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Actualités A Gravelines, relance indispensable

A Gravelines, relance indispensable

Au retour d’un long et douloureux périple en Lituanie, pour ne pas tomber dans la spirale négative de la défaite et avant d’accueillir le Real Madrid puis Paris-Levallois au Rhenus, la SIG très probablement privée d'Antoine Diot veut se relancer. Attention, danger ! Diminué et mal parti en championnat, le BCM Gravelines reste un gros morceau…

 

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Tim Abromaitis aura peut-être l'occasion d'apporter davantage en ProA qu'en Euroligue samedi soir à Gravelines.

L’équation est complexe. Et le chantier en cours… Comment après trois défaites en moins d’une semaine, même si elles sont de nature différente, disputer dans la foulée un quatrième match sans être en proie au doute ? Vincent Collet et son staff ont mal dormi, se sont posé beaucoup de questions. Tout en sachant que les réponses ne viendront pas forcément d’eux seuls. « Les matches s’enchaînent, c’est vrai, insiste Collet mais l’Euroligue et la ProA sont deux compétitions différentes. A Gravelines, c’est surtout la mauvaise défaite contre Cholet qu’il faudra essayer de compenser. Mais je ne sais pas du tout dans quel état de fraîcheur nous serons samedi soir ». Et si la cadence est celle de la NBA, les conditions de voyage ne sont pas les mêmes que dans la ligue américaine…

Avion privé contre low cost

Car bien davantage que lors du premier déplacement à Bamberg, la SIG a goûté ces derniers jours en se rendant à Kaunas aux « joies » de l’Euroligue. Des voyages longs, des transferts obligés, des déplacements en bus, des attentes interminables. Là où le Real Madrid se déplace en avion privé, arrivant la veille des rencontres pour repartir dès le coup de sifflet final, les Strasbourgeois se sont déplacés en avion low cost de Francfort à Kaunas mardi, puis en bus jusqu’à Vilnius d’où ils ont rejoint Bruxelles par les airs afin de rallier tard ce vendredi, Gravelines à nouveau en autocar. Budget oblige…  Et c’est là qu’ils enchaîneront avec un match de ProA capital. « Heureusement nous jouons samedi. Car si le match avait été fixé au dimanche, nous serions rentrés à Strasbourg pour repartir presque aussitôt dans le Nord » estime Collet. Là, en quelque sorte, la SIG limite un peu la casse…

Et c’est dans l’avion ou dans les aérogares, en visionnant le match européen et un DVD d’une rencontre des Nordistes, que Vincent Collet et son staff ont préparé leur prochain rendez-vous. Plutôt que sur un parquet ou devant un paper board. Le coach n’y voit cependant pas que des inconvénients : « En si peu de temps, on ne peut pas corriger ce qui ne fonctionne pas ou combler des lacunes. Alors on insiste sur les comportements, que l’on peut rectifier de suite. Et puis le groupe vit ensemble, soudé, solidaire, dans une bonne ambiance, ce qui après tout n’est pas inutile non plus ».

Mais il faudra aussi et surtout retrouver des jambes et de l’envie. Retour en arrière du coach sur le net revers  de jeudi. « On peut améliorer certains secteurs. Par exemple ne pas faire que 11 fautes si on encaisse 88 points ! Mais à part cela, c'est vrai, ce laps de temps très court entre deux matches ne plaide pas pour nous » continue Vincent Collet.

Sans Antoine Diot…

Aux difficultés rencontrées dans le jeu, au manque de dureté de certains en défense, aux carences et aux absences de Kevin Murphy par exemple, sont venus s’ajouter d’autres soucis. Déjà handicapé par un torticolis au réveil, jeudi, jour de match, Antoine Diot s’est de  surcroît blessé contre le Zalgiris. L’échographie qu’il passera ce samedi matin, grâce au staff médical de Gravelines, révélera la gravité de la blessure aux ischio-jambiers. Mais il y a fort à parier qu’il ne sera pas apte à tenir sa place. Vincent Collet a d’ailleurs déjà mis une croix sur la présence du combo international. « Cela ressemble fort à une élongation… »

Le coach ne veut pas trop noircir le tableau non plus. « Il y a aussi des éléments positifs dans le match de jeudi, heureusement. Greer remonte, Campbell nous apporte davantage, Leloup confirme sa capacité à jouer en Euroligue, Lacombe a montré des choses intéressantes et Ajinça, sur la lancée de l’Euro, assure le standing espéré. On a donc des éléments sur lesquels il faut capitaliser en essayant d’aller chercher d’autres ressources ».

Le paradoxe de Gravelines

Désigné comme l’un des favoris de la ProA pour avoir terminé en tête les deux dernières saisons régulières, le BCM est mal parti. Trois défaites consécutives après un maigre succès contre Roanne (65-64) lors de l’ouverture. Et la moins bonne attaque du championnat avec 62,3 points marqués seulement, pour une formation qui affichait la meilleure attaque l’an passé ! Seul le puissant Marcus Lewis, venu de Murcie et pisté cet été par… la SIG au cas où Ajinça ne prolongerait pas, tient son rang avec 17,25 pts par match. Il faut dire qu’avec les blessures successives de Yannick Bokolo, Abdou Mbaye et Yakouba Diawara, presque au même poste de jeu, les Maritimes n’ont pas été épargnés. Christian Monschau a vu arriver cette semaine un premier pigiste médical, John Holland, l’ancien shooteur de Roanne, alors que le second, D.J. Kennedy, débarqué dans la journée, ne sera pas qualifié pour le match de samedi.

Paradoxalement, Gravelines a en revanche enchaîné trois victoires en autant de rencontres en Eurocup et caracole en tête de sa poule. Assistant au passage à l’éclosion de Jonathan Rousselle, un jeune meneur de retour au club après deux saisons en ProB à Boulogne-sur-Mer. Avec 18 pts et 5 sur 9 à trois points, l'ancien coéquipier de Paul Lacombe en équipe de France des moins de 20 ans, a été un des meilleurs marqueurs de son équipe face à Mons-Hainaut mardi… Avec Solo Diabaté et Juby Johnson sur les postes extérieurs, Cyril Akpomedah et Ousmane Camara, les Nordistes ne manquent pas d’arguments.

« Il faudra surtout que l’on se concentre sur nous-mêmes, insiste Vincent Collet. On aurait tort de se retrancher derrière les difficultés de l’adversaire pour croire que la victoire nous tend les bras.  On sort de deux matches, celui de lundi sur l’attitude, et celui de jeudi sur le niveau, qui n’étaient pas satisfaisants. Pas de quoi être rassurés ».

Jean-Claude Frey