Basket
aeroport_strasbourg_1500x450_left.jpg
aeroport_strasbourg_1500x450_right.jpg
MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
ajinça lewis
Actualités Et soudain, le déclic !

Et soudain, le déclic !

Quel discours a bien pu tenir Vincent Collet à ses joueurs dans les vestiaires du Sportica de Gravelines, samedi vers 20h30 ? Car c’est une équipe métamorphosée, enfin conforme à ce qu’on est en droit d’attendre d’elle, qui a passé un 17-42 à son adversaire en moins de 15 minutes, qui est revenue sur le parquet. Pour remporter un match-référence.

Campbell Diabaté

Louis Campbell est de retour... Le meneur de la SIG, face à Solo Diabaté, a retrouvé à Gravelines son leadership dans le jeu et son efficacité.

« J’avais peu de choses pour être rassuré en première mi-temps, hormis notre travail défensif. Mais il manquait trop de choses pour être confiant ». Le constat de Vincent Collet était alors inquiétant, surtout face au spectacle indigent que proposaient… les deux équipes. « J’ai pensé à la demi-finale France-Espagne, rajoutera-t-il, quelques minutes plus tard. J’ai dit aux joueurs que c’était trop gros pour être vrai, qu’il fallait se lâcher. Les 10 premiers avaient été gâchés conjointement. Ça sentait deux équipes qui ne respiraient pas la confiance ».

Paul Lacombe, comme un symbole

L’une d’entre elle ne la retrouvera pas et reste aujourd’hui en proie aux mêmes doutes. L’autre a soudain retrouvé la lumière… Quelques chiffres éclairent ce changement radical. En première mi-temps, la SIG avait tiré à 30% (11 sur 37) avec un tristounet 0 sur 6 à trois points, un sur cinq à deux points extérieur, 10 sur 26 (38%) intérieur. Elle n’avait obtenu qu’un seul lancer-franc qu’Alexis Ajinça avait transformé. Gravelines était à peine mieux loti (11 sur 32 et 34%) mais 9 lancers francs sur 11. La tendance s’inversa totalement après la pause : 18 sur 30 (60%) pour la SIG, avec un 8 sur 11 (72%) royal à trois points, un petit un sur six à deux points extérieur, mais 9 sur 13 à deux points intérieur avec un Ajinça présent pendant 13 minutes seulement. « Ce match était crucial pour nous et c’est peut-être pour ça qu’on a été ‘’petit bras’’ pendant 25 minutes. On joue le Real Madrid jeudi, peut-être la meilleure équipe d’Europe, qui maltraite tous ses adversaires depuis le début de saison, et si on voulait reprendre un peu de confiance, il ne fallait pas lâcher ce match-là. C’est ce qui me fait plaisir ».

Cette attitude, c’est à plusieurs éléments que la SIG le doit. Car Vincent Collet a misé sur sept joueurs seulement, Duport et Murphy ayant été très peu utilisés. « La réflexion est en cours, concernant l’Américain. Mais il ne faut pas se précipiter » soutient Collet. La présence du président Bellon et de Nicolas Moncade à Gravelines n’était pas anodine non plus. « L’important, c’est que les autres ont décidé de ne rien lâcher, à l’image des retours de Paul Lacombe pour s’opposer aux attaquants de Gravelines » se félicite le coach.

Un contre magistral, six fautes provoquées, deux sur deux à trois points, l’ex-Villeurbannais, seul relais de Louis Campbell en l’absence d’Antoine Diot, n’a rien lâché, comme à son habitude. Et joué juste. Louis Campbell revient lui aussi à son meilleur niveau, aux deux extrémités du terrain. Quant à Ricardo Greer (15 points, 10 rebonds, 4 passes), il est redevenu soudain le guerrier dont la SIG a besoin, exploitant au mieux les espaces créés par la réussite retrouvée à trois points. Et le vestiaire a aussi retrouvé son patron. Toupane (6 points, 6 rebonds en 20 minutes) a été handicapé par les fautes mais son passage en première période a évité à l’équipe de sombrer totalement, Jérémy Leloup, en progrès constants est un vrai poste 3, adroit, constant et dangereux, pendant que Tim Abromaitis a tenu le choc. Enfin, Alexis Ajinça (28 minutes seulement, mais 20 d’évaluation) reste le danger offensif numéro 1, pour que le traitement insupportable que ses vis-à-vis lui imposent soit plus sévèrement sanctionné…

« En deuxième mi-temps, on a montré beaucoup de caractère. C’est la plus belle des qualités d’une équipe et depuis le début de saison on en manquait un peu. Ça nous montre le chemin. Quand on l’a fait une fois, c’est quelque chose sur quoi tu peux t’appuyer à nouveau ».

Dès jeudi contre Madrid ?

Jean-Claude Frey