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Actualités Briller sur les bords du Bosphore

Briller sur les bords du Bosphore

 

Anadolu Efes Istanbul assurerait sa qualification au Top 16 s’il venait à s’imposer ce vendredi soir (19h15) contre la SIG. Mais les hommes de Collet, requinqués par leur succès contre Bamberg, qui se souviennent aussi qu’au match aller ils n’étaient pas passés très loin du succès, vont rendre la vie dure aux Stambouliotes. Tout en rêvant d’un exploit retentissant. L’Abdi Ipkeçi Arena va vibrer…

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Alexis Ajinça retrouvera Semih Erden et Scotty Hopson sur sa route...

L'avion s'est posé en douceur sur les rives du Bosphore, en début de soirée. Les basketteurs de la SIG et les… 22 supporters du « Club Affaires » qui les accompagnent sont à pied d’œuvre. Pas question, pourtant, à la veille de ce 7e rendez-vous européen, de parler de qualification. « Tant que mathématiquement on reste en vie, tout est possible. Même si on devait perdre en Turquie. Mais il faut avant tout se concentrer sur le match. D’abord en gagner un deuxième le plus vite possible. Surtout ne pas se tromper d’objectif. Tout donner pour y parvenir et faire les comptes par la suite ». Vincent Collet a planté le décor. Mais il sait aussi, pour y avoir gagné avec Le Mans, que l’antre stambouliote n’est pas imprenable. Et que, sur la lancée de ses deux victoires consécutives, l’une en Euroligue, l’autre en championnat, la SIG a changé de visage.

 La bataille du poste 4

 « Oui, c’est vrai, nous avons progressé depuis le match aller, mais Istanbul aussi ! » Pourtant, Anadolu Efes reste sur trois défaites en quatre rencontres européennes. Bien lancée après ses deux  victoires contre Milan et au Rhenus, l’équipe dirigée par Oktay Mahmuti a perdu au buzzer à Bamberg, a été étrillée à Madrid et malgré un succès contre Kaunas, s’est à nouveau inclinée à Milan après avoir mené de 14 points après 30 minutes. « Nous avons commis d’incroyables erreurs dans ce match et il ne faut pas qu’elle se reproduise, car nous visons une des deux premières places de la poule », précise le coach d’Istanbul. Bien sûr, il reste deux opportunités, ce soir et la semaine prochaine contre les Bavarois pour décrocher ce quatrième succès qui serait décisif, mais les Turcs ne voudront pas attendre. « Ils voient arriver le dernier du classement et savent qu’un succès peut les envoyer dans le Top 16… » Qu’importe, Greer et ses équipiers sont très motivés pour réussir ce coup d’éclat qui les placerait dans la lumière qui les fuit depuis le début de la compétition. « De tous nos matches aller, c’est celui que je regrette le plus, continue Collet. On l’a mal débuté en étant peureux, pas assez incisifs et nous étions venus mourir tout près en étant revenus à une possession ».

 

A cette époque, Istanbul s’était appuyé sur Scotty Hopson et Jamon Gordon, bien aidés par l’expérimenté meneur Zoran Planinic (499 passes décisives en carrière d’Euroligue !) et par Semih Erden qui retrouvera Alexis Ajinça sur sa route. Mais Dusko Savanovic, victime d’une angine, avait fait défaut et depuis, cet ailier fort a joué un rôle très important pour Anadolu Efes (13,8 pts en moyenne et surtout plus de 57% à trois points avec 7 tirs tentés par rencontre). « Un joueur très adroit, expérimenté, qui poste, très fort attaquant qui leur donne une dimensions supplémentaire » souligne le coach de la SIG. Mais à ce même poste précisément, la SIG a retrouvé des couleurs ces derniers temps, avec la résurrection de Ricardo Greer et l’éclosion de Tim Abromaitis. De quoi rivaliser avec Istanbul ?

 

Toujours sans Kevin Murphy

 

Collet se souvient encore que c’est le seul match aller au cours duquel son équipe n’a pas encaissé 80 points. « Si on les tient en-dessous de 75 points, on peut y croire… Mais il faudra faire preuve de la même générosité, du même engagement et du même état d’esprit que contre Bamberg. Dès le début et sans jamais relâcher, 40 minutes durant ! Il faudra les bousculer, les faire douter. Car il y a tellement de possibilités de marquer chez eux… » Collet pense bien sûr à ceux qui ont déjà été cités, mais il ne faudrait pas écarter Dragicevic, Vasileiadis qui a marqué à trois points dans chacun de ses huit derniers matches d’Euroligue, ou encore Barac et Gonlum, absent depuis le début de saison pour blessure et qui pourrait bien faire sa rentrée contre les Strasbourgeois.

 

La SIG s’est déplacée sans Murphy, insuffisamment remis, et il ne sera pas non plus au Havre dimanche en championnat. Elle a cependant prouvé qu’elle pouvait rivaliser sans son arrière US, et l’esprit de corps sera de mise. « Il faudra surtout jouer le plus juste possible en attaque, être au maxi. La différence s’est faite dans le troisième quart temps, contre Bamberg. Une période où nous avons perdu zéro balle… » Une référence à renouveler. Dès lors, tous les espoirs seront permis. Avant de recevoir Kaunas, puis Milan, dans des matches qui pourraient devenir à gros enjeu, l’intermède madrilène relevant plutôt de l’anecdote dans la course à la qualification.

 

Jean-Claude Frey