Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
entre deux
Actualités Ce soir, SIG - Milan au Rhenus !

Ce soir, SIG - Milan au Rhenus !

Retrouvez le fil du match sur le site de l'Euroleague, des informations tout au long du match sur Twitter, les scores à la mi-temps et à la fin du match sur Facebook et des photos ici à partir de la fin de la première mi-temps et la suite à la fin du match.

Match diffusé en direct du Be In Sport.

Milan, pour finir en beauté

La SIG bouclera ce vendredi (20h45) son aventure en Euroligue en accueillant l’Emporio Armani Milan, deuxième de la poule. En attendant l’Eurocoupe, début janvier, elle veut profiter de ce match sans enjeu pour proposer un bon spectacle et, pourquoi pas, décrocher une troisième victoire. Même si le départ d’Alexis Ajinça a considérablement changé la donne…

Moss

David Moss (Milan), qui tire malgré Jérémy Leloup et Paul Lacombe, sous le regard de Nicolo Melli (à gauche) et Samardo Samuels (à droite), sera encore un danger permanent pour la SIG...

Vincent Collet n’a pas eu le temps de beaucoup se pencher sur le profil de l’équipe milanaise depuis son retour de Nancy. Et pour cause… « J’ai passé ma journée d’hier à prospecter pour chercher des joueurs… Et à la vidéo, ce matin, nous avons surtout visionné notre match de mardi pour voir ce qui n’a pas fonctionné. Car ce dernier match d’Euroligue est pour nous la meilleure préparation possible au match contre Orléans, lundi » affirme d’emblée le coach.

N’allez pas croire pour autant que la SIG fera l’impasse ou bradera ce dernier rendez-vous. « On les connaît du match aller et rien n’a changé chez eux. On veut proposer une bonne prestation et décrocher un troisième succès malgré le handicap majeur que vous connaissez. Ce sera très dur car après le Real c’est l’équipe la mieux armée individuellement. Ce sera une belle opposition de style avec nous », ajoute-t-il. Romain Duport qui sera forcément plus sollicité, est du même avis : « Ce match représente la dernière chance de montrer que l’Euroleague a eu raison de nous inviter pour cette compétition. Nous devons jouer ce match comme lors des trois derniers pour pouvoir gagner ». Voilà qui est clair pour ce qui est de la détermination des Strasbourgeois. « Les joueurs ont à cœur de montrer quelque chose qui soit dans la lignée des trois derniers matches, contre Bamberg, Kaunas et même à Madrid », insiste encore Vincent Collet.

Reconstruire l’équipe

Aujourd’hui, à la SIG, la priorité n’est forcément pas à ce dernier rendez-vous. « Il faut trouver deux nouveaux joueurs et surtout un pivot. Il faudra ensuite les intégrer dans le meilleur délai et ce sera comme un ‘’autre’’ début de saison ». Les recherches ne s’orientent pas, toutefois, vers un joueur au profil parfaitement similaire, qui aurait les mêmes qualités que le grand échalas dominant qui a fait le bonheur de la SIG pendant près de deux ans. La recherche se ferait d’ailleurs en pure perte tant cet oiseau-là est rare et… cher ! « Il faut trouver un joueur qui a le même rendement qu’Alexis, le même impact en terme de statistiques et qui soit une aide précieuse au groupe. Dans le profil d’Ajinça, nous avons déjà Romain Duport qui est un attaquant. Peut-être faut-il plutôt remettre de la valeur athlétique, de la dureté… » Par la même occasion le profil du remplaçant de Kevin Murphy, dont le départ est acté mais toujours en négociation, sera choisi en fonction de ces éléments nouveaux.

Le calendrier laisse d’ailleurs très peu de marge de manœuvre au staff de la SIG. Et il ne faut surtout pas se précipiter, au risque de se tromper. Après Milan, il faut aller à Orléans (lundi), puis à Roanne (le 27). Tout le monde disposera alors de six jours de vacances bien méritées avant de reprendre l’entraînement autour du samedi 5 janvier. Dès le 8, début de l’Eurocoupe, probablement à l’extérieur, avant le dernier match aller contre Dijon le 11 ! « Une situation loin d’être idéale. Je n’ai pas le sourire aux lèvres en pensant à ce qui nous attend ! »

Une reconnaissance pour le travail de Collet et pour la SIG

Le départ a sans doute bouleversé le paysage mais l’issue était irréversible. « Dans le sport de haut niveau, on ne retient pas un joueur qui veut partir, rappelle le président Bellon. Depuis l'arrivée d'Alexis à Strasbourg en janvier 2012, le club avait pris un engagement à son égard : l'aider à retourner en NBA, son rêve de joueur. Le club a donc tenu son engagement moral. Le fait qu'Alexis revienne par le haut dans la grande Ligue est un signe de reconnaissance pour le club, du staff technique aux dirigeants et à l’environnement. Il faut désormais se tourner vers l’avenir ».

L’avenir immédiat, c’est la venue de cette belle équipe de Milan. Que la SIG avait sérieusement ‘’contestée’’ à l’aller malgré les joueurs d’exception qui la composent : Keith Langford, 3e scoreur de l’Euroligue (17 pts de moyenne), juste derrière… Alexis Ajinça, Curtis Jerrells ou encore le puissant Gani Lawal qui donnera du fil à retordre aux intérieurs strasbourgeois. Et puis ce diable de David Moss qui avait marqué ses 13 points dans le dernier quart pour faire basculer la rencontre, le solide C.J. Wallace, Alessandro Gentile, la jeune pépite du basket italien, l’élégant et efficace Nicolo Melli (6,3 rebonds). Et comme si cela ne suffisait pas, Kristjan Kangur, l’ailier estonien que Collet et Lacombe avaient côtoyé à l’ASVEL en 2009 fera son retour après une longue période d’absence ! « Nous sommes qualifiés pour le Top 16 mais nous voulons d’ores et déjà préparer les prochaines échéances. Strasbourg est une équipe qui a gagné ses deux derniers matches à domicile et qui est très bien équilibrée entre le jeu extérieur et le jeu intérieur. Ce ne sera pas facile », prévient Luca Banchi, le coach milanais.

Plus d’engagement et de rigueur

Dans les vestiaires alsaciens, personne, bien entendu, ne tient rigueur à Alexis de son départ. « Ils sont contents pour leur copain. Ils savaient tous que c’était son rêve… », souligne Collet. Qui attend désormais plus encore de ses joueurs, dans l’engagement et dans la rigueur, pour compenser ce vide immense. Premier concerné, Romain Duport consent  que « le départ d’Alexis Ajinça change pas mal de chose. L’équipe compte un peu plus sur moi. À moi de montrer que je mérite de jouer plus longtemps. Je suis prêt à prendre ces nouvelles responsabilités. Je ne me mets pas de pression supplémentaire, à moi de jouer mon jeu pour que tout se passe bien ».

Pour ce dernier tour dans « la cour des grands, une épreuve très excitante qui permet de progresser », à en croire ce fin connaisseur de Vincent Collet, la SIG mettra tout en œuvre pour finir en beauté. Les fidèles supporters leur en sauront gré.

Jean-Claude Frey