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MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
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Actualités Un Paris à tenir

Un Paris à tenir

Après les fastes d’une rencontre d’Euroligue exceptionnelle contre le Real Madrid, retour au quotidien du championnat ce samedi à 20h. Mais c’est là précisément qu’on attend de la SIG qu’elle assume son statut de tête d’affiche. Et face à Paris, il faudra l’affirmer.

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Vincent Collet semble montrer à Antoine Diot qui retrouve ses coéquipiers, le chemin à suivre pour vaincre Paris-Levallois.

Pour Vincent Collet, la difficulté d’enchaîner les matches à un rythme soutenu, ce n’est pas forcément difficile physiquement. Les joueurs sont préparés à cela et en règle générale, ils préfèrent la compétition aux entraînements. Et puis les protocoles de soins ont été mis en place et respectés afin que la récupération se passe bien. « Il faut en revanche trouver de suite du mental. Les joueurs doivent mesure l’importance de ce match contre Paris-Levallois ». Pour le technicien alsacien, il est ca-pi-tal. « Si on gagne, on sort du ventre mou et on prend le sillage de Nanterre. Et avec deux défaites à domicile, on a déjà grillés nos jokers ». Paradoxalement, la SIG a réussi à remporter trois matches sur trois à l’extérieur mais a déjà cédé quatre fois chez elle (deux fois en ProA, deux fois en Euroligue) pour un seul succès face à Chalon. Frustrant pour les fidèles du Rhenus Sport.

Du physique et de l’engagement

« Jeudi soir, on est plutôt bien rentré dans le match. Même si, en terme d’engagement, ce n’est pas encore assez pour l’Euroligue ». Mais surtout, la SIG ne peut pas faire l’impasse sur les matches de championnat en imaginant qu’un quelconque statut lui garantirait le succès à l’échelon national. « Non, il faut plutôt se servir des matches d’Euroligue pour améliorer l’équipe et tenter de dominer en championnat ».

Ce samedi, c’est une des cinq lanternes rouges qui vient au Rhenus. Mais pas n’importe laquelle. Paris-Levallois a misé gros sur un nouvel entraîneur, Gregor Beugnot, en stabilisant son effectif autour d’un duo américain exceptionnel, Jawad Williams et Sean May, d’Andrew Albicy à la mène et de quelques autres. May, blessé, a été remplacé par Elton Brown, « un vrai joueur » selon Collet, et les qualités athlétiques sont très présentes avec  Aloysius Anagonyé , Giovan Oniangue, Maleye N’Doye ou Landing Sane. Et puis avec  l’élégant Daniel Ewing et l’efficace Nicolas Lang, Paris-Levallois présente une formation qui certes, n’a remporté qu’une victoire en championnat, à Chalon, mais reste sur un convaincant succès en Euroligue sur Villeurbanne (83-65). « C’est leur meilleur match depuis le début de saison. Ils sont en progression et vont venir pour gagner parce qu’ils en ont tellement besoin ! » prévient Collet.

Plutôt à la peine en défense en ce début de saison, ce qui n’est vraiment pas la marque des équipes coachées par Greg Beugnot, le PL n’a encaissé cette fois que 65 points. « Ils ont su freiner Edwin Jackson et il faudra être prêt à jouer un gros match ».

Avec Antoine Diot

La SIG aura le privilège de retrouver Antoine Diot, qui s’est entraîné normalement ce vendredi, et qui connaît fort bien la plupart de ses adversaires avec lesquels il a remporté la Coupe de France la saison dernière. Les Strasbourgeois auront bien besoin de son talent et de son adresse, dans un secteur où ils sont plutôt à la peine cette saison. « On ne tente que 13 tirs à trois points en moyenne cette saison. Je pense qu’il faudrait en prendre 18 ou 20 pour en marquer six en moyenne.  D’autant plus qu’on a un pivot dominateur… Du coup, on ne trouve pas d’équilibre dans le jeu et l’adversaire à tendance à fermer l’intérieur sur Ajinça… »

Il ne faudra donc plus refuser les tirs ouverts, que l’on s’appelle Leloup, Abromaitis ou Campbell. Et faire le job au rebond, un domaine dans lequel les Parisiens sont très performants.

« Nous avons eu un avertissement avec frais contre Cholet » se souvient Collet. Il n’est pas le seul. Les fidèles du Rhenus n’ont pas oublié non plus. Pas question de commettre une nouvelle boulette.

Jean-Claude Frey