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Actualités SIG – Chalon : enchaîner

SIG – Chalon : enchaîner

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Après la belle victoire ramenée de Villeurbanne, la SIG doit confirmer demain à 15h15, sous l’œil des caméras de France 3, contre Chalon, le champion 2012, qui avait, comme les Strasbourgeois, manqué son entame à domicile samedi dernier. Confiance mais aussi… méfiance.

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Louis Campbell et la SIG ont redressé la barre à Villeurbanne. Il faut confirmer contre Chalon.

« On est revenu avec ce qu’on était allé chercher… » Vincent Collet ne cachait pas sa satisfaction, ce matin, passant outre les imperfections encore perceptibles dans le jeu strasbourgeois. « On a été constant dans l’engagement et on y a mis tout le cœur qu’il fallait pour décrocher la victoire ».

L’Euroleague pointe le bout du nez

Il sait aussi, mieux que quiconque et le répète à l’envi, que le succès à l’extérieur ne sera validé que par une victoire à domicile dans le match suivant… « Cette rencontre face à Chalon est très importante. A nous de montrer le même visage déterminé, qu’à Villeurbanne ». Ce choc face aux Chalonnais est d’autant plus important qu’il peut à la fois conditionner le positionnement en ProA mais aussi lancer la saison d’Euroleague. Accumuler de la confiance avant d’aller, mercredi, défier Bamberg dans un match sans doute déjà capital pour viser le Top 16, serait la meilleure manière d’aborder la compétition internationale.

La méfiance sera néanmoins de mise. « Chalon a fait un mauvais match contre Orléans et a eu toute la semaine pour préparer le choc de demain. De plus, ils nous avaient surclassés en préparation, même si nous étions incomplets, et viendront en confiance. Cette défaite est peut-être encore dans la tête de certains de nos joueurs » ajoute l’entraîneur de la SIG.

L’horaire inhabituel va aussi modifier les habitudes. Télé oblige – la LNB a permis à France Télévisions de retransmettre une douzaine de matches et le premier, relayé par France 3 Alsace et France 3 Bourgogne, sera celui du Rhenus, demain –, la rencontre aura lieu à 15h15… « Nous sommes conscients que cela n’arrange pas nos supporters et nous avons même dû rembourser de nombreux spectateurs qui avaient acheté les billets dans la perspective d’un match à 20h, regrette Martial Bellon, le président. Mais il fallait accepter le deal de voir une télé de plus s’intéresser au basket ». Du côté sportif, Vincent Collet insiste pour dire « qu’il faudra être prêt tôt dans l’après-midi, et ne pas attendre 20h, sinon, il sera trop tard ! C’est pourquoi nous irons manger tous ensemble à midi et que nous nous mettrons au vert à partir de demain matin ».

Rien n’est laissé au hasard, on le voit, mais c’est sur le terrain que tout se décidera. Chalon a changé d’entraineur, Gregor Beugnot laissant sa place à son ancien adjoint, Michaël Hay. « Il y a des choses qui perdurent, le système défensif est conservé, la relation entre Evtimov et Tchicamboud est maintenue. Mais l’arrivée de Hervé Touré, cette semaine, ajoute une menace supplémentaire. Chalon a fait une préparation plutôt réussie et elle a peut-être abordé confortablement son premier match ». Tombés de haut, les Bourguignons, qui ont trouvé une porte de sortie à l’erreur de casting commise avec Wilbert Brown, venu pour deux ans d’Aix-Maurienne et qui n’avait pas le niveau de la ProA, voudront effacer leur premier faux-pas. « Avec Bostic, Slaughter ou Brockman, ils ont un potentiel évident. Même si la blessure de Jean-Baptiste Adolphe décale un peu leurs rotations ».

A la SIG, on espère que Murphy renouvellera la sortie convaincante de mardi, que Campbell sera encore le patron dont l’équipe a besoin, que Leloup, moins timoré que face à Nanterre, et Lacombe, monteront encore en régime, que Toupane confirmera les belles promesses de ses deux premières sorties. Que Ricardo Greer qui a retrouvé l’essentiel de ses sensations à l’ASVEL, sera au rendez-vous. Abromaitis sera sans doute encore précieux à son relais, et si Ajinça oublie son non-match de mardi, que Duport retrouve son niveau de fin de saison, tous les espoirs sont permis.

Gérer une saison-marathon

D’ores et déjà, d’ailleurs, la SIG doit penser à l’enchaînement des matches. Avec la priorité d’en remporter le plus grand nombre. Sur tous les fronts. Une équation sur laquelle tous les clubs français se sont cassé les dents depuis dix ans. « C’est une saison-marathon et il faudra gérer la récupération, les temps de jeu des uns et des autres, préparer les matches. Mais d’abord, on veut gagner les matches. C’est pour ça que c’est difficile pour les équipes françaises en Euroleague. On n’a pas les effectifs qui le permettent. Il faut faire le maximum avec les moyens qui sont les nôtres ».

Le retour d’Antoine Diot apportera une solution supplémentaire à la SIG. Mais ce ne sera pas pour aujourd’hui. S’il a rechaussé les baskets et a commencé sa réathlétisation, le nouveau meneur ressent encore une douleur à sa cheville. « On ne prendra pas de risque avant qu’il soit prêt ».

Alors, même à neuf, mais neuf guerriers comme ceux qui ont décroché un succès tout de même probant mardi dans le Rhône, et même dans un Rhenus sans doute loin d’être comble, la SIG fera tout pour s’imposer. Le reste de la saison pourrait bien dépendre, pour beaucoup, d’un succès contre Chalon.

Jean-Claude Frey