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Sig - Real Madrid - 071113 - 07
Actualités Intouchable Real, mais la SIG s'est bien battue (66-85)

Intouchable Real, mais la SIG s'est bien battue (66-85)

C’était écrit… Le Real ne condescend qu’à laisser des miettes à ceux qui se mettent sur sa route. La SIG n’a pas échappé à la règle, et se consolera en ayant peut-être opposé la meilleure résistance à l’ogre madrilène, un peu en-deçà de ses standards offensifs (85 pts), s’imposant sur un écart de 19 points seulement, alors que jusqu’ici, sa moyenne était de 26,3… Pas de quoi rassurer la SIG qui a encaissé sa 10e défaite d’affilée en Euroligue depuis 2005, la quatrième cette saison. Et le succès de Milan à Bamberg (62-76) n’arrange pas les affaires des Alsaciens avant le dernier match aller de la poule, vendredi prochain en Lombardie…

Un bon début
Sig - Real Madrid - 071113 - 38

Kevin Murphy (17 pts) a retrouvé des couleurs, contre le Real.

L’essentiel n’est peut-être pas là. Dans un Rhenus archicomble, il s’agissait d’abord de résister, de mettre de l’énergie pour contrecarrer cette machine si bien huilée. Et si le Real semblait très vite vouloir se mettre à l’abri, à l’image d’un Rudy Fernandez toujours très motivé face à des adversaires français, la SIG résistait crânement : 10-10 (4e’). Ajinça avait déjà scoré trois fois sous le cercle ou à la périphérie, mais un trois points de Rudy, suivi d’une interception et le Real filait vite à 10-20. Impitoyable Real qui récupérait un rebond offensif improbable après un tir manqué en fin de possession, marquait par Darden et chipait la balle sur la remise en jeu ! La SIG venait de lui donner le bâton pour se faire taper…

Plus vite, plus haut, plus fort

Les Espagnols ouvraient leur banc, avec Sergio Rodriguez et Jaycee Carroll, puis Marcus Slaughter et Salah Mejri sur le parquet. Mais la SIG trouvait en Murphy, « métamorphosé » selon les termes de Vincent Collet, un catalyseur d’énergie. Et un scoreur providentiel. A 19-22 au début du deuxième quart, puis à 28-30 (16e’), après un très bon passage d’Ajinça et le premier panier bonifié de Murphy, la SIG était dans la roue du Real ! Un régal. Même le alley-oop estampillé Sergio-Rudy n’avait pas démoralisé les hommes de Collet. Hélas, la précipitation offensive sera rapidement punie. Et en quelques petites minutes, le Real  mettait la tête sous l’eau à son adversaire, suffocant : 31-46. Rudy Fernandez (19 pts et 19 d’évaluation) était passé par là… Et le Real, tout près de la SIG dans la réussite à trois points en Euroligue (34% contre 33), en avait déjà inscrit 7 sur 15 tirs pendant les Strasbourgeois affichaient un tristounet 1 sur 6 dans l'exercice.

A 33-56 (23e’), le match prenait des allures de correction. L’odeur du sang avait décuplé les forces des « intouchables » qui ne lâchaient rien, se mettait à quatre pour contrer le pauvre Lacombe parti en contre-attaque. Collet lançait à nouveau simultanément Duport et Ajinça, Lacombe y mettait du cœur, tout comme Toupane, et la SIG réduisait un peu l’écart : 43-63. Ajinça en particulier (23 pts et 34 d'évaluation) dominait dans la raquette tous les adversaires que le Real lui proposait. C’en était trop pour Pablo Laso qui stoppait le match par un temps mort. Mirotic (5 pts en 24') plutôt discret, ce sont Bourousis d’abord, d’un tir en crochet, puis Darden, Carroll et Rodriguez à trois points (13 sur 26 après trois quarts temps), qui en remettaient une louche : 51-77. Et puis il faudra bien mettre fin à « l'indigence »  à trois points, selon les propres termes de Vincent Collet. Un sur 9 seulement avant la dernière réussite en fin de rencontre de Kevin Murphy, pendant que le Real s'offrait un 15 sur 33 dans cet exercice (contre 15 sur... 34 à deux points!) qui en disait long... Jusqu’au bout cependant, la SIG se sera battue pour ramener l’écart sous les 20 points. C’était probablement ce qu’elle pouvait espérer de mieux devant tant de force, de facilité et de talent.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – REAL MADRID 66-85. Rhenus Sport. 6095 spectateurs. Arbitres : MM. Pukl (Slovénie), Anastopoulos (Grèce) et Laurinavicius (Lituanie).

Les périodes : 17-22, 14-24 (mi-temps : 31-46), 14-25 (45-71), 21-14.

SIG : 27 paniers sur 55 tirs (49%) dont 2 sur 10 à 3 pts, 10 LF sur 12, 29 rebonds (Ajinça 8) dont 7 offensifs, 20 passes (Campbell 6), 18 balles perdues, 23 fautes.

Campbell 4, Toupane 6, Leloup 2, Greer 2, Ajinça 23, puis Lacombe 6, Murphy 17, Abromaitis 2, Duport 4.

REAL MADRID : 30 paniers sur 67 tirs (44,7%) dont 15 sur 33 à 3 pts, 10 LF sur 13, 38 rebonds (Reyes 7) dont 15 offensifs, 23 passes (Llull et Rodriguez 5), 14 balles perdues, 17 fautes.

Llull 8, Fernandez 24, Darden 5, Mirotic 5, Bourousis 9, puis Rodriguez 5, Draper 3, Carroll 14, Diez 2, Slaughter 1, Reyes 5, Mejri 4.

Les réactions

Vincent Collet : « Je regrette notre égarement de fin de première mi-temps. On aurait pu s’offrir un match un peu plus serré. Les 12 pertes de balles de la première période ont provoqué ce 10-0. Dès lors, c’est impossible de revenir contre eux. Ils ont une telle maîtrise, un tel contrôle. L’équipe s’est toutefois battue jusqu’au bout, mais ils ont tellement de solutions pour faire la différence. Ajinça a fait son meilleur match ce soir. Il a pris le dessus sur tous les adversaires que le Real lui opposait. Quant à Murphy, c’est une métamorphose. Au-delà des points, il y a mis plus d’énergie, d’envie de se battre. Maintenant, il faut aller gagner à Milan pour y croire encore… »

Jérémy Leloup : « On a couru derrière eux dès le début. Ils sont si rapides… Mais on a réussi à ne pas trop se disperser. Leur agressivité et leur style de jeu leur a donné des tirs trop faciles et on a payé nos erreurs. On a ensuite bien réagi pour limiter la casse. On apprend beaucoup dans un match comme celui-là. Cela nous montre qu’il faut travailler deux fois plus dur pour les contrarier, avant même de penser à les battre. A nous de mettre la même intensité en championnat, et dès samedi contre Paris ».

Pablo Laso : « C’était le match qu’on attendait. Strasbourg y est entré avec beaucoup d’énergie mais nous étions bien en attaque. On a trouvé des tirs ouverts et connu notre meilleur jour à trois points. On a beaucoup travaillé pour contrer Ajinça, le seul joueur qui pouvait nous inquiéter. Je suis content de la victoire. Fernandez a mis 19 pts en première mi-temps, mais c’est un joueur qui sait faire beaucoup de choses et aussi se mettre au service de l’équipe ».

Tremmell Darden : « C’est une bonne victoire, spécialement à l’extérieur et contre une bonne équipe, avec de bons joueurs. C’était important d’aligner une quatrième victoire en Euroligue ».

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