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Actualités Même battue par le Real, la SIG peut être fière : 79-66

Même battue par le Real, la SIG peut être fière : 79-66

Pour avoir pris l'eau dans le deuxième quart temps (34-16), la SIG n'a pas pu jouer les yeux dans les yeux avec le Real Madrid pendant toute la partie, accusant un retard de 21 points au repos (53-32). Elle peut être très fière cependant de sa réaction qui lui a valu, grâce à une défense de fer, de semer le doute chez les Espagnols !

Real Llull

Louis Campbell déborde Sergio Llull en profitant de l'écran d'Ajinça.

La tâche était insurmontable, on s'en doutait. Même si, en plus de Bourousis, Jaycee Carroll, touché au genou, manquait également à l'appel. Pourtant, en cassant un peu le rythme au début et en profitant des trois paniers à 6,75m d'Antoine Diot (12 points à la pause), la SIG avait atteint la fin du premier quart temps en restant dans le sillage du Real (19-16).

Les cinq premières possessions avaient été infructueuses, faute d’adresse. Menée 8-3 après le premier panier de Diot, la SIG recollait à huit partout, alors que Leloup avait déjà pris trois fautes ! Mejri contrait Ajinça et on pouvait craindre le pire, d’autant que les hommes de Collet étaient déjà dans la pénalité. Le Real mettait petit à petit sa patte sur le match : 16-8 (8e’). Le temps mort permit de remettre un peu d’ordre et Duport scorait deux fois à la périphérie, Campbell concluait d’un lay-up et malgré le premier « triple » de Mirotic, la SIG pouvait encore y croire.

L’avalanche…

Mais (trop) rapidement, en voulant emballer le match, ce qu'il ne fallait surtout pas faire, comme Vincent Collet l'avait d'ailleurs réclamé, les Strasbourgeois subirent la grêle qui s'abattait sous le toit du Palais des Sports, s'ajoutant à la pluie qui avait mouillé le ciel madrilène dans la journée. Darden se rappelait au bout souvenir de son ancien club, Reyes faisait un chantier au rebond, Rodriguez dirigeait la manœuvre et la SIG dérapait : 25-16, puis 32-19 et 47-28 (19e’). En encaissant 34 points dans la deuxième période, en concédant 26 rebonds (contre 11) dont 7 offensifs et une multitude de lancers-francs (14 sur 14 mais 20 sur 21 sur la mi-temps !), la SIG s'était compliquée la tâche. Et rendu impossible, le vœu pieu de résister à l'armada espagnole. Au repos, le match était plié (53-32) et la différence à l'évaluation était cruelle : 76 à 21.

Superbe réaction

Le coup de gueule de la pause sera déterminant. La SIG revenait avec d’autres intentions. Ajinça, qui avait marqué ses premiers points à la… 20e’, sur deux lancers-francs, scorait rapidement, mais il était contré peu après par Mirotic avant de commettre une faute offensive ! Qu’importe, personne ne baissait les bras. Et même si le Real voulait jouer au chat et à la souris avec son adversaire, si Rodriguez offrait à Fernandez l’inévitable alley-oop, la SIG, qui n’avait marqué que deux points en six minutes (62-34), ne lâchait rien. Elle poussait ses possessions au bout des 24 secondes tout en défendant bec et ongles sous son panier. A l'image d'un Paul Lacombe ou d'un Romain Duport dont l'engagement était permanent. Dommage que Campbell ou Leloup (0 sur 10 derrrière l’arc pour le duo) n’aient pas eu de réussite sur des tirs pourtant ouverts. Qu’importe, les Strasbourgeois réussiront la performance de limiter les "Galactiques" à 26 points en seconde mi-temps, pendant laquelle les Alsaciens leur en passaient 34 !

Le seul quatrième quart, entièrement à l'avantage de la SIG (12-24), entrera dans les annales du club. Certes, le Real était déjà qualifié et a conservé son invincibilité. Mais l'attitude des Strasbourgeois leur permet de regarder désormais loin devant, en ProA notamment, et pourquoi pas en Eurocup où ils évolueront dès le mois de janvier. Revenue à 67-40, la SIG passera un 2-13 à son hôte, pour se rapprocher à 11 points (75-64, 39e') avant de s’incliner 79-66. La tête haute…

 

A Madrid, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

REAL MADRID – SIG 79-66. Palacio de deportes. 7 187 spectateurs. Arbitres : MM. Ryzhyk (UKR), Maricic (SRB) et Halliko (EST).

Les périodes : 19-16, 34-16 (mi-temps : 53-32), 14-10 (67-42), 12-24.

REAL MADRID : 23 paniers pour 56 tirs (41%) dont 6 sur 19 à trois points, 27 LF sur 30, 41 rebonds (Reyes, Mirotic et Mejri 6) dont 12 offensifs, 14 passes (Rodriguez 5), 10 balles perdues, 12 fautes.

Llull 5, Draper, Fernandez 8, Mirotic 22, Mejri 6, puis Rodriguez 14, Diez 2, Darden 8, Slaughter 4, Reyes 10.

SIG : 26 paniers pour 66 tirs (39,4%) dont 4 sur 21 à trois points, 10 LF sur 10, 31 rebonds (Duport 7) dont 11 offensifs, 17 passes (Campbell 7), 10 balles perdues.

Campbell 2, Diot 17, Leloup 2, Abromaitis 11, Ajinça 10, puis Lacombe 10, Toupane 2, Greer 2, Duport 10.

Les réactions

Vincent Collet : «  On a battu le Real en… deuxième mi-temps ! Nous avons fait 30 bonnes minutes mais je regrette le deuxième quart temps. On ne peut pas jouer à 200 à l’heure contre cette équipe. La colère de la mi-temps a été suivie d’une superbe réaction qui confirme ce qu’on a montré ces 15 derniers jours, en particulier en défense. Il faudra le confirmer dans un derby explosif à Nancy. En respectant ce qu’on voulait faire, c’est-à-dire temporiser, les faire défendre, les gêner, on les a poussés à déjouer par moments. Je suis très fier de mes joueurs. Il y avait de l’engagement mais aussi de la tête… »

Pablo Laso : « Je suis content de la victoire et des trois premiers quarts temps mais le quatrième n’était pas bien du tout ! On a démarré sur un bon rythme, mais après la mi-temps, on a cru que c’était fini et on a baissé d’intensité. Il faudra vite récupérer car nous avons un match difficile dans moins de 48 heures ».