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Actualités Rester invaincu… à l’extérieur

Rester invaincu… à l’extérieur

Les intentions, aussi bonnes soient-elles, ne suffisent plus. Au Mans, lundi soir, c’est d’une victoire que la SIG a besoin. Pas facile contre le premier tombeur de Nanterre et ce diable de Dashaun Wood. Les Strasbourgeois sauront-il rester invaincus… à l’extérieur ?

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Jérémy Leloup (ici face au Nanterrien Gladyr) avait été décisif à Gravelines. Rebelote au Mans, son club formateur ?

Villeurbanne, Antibes, Gravelines. Trois déplacements en ProA, trois victoires. La SIG a enchaîné après son voyage infructueux à Milan par une liaison directe en avion puis en TGV vers la Sarthe dès samedi où elle affrontera lundi Le Mans, un club qui tient une place particulière dans la carrière d’Antoine Diot, de Jérémy Leloup et… de Vincent Collet. Il n’y aura pas de place pour les sentiments, pourtant. « Il faut faire un gros match pour sortir de cette période difficile. On a senti à Milan que l’équipe a retrouvé de l’engagement, de la niaque et il faut s’appuyer là-dessus » soulignait le coach. « Mais on ne peut pas se satisfaire d’une défaite même si elle est pleine de choses qui sont nettement meilleures… »

D’autant plus que d’un point de vue purement mathématique, la situation se corse. Depuis la victoire à Antibes, la SIG a perdu six fois (Istanbul, Cholet, Kaunas, Real, Paris et Milan) en sept rencontres contre une seule victoire (à Gravelines). Oublions l’Euroligue pour laquelle les Strasbourgeois affichent encore trop de faiblesses en dépit de progrès réels et d’une attitude franchement très positive en Italie, mais si l’on s’en tient au seul championnat, le bilan reste moyen. Avec trois défaites en sept rencontres, toutes concédées au Rhenus, la SIG s’est mise en difficultés. Et il faut bien compenser ces bévues par des performances à l’extérieur pour rester dans les objectifs, le premier d’entre eux étant la Leader’s Cup de février. « Cela permettrait aussi de retrouver le sourire, car pour que cette équipe prenne corps, il faut que la victoire vienne vite » insistait Collet à la sortie des vestiaires milanais.

Surveiller Dashaun Wood… et les autres

Depuis le match de vendredi soir, la SIG a mis l’accent sur la récupération. Dès le retour à l’hôtel et avant le dîner, une séance d’étirements devait permettre d’éliminer au mieux les toxines. Comme ce fut le cas au retour de Lituanie, l’équipe est restée groupée pour mieux se concentrer et aborder le match de ce lundi avec un esprit commando. Il le faudra car les Manceaux font partie des favoris de la compétition cette saison. L’arrivée de Dashaun Wood notamment, les a placés dans une autre dimension. Battus à Chalon, pourtant mal en point, et à Dijon, une des équipes-surprises de ce début de saison, les joueurs de J.D. Jackson avaient commencé par un succès convaincant à Paris (62-85), s’imposant en revanche chichement contre Gravelines, un autre mal classé inattendu (69-63) et Antibes (63-60) avant de réussir un authentique exploit à Nanterre (67-69) la semaine dernière.

Autour de Wood, à la fois passeur (15 offrandes contre Paris !) et marqueur (21 points à Nanterre), que Campbell, voire Diot et Lacombe chercheront à neutraliser, les Manceaux s’appuient sur l’expérience du Brésilien Batista et la détente de Douna Issa qui auront toutefois fort à faire pour stopper un Alexis Ajinça exceptionnel ces dernières semaines. La différence se fera peut-être sur les postes 3 et 4 où Charles Kahudi, Rashaun Terry et Pape Sy devront rivaliser avec Jérémy Leloup, Ricardo Greer et Tim Abromaitis. Et là, très clairement, les Strasbourgeois ont un coup à jouer.

On peut imaginer aussi que le banc pèsera sur l’issue de la partie. La sortie encourageante de Romain Duport à Milan où il a réussi un bon passage en attaque, les efforts de Kevin Murphy qui, certes, se cherche encore et souffre à s’adapter au jeu européen mais dont la bonne volonté ne peut pas être remise en cause et la présence d’Axel Toupane sont autant de raisons d’espérer. Même si  Vaughn Duggins, Kevin Mendy ou Antoine Eito ont déjà montré qu’ils sont mieux que des remplaçants.

Rester invaincu à l’extérieur en championnat n’est sans doute pas une fin en soi mais ce serait assurément la meilleure façon d’oublier les faux-pas successifs à domicile et d’aborder le prochain match d’Euroligue contre Bamberg, vendredi, le couteau entre les dents. Pour mettre fin, aussi, à une (trop) longue disette européenne.

Jean-Claude Frey