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SIG - Le Mans - 270114 - 13
Actualités Avec Andersen, la vie change : 86-79

Avec Andersen, la vie change : 86-79

Avec David Andersen, la SIG n'a plus le même visage... Le public du Rhenus et les téléspectateurs s'en sont aperçus. Car si le score final de la victoire face au Mans (86-79) est plutôt flatteur pour les visiteurs, la première mi-temps de haute volée de toute l'équipe strasbourgeoise, avec un David Andersen éblouissant (16 pts avant la pause) avait tué le match. Après il a suffi de gérer en pensant (un peu) à Kragujevac...

SIG - Le Mans - 270114 - 08

Paul Lacombe (face à Kevin Mendy) a largement contribué au succès strasbourgeois contre Le Mans.

Il y a eu d’abord de l’émotion, ce soir au Rhenus. La SIG rendait hommage à Paul Delefortrie, décédé récemment à l’âge de 85 ans. Plusieurs décennies durant, il a été l’intendant, l’actionnaire de la première heure, l’homme à tout faire de la SIG. Un homme que tous ceux qui l’ont côtoyé ont aimé. Puis l’émotion fut d’une autre dimension.  Après 5'01'' seulement, "il" est entré en scène. Au relais de Romain Duport, solide jusque là, David Andersen est monté sur le parquet comme on entre en scène. Sous les ovations. Privée de Tim Abromaitis, cloué au lit par une gastro-entérite et 39° de fièvre, l'équipe de Vincent Collet dût faire appel plus rapidement que prévu, peut-être, à sa recrue australienne. La SIG menait déjà 14-9 après une entame solide et trois paniers primés de Toupane et  Thornton (deux). Mais très vite, le public n'eut plus d'yeux que pour le blond pivot arrivé il y a trois jours seulement. Après un troisième panier derrière l'arc de Bootsy, Andersen y allait à son tour de son trois points. Et Campbell ajoutait le sixième (en sept tentatives) pour donner dix points d'avance : 25-15. Le Rhenus vibrait...

Un deuxième quart de très haute volée

Le Mans n'était pas en reste et Batista, puis Duggins venu après le temps mort appelé par JD Jackson, ne baissaient pas les bras : 27-23 au début du deuxième quart. La SIG venait de passer quatre minutes sans marquer... Mais avec Andersen, tout est différent. A deux points, puis surtout à trois, il totalisera 16 points à la pause (6 sur 8 aux tirs dont 4 sur  5 à trois points, 17 d'évaluation). Le Booomer évoluait alors dans une autre dimension. Parfaitement entré dans le superbe collectif strasbourgeois, il avait trouvé en  Greer, Diot, Lacombe ou Toupane, les compléments à son jeu d'exception. Et à la pause, la SIG, portée par un hallucinant 10 sur 15 à trois points et 66 d'évaluation, comptait 18 points d'avance (47-29)... Impressionnant, tout simplement.

Le Mans réagit et sauve le panier-average

Le Mans reviendra avec d'autres intentions, plus défensives. A 51-40, déjà, Collet avait dû prendre un temps mort pour stopper la remontée. La faute antisportive de Sy sur Toupane permettait à ce dernier de scorer quatre points et la SIG filait dans la foulée à 61-42. A 13 minutes de la fin, elle avait effacé le - 16 du match aller ! Dashaun Wood était totalement muselé (un panier en 37 minutes) et le jeu de passes (27 encore ce soir) faisait merveille. L'avantage sur l'ensemble des deux rencontres restera favorable aux Alsaciens jusqu'à 79-63 (37e'). C'était d'ailleurs le sens du temps mort de Collet. Mais en offrant quelques pénétrations à Wood, auteur de 14 points dans les trois dernières minutes), la SIG laissait aux Manceaux la possibilité de réduire l'écart : 86-79.

Pas question toutefois de faire la fine bouche. La SIG est parfaitement revenue dans la course et est prête à fondre sur les leaders. Mais le chemin est encore long. Car dès mardi, il faut prendre la direction de la Serbie pour relever un autre défi, celui de l'Eurocup dans laquelle les Strasbourgeois renaissent à l'ambition. Avec Andersen, tout est permis.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – LE MANS 86-79. Rhenus Sport. 3 740 spectateurs. Arbitres : M. Viator, Mme Delaune et M. Dubois.

Les périodes : 27-21, 20-8 (mi-temps : 47-29), 18-21 (65-50), 21-29.

SIG : 34 paniers sur 64 tirs (53%) dont 12 sur 23 à trois points, 6 LF sur 8, 34 rebonds (Duport 11) dont 12 offensifs, 27 passes (Campbell et Greer 5), 15 balles perdues, 15 fautes.

Campbell 13, Thornton 14, Toupane 9, Greer 9, Duport 6, puis Diot 7, Lacombe 8, Andersen 20.

LE MANS : 28 paniers sur 58 tirs (48%) dont 9 sur 19 à trois points, 14 LF sur 17, 26 rebonds (Batista et Kahudi 4) dont 8 offensifs, 15 passes (Wood 5), 12 balles perdues, 11 fautes.

Wood 18, Kahudi 8, Terry 5, Sy 9, Batista 9, puis Eito 8, Mendy, Duggins 17, Koffi 4, Issa 1.

Les réactions

Vincent Collet : « Avoir une telle réussite quand on est physiquement encore court, c’est la classe. Andersen est un joueur qui sait se sublimer. On ne pouvait pas le prévoir, d’autant qu’il devait jouer 15 minutes. Mais la maladie de Tim nous a obligés à lui en donner 23… L’équipe jouait cependant déjà bien avant qu’il n’entre. Nous avions été bien lancés par Bootsy Thornton. Je répète qu’il faudra être patient avec Andersen car il ne fera pas toujours ça en adresse. On a un peu lâché en deuxième mi-temps, encaissé 50 points et perdu le panier-average, c’est une petite déception ».

David Andersen : « C’est agréable de se retrouver là [NDLR : en conférence de presse] dans ces circonstances, même si je suis encore fatigué par le voyage. On a fait un grand match, on a gagné en équipe avec une belle évaluation collective. Que je me sente si bien dès le premier match, c’est la combinaison de plusieurs choses : le style de l’équipe, le type de coaching, un bon feeling, la présence de Bootsy et l’expérience, tout cela a joué. Je pense qu’avec mon expérience, je peux aussi apprendre des choses aux autres, à Romain notamment. C’est une des plus belles choses dans la vie de pouvoir aider les plus jeunes… »

John David Jackson : « On a passé huit ou neuf jours à s’entraîner pour empêcher Strasbourg de dérouler son jeu… Mais l’explosion offensive de Thornton et d’Andersen a compliqué les choses. On ne les attendait pas à un si haut niveau dès ce soir. Cela nous a déstabilisé. Des postes 5 qui mettent des paniers à trois points à la pelle, il n’y en a pas 100 000 ! En deuxième mi-temps, ce fut mieux, on a joué un match plus défensif et on a sauvé le point-average. Mais chapeau à Thornton et à Andersen qui ont été d’un très grand réalisme. Ils ont élevé le niveau de cette équipe. Quand Andersen joue à ce niveau avec la capacité de basculer du poste 4 au 5 et vice-versa, il est injouable… »

Vaughn Dubbins : « On n’imaginait pas qu’Andersen serait déjà aussi fort dès son premier match. Mais on a installé Strasbourg dans un certain confort dès le début. Nous, on doit se regarder dans le miroir et se demander si on a fait tout ce qu’il fallait pour gagner ce match. C’est dos au mur, quand on n’avait plus rien à perdre, qu’on a enfin mieux joué, mieux défendu ».

 

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