique. Y’a qu’en hiver, lorsqu’il neige que je ne sais pas encore ce que je vais faire. Je n’ai pas les bons pneus ! » Pour ses loisirs, selon son humeur, il se repose – « ne rien faire me fait du bien » –, il aime partager des moments avec ses amis, jouer aux cartes, à la console de jeu. « J’aime bien les bons restaurants aussi, aller au cinéma avec ma copine ».

Le choix de Strasbourg a été une aubaine aussi pour Madinina Donivar, sa compagne, basketteuse elle aussi. « Elle jouait en N1 à Villeurbanne et a trouvé ici à Geispolsheim un club à sa mesure, très sympa, où elle été bien accueillie ».

Une raison de plus pour Paul d’aborder la saison de toutes les espérances avec beaucoup de sérénité.

Jean-Claude Frey