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Actualités A Milan pour "lâcher les chevaux"

A Milan pour "lâcher les chevaux"

Après quatre défaites en Euroligue et au moment de boucler le cycle aller à Milan, ce vendredi à 20h30, la SIG n’a plus rien à perdre. Dans la ville natale d’Ettore Bugatti, dont on connaît les liens avec l’Alsace, tout près aussi du siège d’Alfa-Roméo, il faudra « lâcher les chevaux » selon Collet. Sans complexe mais avec enthousiasme et… rigueur.

Sig - Paris Levallois - 091113 - 03

Après le Real, c'est Milan que Jérémy Leloup et Alexis Ajinça s'en vont défier ce vendredi.

On a beau tourner les chiffres dans tous les sens, il manque encore, incontestablement, une dimension à la SIG pour s’inviter à la table des « grands d’Europe ». Avec 83,3 points encaissés en moyenne, il faudrait une attaque de feu pour gagner des matches. « Or nous n’avons pas les moyens de scorer 80 points » martèle Vincent Collet. La performance offensive (65,5 points en moyenne) est même plutôt maigrelette… Dès lors, c’est en défense qu’il faut d’abord régler les problèmes. « Il faut monter notre niveau défensif, c’est clair, sinon on ne peut pas gagner. Franchir un cap au niveau de l’investissement, des blocages de l’adversaire aux rebonds, de l’intensité ».

Sept Américains et deux internationaux

Cette condition sine qua non, la SIG s’en rapproche, de match en match. « Mais ce n’est pas encore assez » admet Jérémy Leloup, convaincu que l’équipe progresse de match en match.  « C’est vrai, Milan a gagné à Bamberg de 14 points, là où nous avons perdu sur le même écart, mais nous ne sommes plus les mêmes. Si on rejouait les Allemands aujourd’hui… » continue l’ailier de la SIG. En attendant d’accueillir les Bavarois dans une semaine, la SIG a pris ce jeudi après-midi la direction de la Lombardie. « C’est une équipe dont j’ai visionné tous les matches puisqu’elle rencontre nos adversaires juste avant nous. Elle a beaucoup de talents individuels mais surtout, elle a progressé collectivement » constate Vincent Collet.

Autour de ses fers de lance tous deux gauchers, le rapide meneur Curtis Jerrells et l’expérimenté Keith Langford, dont il faudra stopper les pénétrations, Milan aligne le longiligne ailier David Moss et les puissants intérieurs Samardo Samuels et le colosse blanc C.J. Wallace. Pour pallier la blessure de Kristjan Kangur, l’ailier estonien, opéré du dos, qui a évolué à Villeurbanne sous les ordres de… Vincent Collet et au côté de Paul Lacombe, Emporio Armani vient de recruter un… intérieur supplémentaire, Gani Lawal (4e joueur à 2,06m), qui a toutefois peu joué lors de la récente défaite en championnat (79-71) à Bologne. Mais comme le coach, Luca Banchi, double champion avec Sienne, qui a succédé à l’intersaison au légendaire Sergio Scariolo, dispose également de Nicolo Melli et de David Chiotti pour occuper la « peinture », on devine aisément qu’Alexis Ajinça, Romain Duport ou Ricardo Greer seront placés sous haute surveillance ! Melli notamment, pilier de la Squadra Azzura et un des meilleurs rebondeurs offensifs de l’Euroleague, sort d’un 3 sur 3 à… trois points à Bamberg. Et comment ne pas évoquer Alessandro Gentile, le puissant et jeune (21 ans) ailier qui a éclaboussé le premier tour de l’Euro en Slovénie de son talent, ou encore Marquez Haynes, le meneur remplaçant, pour faire la preuve de l’impressionnante armada milanaise…

« Moins de déchets, plus d’adresse »

Milan, c’est aussi un pan d’histoire du basket européen. 25 titres de champion, quatre Coupes d’Italie, trois Coupes d’Europe des clubs champions, une coupe intercontinentale, trois victoires en Coupe des Coupes, deux en Korac, plusieurs qualifications au Top 16. Un palmarès qui en dit long sur les ambitions de l’adversaire, qui n’a disputé qu’un match à domicile pour trois déplacements, mais fermement décidé à décrocher un troisième succès qui lui ferait franchir un grand pas vers le Top 16. D’autant que les Milanais ont forcément un œil sur le Final Four qui se disputera en mai dans leur Mediolanum Forum de 12000 places.

La SIG, pourtant, y croit toujours, même si selon Collet, « c’est le match de la dernière chance ». « Tant que mathématiquement rien n’est fini, il faut y croire, se convainc Jérémy Leloup. On veut décrocher notre première victoire en Euroligue. Elle nous relancerait avec trois matches retour à domicile contre des adversaires directs, Bamberg, Kaunas, puis Milan ».

Pour y parvenir, outre la défense déjà évoquée, la SIG devra aussi améliorer son rendement offensif. « Il nous faut clairement avoir moins de déchets et plus d’adresse ». Vincent Collet a fait le diagnostic depuis quelques semaines. Mais les remèdes sont plus difficiles à trouver. « Ça passe peut-être par la révolte… »

Alors, n’hésitez pas, lâchez les chevaux !

Jean-Claude Frey