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Actualités Si près de renverser la montagne

Si près de renverser la montagne

A la peine en première mi-temps (12-30 à la 12e'), la SIG y a pourtant cru jusqu'au bout, revenant à trois points d'Istanbul (64-67) à deux minutes de la fin. Mais le métier et le talent de Planinic et Hopson a permis aux Turcs de s'imposer : 66-76. Rien n'est perdu si la SIG confirme le niveau de jeu affiché en deuxième mi-temps...

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Ricardo Greer, dos au mur turc constitué par Scotty Hopson et Jamon Gordon. Comme un symbole.

Le début avait été prometteur. Dans une ambiance très… turque, Leloup et Diot à trois points, puis Ajinça, avaient placé la SIG sur les bons rails : 8-7 (3e’). Déjà, pourtant, le talent de Planinic, la puissance de Hopson, le métier d’Erden, pesaient sur la partie. Alors que Dusko Savanovic, la star stambouliote, victime d’une angine, n’avait même pas fait le déplacement en Alsace. Malheureusement, les Strasbourgeois qui déroulaient plutôt bien leur jeu (18 passes au total contre 9 seulement aux Stambouliotes), se montraient terriblement maladroits à deux points. « Nous étions crispés, tendus… » dira le coach. Anadolu Efes n’en demandait pas tant, Vasileiadis en rajoutant encore à longue distance et la note était salée : 8-19 (8e’) puis 12-22 à la fin de la période.

Vincent Collet avait lancé Toupane, puis Duport et encore Abromaitis pour enrayer l’hémorragie et trouver des solutions en attaque. Mais la SIG ratait toujours des paniers immanquables et Istanbul creusait encore l’écart : 12-30 (8e’). C’est l’entrée de Paul Lacombe qui constituera le premier déclic. Son énergie, la justesse de son jeu d’attaque étaient à l’origine, avec Leloup et Ajinça, d’un 13-1 bienvenu. A 25-31, l’espoir revenait. « Paul a été exemplaire, appliquant à la lettre ce qui était demandé » soulignera Vincent Collet. Mais sanctionné d’une 3e faute, Lacombe quittait le parquet et la SIG prenait à nouveau l’eau : 25-37, 29-43 au repos. « Lorsqu’on a été maladroit, on s’est mis à chercher d’autres solutions, à vouloir inventer. Ça ne pouvait pas marcher… »

Un retour magnifique

A 29-45, Diot et Leloup, comme à l’entame, scoraient à nouveau à 6,75m. Et puis Ajinça se mit à son tour à peser sur le match : 41-50, 47-54 (29e’). Las, la SIG payait cash les bévues commises dans la foulée de ce retour : 49-58. Il fallut les premiers paniers de Campbell pour pousser le Rhenus, plutôt amorphe et impressionné, à soutenir enfin son équipe. Car à 53-59 (34e’), l’espoir renaissait. Mieux même, avec un nouveau passage de Lacombe et le retour de Diot, puis un dunk tonitruant d'Ajinça qui fit bondir le Rhenus, la SIG se rapprochait même à trois petits points : 64-67 (38e’). Tout le monde se mit à y croire, mais le talent et le métier de Gordon, Hopson et Planinic éteignirent les derniers espoirs…

La SIG pouvait regretter sa maladresse (4 sur 20 à deux points en première mi-temps !) et ses balles perdues (20 encore ce soir). Mais aussi le (trop) faible rendement de ses quatre Américains (14 d'évaluation cumulée contre 41 aux joueurs français), symbolisé par l'impuissance de Kevin Murphy à élever son niveau de jeu . Elle sait désormais ce qu’il faut corriger pour jouer, les yeux dans les yeux, avec les grands d’Europe.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – ANADOLU EFES ISTANBUL 66-76. Rhenus Sport. 5 540 spectateurs. Arbitres : MM. Hierrezuelo (Espagne), Perez (Espagne) et Silva (Portugal).

Les périodes : 12-22, 17-21 (mi-temps : 29-43), 20-15 (49-58), 17-18.

SIG : 23 paniers sur 57 tirs dont 8 sur 17 à 3 points, 12 LF sur 13, 34 rebonds (Ajinça 9) dont 9 offensifs, 18 passes décisives (Greer 5), 20 balles perdues, 23 fautes.

Diot 8, Campbell 4, Leloup 13, Greer 10, Ajinça 18, puis Lacombe 5, Murphy 4, Toupane 2, Duport 2, Abromaitis.

AE ISTANBUL : 25 paniers sur 55 tirs dont 6 sur 18 à 3 points, 20 LF sur 29, 30 rebonds (Dragicevic 7) dont 7 offensifs, 9 passes (Planinic et Gordon 3), 13 balles perdues, 20 fautes.

Planinic 15, Gordon 12, Hopson 20, Dragicevic 7, Erden 8, puis Osman 4, Balbay, Vasileiadis 8, Barac 2.

Les réactions

Vincent Collet : « On sort du match avec l’impression d’être très près et pourtant si loin… Pa rapport à Bamberg, on y a mis plus d’énergie, spécialement en deuxième mi-temps quand on est revenus. Mais on n’a pas réussi à franchir le pas pour passer devant en raison de pertes de balles fâcheuses et de tirs trop rapides. Il faut arrêter ces petites erreurs qui nous pénalisent trop. Nous sommes en progrès mais ce n’est pas suffisant. Je suis déçu par notre maladresse en première mi-temps car le jeu était plutôt bien en place. Kaunas sera un match-clé avant de recevoir le Real, grand favori de la poule. Il faudra en prendre un des deux, contre Kaunas ou Milan. Sinon, ce sera mission impossible d’aller au Top 16 ».

Antoine Diot : « On a appris de Bamberg et de nos erreurs. On progresse de jour en jour mais on n’est pas encore assez intenses sur 40 minutes. Il y a tout de même d’énormes points positifs, ce soir ».

Oktay Mahmuti (entraîneur d’Istanbul) : « Je voudrais tout d’abord féliciter le coach Collet et tout le basket français pour la victoire au championnat d’Europe. Quant au match, nous avons bien démarré, des deux côtés du terrain. En seconde mi-temps, nous avons dû gérer en raison des blessures de plusieurs joueurs, notamment Savanovic en nous appuyant sur notre avance. Mais Strasbourg est revenu très près. C’est une victoire importante pour nous dans la perspective de la qualification ».