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SIG - Bamberg - 221113 - 17
Actualités La victoire, enfin !

La victoire, enfin !

La SIG a mis fin à une longue série de défaites en Euroligue en battant Bamberg, ce soir au Rhenus : 83-72. La victoire du courage, de l'envie, mais aussi du talent. Longtemps accrochée par les Allemands (37-37 à la mi-temps), les Strasbourgeois ont trouvé en Greer, Abromaitis et Ajinça les fers de lance d'un succès qui restera avant tout collectif. Et si c'était le début d'une belle série ?

SIG - Bamberg - 221113 - 16

Antoine Diot (13 d'évaluation) a conduit la SIG à la victoire contre Bamberg.

Il n’y a plus d’équipe sans victoire en Euroligue ! La SIG a mis fin à une série de 11 défaites  consécutives et plongé Bamberg qui a accumulé sa 12e défaite de rang à l’extérieur dans le noir… Mais c’est ce soir le cadet des soucis de Vincent Collet et de ses hommes. Au terme d’une rencontre d’une grande intensité, dans laquelle ils ont mis tout leur cœur, les Strasbourgeois ont trouvé la juste récompense de leurs efforts.

 Tout ne fut pas simple, loin de là. Déjà privée de Kevin Murphy (gastro-entérite depuis la veille), elle a dû se passer très rapidement d’Axel Toupane. Tout avait bien commencé, grâce à Alexis Ajinça qui dominait sous le cercle et à Tim Abroimaitis, lancé dans le cinq à la place de Ricardo Greer : 8-2 (5e’). Leloup, très vite à deux fautes, cédait sa place à Toupane. Mais le félin ailier ne jouera que 69 secondes. Une envolée vers le cercle, un « fauchage » de Sharrod Ford et il retombait lourdement sur le dos. Parti aux vestiaires avec le médecin, il reviendra en boitant et est d’ores et déjà forfait pour dimanche, contre Pau-Orthez !

Défense acharnée

Bamberg avait déjà pointé le bout du nez (10-7 puis 12-11, 9e’) quand Greer et Duport entrèrent sur le parquet. Le capitaine de la SIG montrait la voie, donnait même trois points d’avance (17-14) à la fin du premier quart temps d’un tir à trois points plein de sang-froid. Un premier signe…

En 40 secondes, Bamberg inversait la vapeur d’un panier bonifié de Jacobsen et une pénétration de Smith : 17-19. Un très bon passage d’Abromaitis, des interceptions de Diot, très présent en défense, et la SIG se relançait : 25-20 (14e’) avant de connaître un coup de moins bien. La défense fléchissait, l’attaque manquait de liant et Bamberg filait à 25-28, puis 30-34 sur une série de lancers-francs. Mais juste avant la pause, avec une option de « small ball » – cinq « petits » joueurs sur le terrain – la SIG recollait grâce à Greer, encore lui, et un panier derrière l’arc de Campbell.

Un troisième quart de rêve

Les deux équipes n’allaient plus se lâcher pendant trois bonnes minutes et les égalités se succédaient. Mais soudain, la SIG montait d’un cran, Bamberg fléchissait nettement. Et à 47-43, Flemming prit un premier temps mort. Puis un second, peu après, quand Greer d’un panier bonifié (il finira à 3 sur 6 dans l’exercice !) portait le score à 52-43 (26e’). Mais rien n’y fit. C’est à 57-43, après un superbe 16-0, que Philipp Neumann stoppait enfin l’hémorragie de deux lancers-francs. La SIG venait de reprendre le panier-average après sa défaite de 14 points à l’aller ! La SIG n'avait pas perdu un seul ballon pendant ce quart temps et les artilleurs bavarois d'habitude si brillants (42,3% sur cinq matches), ont été réduits au silence (24% à 5 sur 21).

C’était inespéré mais il restait 12 minutes à tenir. Ricardo à l’aile, puis Leloup qui avait retrouvé son adresse comme par miracle, Duport et encore Ajinça ne lâcheront plus : 70-54, 77-59 (36e’). Dommage qu’avec la fatigue bien légitime des Strasbourgeois, Bamberg se rapprochera à 80-67 pour s’incliner finalement 83-72. Même le poids des fautes ne stoppera pas l’enthousiasme des Alsaciens. Ils tenaient cette victoire après laquelle ils courraient depuis si longtemps ! Tant pis pour la différence de points.

