Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
DSC_3883
Actualités A Nancy pour toucher Disneyland du doigt

A Nancy pour toucher Disneyland du doigt

Voilà bien longtemps que Nancy et la SIG, les éternels rivaux, ne se sont pas affrontés en occupant le haut du classement. De quoi donner un peu plus de piment encore à ce derby de l’Est (mardi 20h45) ! Le vainqueur aura sans doute en poche un billet pour la Leaders Cup à Disneyland.

abro

Tim Abromaitis (ici face à Nikola Mirotic) devra stopper Flo Pietrus et Randal Falker à Nancy. Encore du lourd...

Il y a eu la période strasbourgeoise (champion en 2005 contre… Nancy, demi-finaliste en 2006 battu par le SLUC), puis la période nancéienne (après trois finales perdues de suite, la consécration). Enfin, la saison dernière, c’est la SIG qui a remis le nez à la fenêtre en se hissant en finale avec le résultat que l’on sait, pendant que Nancy était à la peine. Cette fois, les deux équipes tiennent à nouveau le haut du pavé et le choc de Gentilly constituera à nouveau une affiche de choix.

Car il y aura de surcroît, ce mardi soir, un enjeu supplémentaire. L’équipe qui s’imposera sera sans doute qualifiée pour « Disney » et pourra regarder vers le haut, là où Nanterre, Dijon et Limoges se partagent la deuxième place, juste derrière Orléans et viser le premier chapeau au tirage au sort. D’autant que les équipes sont départagées au quotient en cas d’égalité, ce qui pour l’heure est largement à l’avantage des Strasbourgeois. Le battu, quant à lui, devra encore… batailler pour atteindre la Leaders Cup de février. Gros match en vue, donc, et ce n’est pas le texto admiratif mais un peu ironique, d’Alain Weisz à son ancien adjoint, Vincent Collet, pour le féliciter de son excellent résultat face au Real, qui va calmer les ardeurs des uns et des autres…

Des shooteurs et de l’impact dans la peinture

Nancy a connu un début de saison délicat. « Ils ont aussi été malheureux en perdant deux fois en prolongation, alors qu’ils menaient de trois points à deux secondes de la fin », se souvient Vincent Collet. Contre Nanterre et à Dijon, une semaine plus tard, les Lorrains avaient en effet opté pour la faute et envoyé l’adversaire sur la ligne pour éviter… l’égalisation. Mais à chaque fois, ils ont été punis pour avoir laissé échapper le rebond et encaissé un panier assassin… « Faute de quoi, ils seraient premiers… », souligne le coach alsacien.

Lorsqu’on l’interroge sur les dangers potentiels de cette équipe nancéienne version 2013/2014, Collet n’hésite guère : « C’est dans la globalité de l’équipe que se trouve le danger. Je suis soucieux de leurs shooteurs. Avec Austin Nichols en tête de pont [NDLR : il est le 2e marqueur du championnat avec 17,90 pts de moyenne et tire à 47% à trois points], mais aussi Paul Harris qui peut avoir des moments de folie, Clevin Hannah, un bon attaquant et derrière, il y a Pope ou Mipoka. Sur l’impact défense/rebonds, ils sont tout simplement les meilleurs de la ProA ».

Randal Falker, meilleur contreur de ProA (2,5 en moyenne contre 1,55 à Ajinça, par exemple), conduit aussi le classement des rebondeurs avec 10,3 prises, devant Jon Brockman (Chalon) et… son coéquipier Flo Pietrus (8,3), dont on connaît les qualités défensives. Les deux compères du SLUC sont aussi avec près de 8 rebonds offensifs par match, ceux qui valent à leur SLUC d’occuper la deuxième place de cette catégorie statistique avec plus de 12 prises par match, la SIG étant… dernière avec 8,45 ! Les Strasbourgeois font en revanche bonne garde sous leur cercle ce qui leur permet d’être number one au rebond défensif de la ProA (26,2) devant… Nancy (25,9) ! « Ils défendent dur, tout comme Maxime Zianveni qu’on connaît bien… Il va donc falloir combattre », insiste le coach de la SIG. Nancy a laissé, par exemple, Villeurbanne à 59 points, Le Mans à 56.

Confirmer dans l’attitude

La SIG a prouvé ces derniers temps qu’elle savait aussi défendre. « En tout cas, on s’améliore ». A Madrid, Collet a apprécié les trois quarts temps où son équipe n’a encaissé que 45 points. « Une performance non négligeable ». Il a moins aimé le deuxième, au cours duquel son équipe en a pris 34… Et il n’a pas oublié les bons matches défensifs contre Kaunas et Limoges. « Il faudra voir notre attitude. C’est toujours un peu particulier de rejouer peu de temps après un match comme celui du Real. Tu as perdu, tu devrais être en réaction mais tu peux être presque rassuré par une défaite honorable. Il faut faire attention à cela ! »

Seul remède : être agressif. Pour continuer à enchaîner des victoires (trois de rang déjà contre Pau-Orthez, Le Havre et Limoges) et maintenir le niveau d’Euroligue. Car c’est aussi à partir d’une très bonne défense que Campbell, Diot, Abromaitis, Toupane, Duport et Lacombe ont réussi à faire jeu égal avec les maîtres madrilènes. Le dernier match de poule contre Milan, vendredi, pourrait être alors un moment sympathique partagé avec le public. Mais chaque chose en son temps…

Jean-Claude Frey