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Actualités C'est bon pour le moral !

C'est bon pour le moral !

Longtemps à la peine, sans ressort et maladroite, la SIG, menée de 12 points à la 25e' (40-28) a bien failli essuyer la tempête qui soufflait sur la Côte d'Opale. Au courage, elle a réussi à renverser le sort de la rencontre pour l'emporter 67-72 à Gravelines. Une défense retrouvée autour de Lacombe, Leloup, Campbell et Greer, avec un Ajinça dominant bien que maltraité, une adresse exceptionnelle en deuxième mi-temps (8 sur 11 à trois points) lui a permis de s'offrir un grand bol d'oxygène en championnat.

murphy dumortier

Kevin Murphy (face à Hugo Dumortier) n'a joué que les quatre premières minutes du match. Sans la moindre réussite... Sa dernière apparition ?

Vincent Collet avait sans doute raison de s’interroger sur l’état de fraîcheur de ses troupes au retour du long périple d’Euroligue. Il a malheureusement été rapidement fixé. Au terme d’un premier quart temps brouillon de la part des deux équipes, le score n’était pourtant que de 15 à 12. Car Gravelines semblait bon à prendre… Le coach de la SIG, privé d’Antoine Diot, blessé à la cuisse à Kaunas, avait voulu donner une dernière chance à Kevin Murphy très en-deçà des performances attendues de la part d’un joueur américain. Mais l’ancien de Tennessee Tech, très emprunté manquait quatre tirs faciles de suite, commettait deux fautes et au bout de quatre minutes seulement, Collet mettait fin à son calvaire… Il ne reviendra plus sur le parquet.

Lewis et Holland avaient enfin score (5-0, 3e’) mais la SIG attendait encore son premier panier. Il viendra d’un dunk d’Alexis Ajinça au bout de 225 longues secondes. A la maladresse venaient s’ajouter des pertes de balles (11 déjà à la pause !) et Gravelines s’envolait : 10-2 (5e’). Greer, Ajinça, puis Abromaitis relançaient enfin une machine sacrément grippée (13-12) juste avant la fin de la première période.

Ajinça malmené mais… sanctionné

Vincent Collet multipliait les changements sans pour autant trouver la bonne formule… Sous le regard de Marion Bartoli, qui avait donné le coup d’envoi, c’est Gravelines qui accélérait : 23-15 (15e’). Sans forcer car la SIG piétinait franchement en attaque. Toupane lui redonna des couleurs (26-23, 17e’) et Ajinça était dominateur sous le cercle. Lewis ne pouvait guère le stopper et usait de moyens illicites… sous le regard complaisant des arbitres. Au contraire, à deux minutes de la pause, c’est le pivot de la SIG qui était sanctionné d’une faute antisportive pour un geste de frustration. Dans la foulée, Vincent Collet, furieux, lançait un rageur : « C’est honteux ! » aux arbitres. Sanction immédiate : faute technique, quatre lancers francs et la possession à Gravelines. Et à la mi-temps, l’écart avait grandi, la SIG n’ayant inscrit que… 23 points. Une misère !

La défense monte d’un cran, la SIG passe devant

Le début de seconde période n’était pas plus convaincant. Diabaté, Lewis et le surprenant Duportier portait l’avance des Maritimes à +12 (40-28, puis 43-32). De plus, Axel Toupane avait déjà quatre fautes. Greer, en vrai guerrier trouvait quatre fois l’ouverture sous le cercle, Leloup scorait deux fois derrière l’arc. Le match prenait une toute autre tournure. Mais une fois encore, tout était parti de la défense qui était sérieusement montée en intensité. Mieux, sur un panier de Campbell suivi d’un lancer, les Strasbourgeois, portés par un 0-11, passaient en tête peu avant le money time : 46-48.

Il fallait alors enfoncer le clou, gérer au mieux. Louis Campbell retrouvait des jambes sur Diabaté, et son adresse à trois points, tout comme Lacombe : 52-57, 54-60 (35e’). Ricardo Greer en bon capitaine, revenait sur le parquet pour donner l’exemple, Lacombe scorait à 9 mètres, Leloup et Abromaitis se battaient comme des chiens et la SIG gagnait la bataille du rebond (47 à 29 et surtout 16 offensifs). Gravelines était dans les cordes : 57-70 (39e’). On mettra les dernières frayeurs et le retour des Nordistes à 65-70 sur le compte de la fatigue emmagasinée depuis mardi. L’essentiel était sauf et cette victoire efface le faux-pas contre Cholet tout en mettant du baume au cœur de la troupe de Collet.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

GRAVELINES – SIG 67-72. Sportica de Gravelines. 3 042 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Dubois et Amrani.

Les périodes : 15-12, 19-11 (mi-temps : 34-23), 12-25 (46-48), 21-24.

GRAVELINES : 21 paniers sur 58 tirs (36%) dont 6 sur 23 à trois points, 19 LF sur 23, 29 rebonds (Holland 5) dont 8 offensifs, 11 passes (Holland 4), 15 balles perdues, 16 fautes.

Diabaté 16, Dumortier 9, Holland 16, Akpomedah, Lewis 9, puis Rousselle 5, Johnson 8, Camara 2, McGhee 2.

SIG : 29 paniers sur 63 tirs (43%) dont 8 sur 17 à trois points, 6 LF sur 8, 47 rebonds (Ajinça et Greer 10) dont 16 offensifs, 16 passes (Lacombe, Campbell et Greer 4), 19 balles perdues, 21 fautes.

Campbell 10, Murphy, Leloup 13, Greer 15, Ajinça 15, puis Lacombe 7, Toupane 6, Abromaitis 6, Duport.

Les réactions

Vincent Collet : « C’est une victoire de niaque et de courage. Rien ne nous réussissait en première mi-temps. On était déjà en place en défense mais on avait tellement de maladresse offensive que même les choses toutes cuites, on les loupait. Fallait y croire et prendre des risques. En deuxième mi-temps, on a lâché les chevaux, on a retrouvé de la spontanéité et l’adresse extérieure nous a bien aidés. Mais cela s’est d’abord construit sur l’effort défensif. C’est une victoire référence pour nous ».

Jérémy Leloup : « Nous n’avions pas de rythme en attaque au début du match, les jambes étaient lourdes. Une fois qu’on a durci la défense et réussi quelques tirs extérieurs pour écarter leur défense, on a pu développer notre jeu. Cette victoire nous fait beaucoup de bien, par la manière notamment. Maintenant, on va rentrer, se reposer et repartir à l’assaut ».

Christian Monschau : « Face aux tirs à trois points de Leloup et Lacombe, nous n’étions pas dans nos règles défensives. Quand le match a basculé, le manque de vécu collectif nous a fait défaut pour résister. On est dans une situation inhabituelle, on peut gérer un blessé, mais pas trois ! Ce qui s’est passé en première mi-temps était déjà une divine surprise, tout comme la bonne intégration de Holland ».

Marcus Lewis : « Avec l’absence de nos blessés, c’est dur. Mais ce n’est que le début de saison. Il faut faire le dos rond. Holland, qui a été très bon, et Kennedy qui nous a rejoints, vont nous faire du bien. Ça marche en Eurocup, ça va revenir en championnat ».

Espoirs : Gravelines – SIG 69-55