Autour d’un Ricardo Greer redevenu lui-même (21 pts, 22 d'évaluation), Antoine Diot (4 interceptions) et Louis Campbell (8 passes) avaient parfaitement dirigé la manœuvre, Ajinça et Duport s’étaient complétés, Tim Abromaitis (5 sur 7 aux tirs) et Jérémy Leloup (4 sur 6) avaient retrouvé la confiance, Paul Lacombe s’était arraché. Comme toujours… De quoi espérer des jours meilleurs dès dimanche (17h) contre Pau-Orthez !

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – BAMBERG 83-72. Rhenus Sport. 3 750 spectateurs. Arbitres : MM. Ankarali (TUR), Conde (ESP) et Majkic (SLO).

Les périodes : 17-14, 20-23 (mi-temps : 37-37), 25-15 (62-52), 21-20.

SIG : 32 paniers sur 57 tirs (56%) dont 8 sur 17 à trois points, 11 LF sur 18, 26 rebonds (Greer et Abromaitis 4) dont 9 offensifs, 22 passes (Campbell 8), 12 balles perdues, 26 fautes, Ajinça (38e’) éliminé.

Campbell 7, Diot 8, Leloup 12, Abromaitis 11, Ajinça 16, puis Toupane, Lacombe, Greer 21, Duport 6.

BAMBERG : 24 paniers sur 55 tirs (43%) dont 5 sur 21 à trois points, 19 LF sur 23, 28 rebonds (Ford 5) dont 12 offensifs, 12 passes (Gavel 5), 15 balles perdues, 23 fautes.

Wright 13, Gavel 9, Sanders 4, Ford 8, Zirbes 8, puis Goldsberry 3, Tadda 2, Jacobsen 3, Smith 10, Velickovic 2, Markota 2, Neumann 8.

 

Les réactions

Vincent Collet : « Je n’avais aucune crainte quant à l’engagement que les joueurs allaient y mettre. Il fallait défendre le plomb et on l’a fait. C’est de loin le meilleur match de notre saison. Dommage que nous n’ayons pas pu prendre le goal average, mais le plus important était de gagner. De plus avec la manière. Car il y avait de la qualité dans le jeu. Et l’adresse à trois points qui nous fuyait depuis si longtemps est revenue, grâce à la défense… Même en difficulté, dans le deuxième quart temps, nous n’avons pas sombré comme dans les matches précédents. Ricardo a fait preuve de toute l’agressivité qu’on attend de lui. Il a tenté, essayé, sans relâche. On a besoin qu’il joue en leader. Mais les huit joueurs se sont transcendés. Le plus important maintenant c’est d’enchaîner dimanche, avec une équipe diminuée de surcroît. Mais le succès contre Pau-Orthez est vital. J’espère que cette victoire va enfin amorcer véritablement notre saison ».

Ricardo Greer : « Ce succès fait très plaisir. Pour moi, pour le club, les joueurs, le coach, le « prési » et les gens de l’administratif. On avait fait un très bon travail à l’entraînement et tout le monde a fait son job. Le coach me disait : ‘’Ce n’est pas le vrai Ricardo, c’est ton fantôme ! Tu es timide’’. Ça m’a beaucoup aidé à reprendre confiance. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui font cela pour remettre un joueur en confiance ».

Chris Flemming : « Je félicite Vincent Collet et son équipe. Ils se sont beaucoup investis dans cette rencontre. Mais pour moi, c’est un mystère d’avoir vu mon équipe sombrer de la sorte dans le 3e quart temps dans une rencontre de cette importance pour nous. Il n’y avait aucune combativité, les joueurs se sont regardés. Cette défaite va avoir de grosses conséquences. Je peux vous dire qu’il y aura du changement ».

Maik Zirbes : « C'était un match très important pour nous. Strasbourg a joué avec une très grosse défense et surtout dans le troisième quart-temps. Le panier-average était aussi un objectif à conserver, malgré la défaite. Nous y sommes parvenus mais c'est très dommage d'avoir perdu ici ».

 

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