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Langford
Actualités Si près, si loin...

Si près, si loin...

La SIG a fait son meilleur match d'Euroligue, ce soir à Milan. Mais elle s'est à nouveau inclinée (83-72) et reste la seule des 24 équipes à n'avoir remporté aucune victoire à l'issue des matches aller. Rien à reprocher aux hommes de Collet, vaillants jusqu'au bout qui méritaient sans doute mieux mais qui ont encore payé au prix fort leur maladresse extérieure et quelques oublis...

entre2

Alexis Ajinça qui prend le meilleur sur Samardo Samuels à l'entre-deux a encore réussi une sortie de très haut niveau avec 16 pts, 11 rebonds et 24 d'évaluation.

Est-ce la concurrence d’un Italie – Allemagne de football, tout près de là à San Siro, ou le modeste classement de la SIG en Euroligue ? Toujours est-il que les gradins de l’immense Mediolanum Forum étaient bien clairsemés au coup d’envoi de ce match de la dernière chance pour la SIG. Après la minute de silence en mémoire des victimes du typhon des Philippines, les Strasbourgeois entrèrent dans la partie avec beaucoup d’envie et d’enthousiasme. Et ils parvinrent plutôt bien à perturber le jeu milanais. Wallace oublié sous le cercle, Gentile après une interception et en pénétration avaient scoré les premiers (6-2, 2e’) mais Ajinça d’un dunk rageur, puis Campbell (cinq points de rang) plaçaient la SIG en tête : 6-9 (5e’). L’embellie sera de courte durée car les Italiens répliquaient à ce 0-7 par un autre 7-0. Les balles perdues étaient payées cash : 13-9 puis 19-15.

Coriaces mais trop maladroits

Petit à petit, pourtant, s’appuyant sur une défense solide, la SIG grignotait son retard après un bon passage de Leloup, revenait à 19-18 à la fin du quart temps et imposait une défense de zone sur laquelle Milan se cassait les dents. Dommage que quelques opportunités offensives en surnombre ne purent être transformées, sinon les hommes de Collet auraient pu prendre le large. La SIG s’accrochait, gagnait des ballons mais la maladresse était récurrente… A 26-26, puis 29-28 (19e’)après deux réussites à trois points de Diot et Abromaitis, la SIG pouvait y croire même si les fautes pleuvaient… Langford, le principal atout offensif milanais était plutôt bien contenu. Mais une étrange faute technique terminait la mi-temps à l’avantage de Milan (34-28) parce que les Strasbourgeois avaient trop tardé à revenir sur le parquet !

La SIG repartait en zone mais Jerrells trouvait la mire et l’écart enflait : 39-29 (23e’). Une anti-sportive relançait la SIG (39-33) mais Keith Langford à trois reprises et Wallace, le… pivot, enfonçaient le clou derrière l’arc (5 sur 9 dans le quart temps contre 2 sur 11 à la SIG)! Milan se donnait de l’air, beaucoup d’air (55-43), mais la SIG ne baissait pas les bras malgré quelques décisions litigieuses. Le retour d’Ajinça, l’efficacité de Leloup relançaient la mécanique (55-51) à quelques secondes de la fin de la 3e période. Mais la dernière possession était gâchée et Samuels marquait sous le cercle à la sirène !

Il en fallait plus pour décourager les Strasbourgeois décidément coriaces ce soir. Duport, mais aussi un excellent Campbell obligeaient Banchi à prendre un deux temps morts (62-60, 34e’). David Moss (13 pts dans le money-time), oublié par Murphy,  enfilait alors la cape de Zorro pour « tuer » la défense de zone. Ses trois paniers bonifiés scellaient le sort du match (77-65) même si le pressing de la SIG lui permit d’y croire jusqu’au bout : 79-72. Le dernier mot restera hélas milanais : 83-72.

Avec le même état d’esprit et un peu plus de réussite, la SIG va finir par décrocher cette victoire tant attendue. Pourquoi pas dès vendredi contre Bamberg.

Jean-Claude Frey

 Le match en vitesse

EMPORIO ARMANI MILAN – SIG 83-72. Mediolanum Forum. 6000 spectateurs. Arbitres : MM. Arteaga (ESP), Biricik (TUR), Papapetrou (GRE).

Les périodes : 19-18, 15-10 (mi-temps : 34-28), 23-23 (57-51), 26-21.

MILAN : 29 paniers sur 67 tirs (43%) dont 11 sur 26 à trois points, 14 LF sur 17, 38 rebonds (Melli 10) dont 14 offensifs, 14 passes (Gentile 6), 17 balles perdues, 18 fautes.

Jerrells 7, Langford 25, Gentile 11, Wallace 5, Samuels 12, puis Haynes 5, Moss 13, Chiotti, Lawal, Melli 5.

SIG : 28 paniers sur 62 tirs (45%) dont 5 sur 18 à trois points, 11 LF sur 14, 36 rebonds (Ajinça 11) dont 10 offensifs, 16 passes (Diot 5), 17 balles perdues, 20 fautes.

Campbell 17, Diot 11, Murphy 2, Greer 6, Ajinça 16, puis Lacombe, Toupane, Leloup 8, Abromaitis 6, Duport 6.

Les réactions

Vincent Collet : « On ne peut pas se satisfaire de cette défaite parce qu’il y avait la place pour passer en étant un peu plus réalistes. Je regrette vraiment la fin de la première mi-temps. On doit virer en tête mais on ne convertit pas les contre-attaques et en Euroligue, où il n’y a pas de cadeau, c’est presque rédhibitoire. On n’a pas su profiter du très bon travail effectué en défense. Les joueurs se sont bien battus mais ils ont de grands joueurs qui ont mis les tirs importants… Il faut qu’on gagne au Mans pour retrouver un peu le sourire parce qu’il y a beaucoup de déception ce soir ».

Louis Campbell : « On était si près, on a eu des tirs ouverts quand on était à deux possessions mais on a perdu un peu de concentration. On n’a pas fini le job. Je suis très déçu car on avait vraiment besoin de cette victoire. Pas seulement pour l’Euroligue mais aussi pour la confiance, pour le moral ».

Luca Banchi : « C’est ça l’Euroligue ! On savait que Strasbourg était une équipe solide qui avait souffert d’un calendrier difficile pour n’avoir joué à domicile que contre Istanbul et le Real. C’est une victoire très importante pour nous qui valorise le succès obtenu à Bamberg. On a été un peu irréguliers ce soir avec trop de pertes de balles et de mauvais choix offensifs ».

David Moss : « C’était un match difficile que les deux équipes se devaient de gagner. C’est une victoire très importante pour nous dans la perspective de la qualification. Peu importe que j’aie débuté sur le banc, je suis monté sur le terrain pour apporter ce dont mon équipe avait besoin, que ce soit de la défense, du tir, l’essentiel était de travailler pour l’équipe ».

 

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