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Actualités SIG : réaction attendue à Kaunas

SIG : réaction attendue à Kaunas

Pour son troisième match d’Euroligue, après deux défaites à Bamberg et contre Istanbul, puis un match raté contre Cholet lundi, la SIG joue gros, ce jeudi à Kaunas (18h45). Les Lituaniens battus par le Real et à Milan et dont on connaît la légendaire culture de ce jeu, sont au pied du mur. Ils viennent de surcroît de changer d’entraîneur et doivent vaincre à tout prix. Même s'ils ne seront ''que'' 10 ou 12 000 spectateurs dans une salle qui peut en contenir 18 000, l'ambiance sera garantie…

 

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Si Campbell, Ajinça, Greer et la SIG ne veulent pas tourner le dos à l'Euroligue, il faut vaincre à Kaunas. Dur, dur...

Les murs du vestiaire strasbourgeois ont tremblé. La froide colère de Vincent Collet qui s’est empressé de dire à ses joueurs ce qu’il pensait de leur performance, lundi soir contre Cholet, est passée par là. « Ils m’ont exaspéré par leur attitude… » Dès le lendemain et avant de sauter dans le car qui les emmenait à Francfort pour rallier Kaunas par les airs, les joueurs de la SIG ont été ‘’conviés’’ à une séance d’entraînement avancée de 13h à midi… Ricardo Greer, en bon capitaine, en a profité pour réunir ses hommes dès 11h30 pour une réunion interne où ils se sont tout dit. Pour mieux se mobiliser…

Car il faudra mettre du cœur à l’ouvrage, jeudi soir, à Kaunas. Le légendaire Zalgiris, exsangue financièrement, joue lui aussi sa survie en Euroligue. Et dans un pays où le basket est une religion – ceux qui ont suivi la finale de Ljubljana il y a un mois à peine s’en souviennent – c’est tout un peuple qui sera derrière son équipe. Après une première défaite en championnat, samedi à domicile contre Siaulai (78-79), c’est le coach grec, Ilias Zouros, qui a été remercié ! Remplacé par une légende du basket lituanien, Saulius Stombergas. « Jasikevicius va tout faire pour gagner et aider son ami de toujours, champion d’Europe avec lui en 2003… Le contexte de ce changement de coach va peser dans la rencontre… » admet le coach alsacien.

111 matches d’Euroligue en moyenne contre… 10 !

Mais il veut garder des raisons d’espérer. « Ils ne sont pas meilleurs que nous, se plaît à répéter Vincent Collet. Mais ils ne sont pas moins bons non plus ! » C’est donc bien sur l’envie, sur la capacité à se surpasser que se jouera ce troisième tour de la saison régulière. « Je n’imagine pas un seul instant que l’on puisse être aussi amorphes, aussi peu concentrés que lundi. La problématique est différente. Par rapport aux autres équipes du groupe, Kaunas a un peu moins de profondeur de banc, mais sept très bons joueurs d’Euroligue. Trois intérieurs, deux très bons, Javtokas et Jankunas, relayés par le sérieux Klimavicius. A l’extérieur, deux très bons arrière, l’Américain Justin Dentmon et Jasikevicius, « Docteur pick and roll », Pocius, un joueur cadre de l’équipe nationale, Lipkevicius, un jeune un peu dans le registre de Jérémy Leloup » liste Vincent Collet. Les autres apportent une dizaine de minutes par match, avec tout le savoir-faire du basket lituanien dans les bagages.

Quelques chiffres suffisent à calmer les ardeurs des plus fervents supporters de la SIG. Quand Istanbul affichait 61 matches d’Euroligue en moyenne par joueur, les sept joueurs majeurs de Kaunas en compte 111, ceux de la SIG 10 (45 pour Greer, 25 pour Diot, les plus « capés »). Avec un pic à 208 pour Sarunas Jasikevicius, vainqueur de l’épreuve à quatre reprises avec Barcelone, le Maccabi Tel Aviv et le Panathinaïkos ! On peut y ajouter un titre européen avec l’équipe nationale, une médaille olympique et une flopée de titres nationaux en Lituanie bien sûr, mais aussi en Espagne, en Israël et en Turquie. Sans oublier 140 matches NBA avec Indiana et Golden State. Les esprits chagrins diront qu’à 37 ans il n’est plus celui qu’il a été, mais son charisme et sa notoriété suffisent dans un match de cette importance à… faire peur. Et pour l'occasion, Krystof Lavrinovic (2,09m), blessé à la main depuis un mois, pourrait bien effectuer sa rentrée puisqu'il était à l'entraînement, à la veille du match !

Quant à Robertas Javtokas, il retrouvera sur sa route un certain Alexis Ajinça, croisé un soir de finale de l’Euro sur le parquet de Ljubljana ! « Ce sera un match différent, très difficile pour moi car je sais que je vais être ciblé. Ça se jouera sur le mental, faudra faire attention aux fautes et être le plus performant possible. On a besoin d’une victoire, pour se relancer en Euroleague mais aussi pour retrouver la confiance en championnat » insiste l’intéressé. Si le grand Alexis confirme depuis le début de saison son changement de statut, il attend de toute évidence que d’autres se hissent à son niveau.

« Ils nous préparent l’enfer »

On attend davantage par exemple d’Antoine Diot, encore gêné par une cheville douloureuse, de Louis Campbell ou de Tim Abromaitis. Jérémy Leloup tire son épingle du jeu, Ricardo Greer monte en puissance malgré le handicap de la taille à ce niveau exceptionnel, et le peu de danger qu’il apporte par son tir extérieur. Enfin, l’énergie défensive de Toupane et de Lacombe est précieuse, mais ce sont avant tout les cadres qui doivent tenir la comparaison avec les joueurs majeurs de l’adversaire. « C’est un match-couperet prévient Collet. Le perdant abandonnera sans doute déjà toutes ses chances de se qualifier, sauf miracle. A nous d’élever notre niveau de jeu pour espérer l’emporter, rester dans le match en gérant la balle au mieux, résister à la pression car l’entame sera décisive. Et je ne serai pas surpris que Jasikevicius soit dans le cinq… Ce sera une bataille, la raquette sera cadenassée. On aura sûrement des tirs, alors, si on pouvait retrouver un peu d’adresse… »

Les vœux de Vincent Collet, à qui l’on demande des autographes à l’hôtel et dans la rue à Kaunas, où il a été rapidement reconnu, seront-ils exaucés ? « De toute façon, il ne faut pas avoir peur et se rendre compte où on est. Et qui on est… » Après le match contre Cholet, il s’était déjà montré très réaliste. « Nous sommes une équipe de ProA invitée en Euroligue et pas encore une équipe d’Euroligue qui se promène dans son championnat… » Avant le choc contre Kaunas, il saura le rappeler à ceux qui parfois, pourraient l’oublier. Le chemin est encore long, c’est sûr, mais la construction de l’édifice est en cours. Elle passe peut-être par Kaunas…

Jean-Claude Frey

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