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MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
SIG - Milan - 201213 - 23
Actualités Opération commando à Orléans

Opération commando à Orléans

Ils seront sept pros ce soir à Orléans (20h) pour tenter de bousculer le leader… Une situation qui ressemble étrangement à celle de l’an passé où la SIG avait gagné à Chalon malgré son petit effectif. Et si l’histoire se renouvelait ?

SIG - Milan - 201213 - 10

L'énergie de Paul Lacombe ne sera pas superflue pour stopper les artilleurs orléanais, ce lundi soir, dans le Loiret.

Si Vincent Collet affichait des sentiments mitigés, vendredi soir, à l’issue de la victoire sur Milan, il avait au moins un motif de satisfaction dans la perspective du voyage que son équipe effectue ce lundi dans le Loiret : « Orléans aussi a joué ce soir… Et un match difficile. On sera au moins à égalité sur ce plan », confiait-il. Souvent, cette saison, les Strasbourgeois se présentent en championnat plus ou moins « rincés » par les luttes ou les voyages européens pendant que leur adversaire a tranquillement préparé la réception de l’équipe à abattre. Mais en livrant un match compliqué vendredi à Dijon, qui plus est en le perdant au buzzer sur un panier incroyable de Mykal Riley après avoir pris l’avantage à trois secondes de la fin, Orléans a aussi cédé son fauteuil de leader aux Bourguignons…

A sept…

Reste à savoir si cet échec tout relatif a marqué les esprits des joueurs de Philippe Hervé ou bien si, au contraire, ce revers va les galvaniser au moment d’accueillir le vice-champion de France ? S’offrir une équipe d’Euroligue, c’est toujours bon à prendre… Collet, lui, réclame le même engagement que celui que ses joueurs ont proposé contre Milan. « Il faudra jouer avec le même état d’esprit, la même qualité. Il reste deux matches difficiles avant la trêve et nous voudrions en prendre un. Pour assurer avant l’heure notre place à la Leaders Cup », continue le coach alsacien. Faute de quoi il faudra tout miser dans un quitte ou double pas évident contre Dijon le 11 janvier lors de la dernière journée aller.

Les conditions ne sont évidemment pas idéales pour la SIG. Car elle ne dispose plus que de sept pros valides auxquels s'ajouteront des espoirs dans l’attente de la venue des nouveaux, appelés à remplacer Kevin Murphy et Alexis Ajinça (4 pts mais aussi 11 rebonds en 16’ dans sa première sortie avec les Pelicans, à Portland, pour une courte défaite 107-110). Outre ces deux « absents », les Strasbourgeois devront donc se passer de Ricardo Greer, touché à l’épaule contre Milan. Comme l’an passé à Chalon, où Greer déjà, mais aussi Fitch faisaient défaut alors que Campbell était fiévreux ! Mais après tout, à sept aussi, car le Dominicain n’avait pu donner que cinq minutes vendredi, ils sont bien venus à bout des Italiens… « Nous n’y allons pas du tout résignés, convaincus qu’il y a quelque chose à faire », insiste Collet.

Stopper les tireurs d’élite orléanais

En s’appuyant sur un collectif offensif de plus en plus séduisant et performant, qui a fait chuter trois équipes d’Euroligue dont deux du Top 16, et en y mettant le même engagement et la même conviction défensive, la SIG peut espérer un bon résultat. A condition de surveiller comme le lait sur le feu les redoutables artilleurs locaux. Kyle Mc Alarney, un meneur meilleur scoreur (!), Brian Greene ou Darnell Harris sont de sacrés pistoleros. Orléans tire à 40% à trois points et a déjà réussi 126 paniers en 12 matches derrière l’arc, alors que la SIG n’en a transformé que… 64 à 33% de réussite ! Même s’il y a un net mieux dans ce domaine chez Louis Campbell ou Tim Abromaitis, Jérémy Leloup ou Antoine Diot ne trouvent pas toujours la mire. Surtout, le tir extérieur n’était pas, jusqu’ici, l’arme favorite des Alsaciens. Un rééquilibrage s’est amorcé, il serait bon de le confirmer. Même si ce lundi c’est plutôt en enrayant les gâchettes adverses que la SIG se donnera une chance de l’emporter.

Il faudra aussi que Duport et Abromaitis, un peu seuls pour occuper les postes 4 et 5, prennent en charge le puissant Terence Dials, le bondissant Fernando Raposo ou encore Brian Greene, le poste 4 qui s’écarte. Avec le soutien de Jérémy Leloup et même de Paul Lacombe, prêts à se sacrifier à un poste qui n’est pas vraiment le leur… Il faut bien faire avec les moyens du bord. Et pour Vincent Collet, gérer la fatigue et les fautes, des paramètres sur lesquels on n’a pas forcément de prise.

L’équation comporte, on le voit, pas mal d’inconnues. Mais après avoir bouclé un cycle européen et avant d’en entamer un autre, la SIG se souvient qu’elle a beaucoup appris de cet automne sans répit. « On a compris des choses dans la générosité et dans l’activité. On commet certes des erreurs mais on compense. On n’hésite pas à aller aider, à manifester de la solidarité, ce qui n’avait pas été le cas lors des cinq premiers matches », se félicite Vincent Collet.

C’est plus que jamais le moment de mettre ces apprentissages accélérés en pratique…

J.C.F.