Basket
aeroport_strasbourg_1500x450_left.jpg
aeroport_strasbourg_1500x450_right.jpg
MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
rrévolte
Actualités Révoltez-vous !

Révoltez-vous !

Au-delà de la défaite, plutôt prévisible contre Anadolu Efes Istanbul, c’est l’attitude des joueurs de la SIG qui questionne les techniciens, les dirigeants et, bien sûr, les supporters. Il est impératif de réagir ce dimanche, au Havre (17h), dans un match de championnat capital pour la suite de la saison, avant de recevoir le nouveau leader, Limoges au Rhenus !

Diot + ajinça

On attend d'Antoine Diot qui profite d'un écran d'Alexis Ajinça sur Jamon Gordon une réaction au Havre.

Oublier la fatigue du voyage, les désillusions de l’Euroligue où l’élimination est désormais consommée – on voit mal la SIG battre largement Kaunas et s’imposer au… Real Madrid ! – et repartir au combat. Car c’est sur ce terrain-là qu’on attend désormais les coéquipiers de Ricardo Greer, plus que sur celui du jeu proprement dit, où ils ont une nouvelle fois montré leurs limites, vendredi soir sur les rives du Bosphore, dans une compétition trop exigeante pour leur niveau actuel.

« Un constat abrupt mais réaliste »

Après une courte nuit passée à ressasser le non-match de ses joueurs, sur le chemin de sa Normandie natale, Vincent Collet tentait de trouver des remèdes aux maux qui rongent son équipe. « C’est en étant conquérant qu’on peut se remettre d’une désillusion comme celle que nous avons vécue. Le seul vrai remède, c’est gagner. Il faut être dans l’énergie, même si c’est difficile, malgré le déplacement et la fatigue. Dans ces moments-là, il faut compenser par de l’énergie ».

Dans les vestiaires, dès la fin du match, l’entraîneur a remis les idées en place à ses joueurs, très déçu de leur attitude. « Ça ce n’est pas acceptable. C’est acceptable d’être dominés parce qu’ils sont plus fort que nous. Le constat est abrupt mais réaliste. Dommage d’être retombés dans nos travers. Le résultat dépendra beaucoup de nous, continue Collet, car il n’y a pas de raison que Le Havre nous domine. L’Euroligue a plein de vertus mais elle est aussi, parfois, destructrice, et engendre lorsqu’on n’y arrive pas, du doute, de la crispation, de la frustration. On croyait s’être rassuré contre Bamberg et Pau-Orthez mais on a oublié la première valeur, se battre ».

La semaine agitée du Havre
bellon

Martial Bellon, le président, les dirigeants et les partenaires de la SIG, très déçus dans la tribune d'Istanbul.

Autant dire que la réaction est impérative face à des Havrais dans le doute, avec deux victoires seulement en huit rencontres et qui sortent d’une semaine agitée. Marc Salyers, accueilli comme le sauveur il y a trois rencontres a été remercié par les Normands ! « C’est un excellent joueur mais ce n’est pas un pigiste médical, il est trop fort, trop bon » a indiqué Eric Bartecheky, ancien coach de Mulhouse et aux commandes de St-Thomas depuis trois ans. « Nous avons suivi cela de loin, mais c’est surprenant… commente Vincent Collet. C’est la cuisine interne du Havre et je ne me permettrai pas de m’en mêler. On a nos problèmes à nous et on va essayer de les gérer le mieux possible ».

Salyers parti, Bryan Smith serait incertain mais il restera Cedric Banks, William Hatcher ou le costaud Graham Brown pour apporter du danger. La SIG retrouvera aussi Hugo Invernizzi qui aura à cœur de briller contre son ancien club tandis que Collet croisera Bangali Fofana qu’il a formé à Villeurbanne. « Ce ne sera pas facile. C’est une équipe qui a besoin de gagner et qui a remporté deux matches contre Pau-Orthez et Nancy en étant exceptionnels. Il ne faudrait surtout pas qu’on les remette dans ces dispositions-là… Pour nous, c’est un match-piège. C’est dans la tête que ça se passera » conclut le coach.

Un nouveau revers serait catastrophique avant de recevoir Kaunas pour retrouver de la fierté et surtout le CSP Limoges qui s’est offert Le Mans à Antarès (60-86), là où les Strasbourgeois avaient déjà sombré au retour de Milan, après avoir dominé Nanterre. Il serait donc de bon ton de se rassurer rapidement. Faute de quoi, la crise couvera.

Jean-Claude Frey