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Actualités Bootsy Thornton : «Je ferai ce dont l’équipe a besoin»

Bootsy Thornton : «Je ferai ce dont l’équipe a besoin»

Il est arrivé ce vendredi en fin de matinée à l’aéroport d’Entzheim après un long périple depuis la Floride. Très rapidement dans le bain, Marvis « Bootsy » Thornton a livré ses premières impressions pour sigbasket.fr.

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Bootsy Thornton à son arrivée à l'aéroport de Strasbourg-Entzheim.

Il n’a rien d’un rookie, c’est clair. Pour avoir bourlingué depuis plus de 13 ans à travers toute l’Europe (Italie, Espagne, Turquie), Marvis Thornton connaît la musique. Et d’un calme absolu, à peine entamé par un long voyage, il garde, derrière un sourire malicieux, une bonne humeur et une lucidité à toute épreuve. Pas même surpris par la météo alsacienne de ce début d’année. « Dans le coin de Floride où j’habite, il fait le même temps en ce moment. C’est à Miami qu’il fait chaud ! ».

Parti de Thallahassee où il réside avec son épouse et ses trois enfants, Miranda 14 ans, Marvis Jr 11 ans et Milana 8 ans, dans l’après-midi de jeudi, il a rallié Atlanta, puis Amsterdam après les airs, avant d’atterrir à Strasbourg peu après 11h. « Je suis fatigué, oui, mais tout va bien ».

« J’ai joué contre Ricardo à l’Université »

Rapidement dans le vif du sujet, il évoque sa nouvelle équipe, au sein de laquelle il ne connaît qu’un seul joueur : Ricardo Greer. « On a joué l’un contre l’autre en Université, lui avec Pittsburgh, moi avec Saint-John’s ! » Du coach, Vincent Collet, il ne sait qu’une chose : « Il est l’entraîneur de l’équipe nationale. C’est une référence… »

Plus intéressant, en revanche,  son opinion sur le basket européen, qu’il connaît bien et pour cause. « Les jeunes Américains croient souvent que c’est facile de s’imposer sur le Vieux continent, mais ce n’est pas vrai. Le style de jeu est différent, il ne s’agit pas seulement de courir et de tirer. Moi, j’ai eu de la chance et c’était facile pour moi, car j’étais entouré d’anciens, comme Dan Gay, Antonello Riva, Georgi Adams qui m’ont fait comprendre le basket européen qui n’est pas facile à appréhender ».

Du basket français, il avoue ne pas connaître grand-chose encore. « Mais j’ai joué contre des équipes françaises et elles étaient toujours bonnes ! Les arrières sont excellents, les pivots solides et durs, je suis sûr que c’est une des meilleures ligues en Europe même si les résultats d’Euroligue ne sont pas toujours au rendez-vous. L’an dernier, en Eurocup, avec Sassari, nous avons rencontré Orléans à deux reprises, et nous avons perdu deux fois ! Ce furent leurs seules victoires mais cela nous a empêché de nous qualifier ».

« Je ne veux surtout pas troubler les bonnes dispositions actuelles de l’équipe »

Déjà focalisé sur sa nouvelle aventure avec la SIG, il attend avec impatience la reprise de l’entraînement ce samedi. « J’ai joué contre des universitaires pendant tout l’été, mais depuis qu’ils ont repris leur saison, je n’ai plus disputé de matches. Je me suis entretenu, bien sûr, j’ai couru, j’ai fait du vélo, mais rien ne vaut l’opposition directe, les matches, le combat ! Il me faudra peut-être un peu de temps pour être au top. C’est comme un début de saison ».

 Si on l’interroge sur ce qu’il pense pouvoir apporter à sa nouvelle formation, il lâche avec un sourire en coin : « Je me le demande. Ils viennent de gagner leurs deux derniers matches et je ne veux surtout pas perturber ces bonnes dispositions ! Ils ont gagné en prolongation ? Qu’importe la manière, ils ont gagné, c’est la seule chose qui compte vraiment. Contre le premier ou le dernier ! Ils n’étaient que 7 ou 8 ? Et alors, il n’y en a que cinq qui jouent ! »

Quel joueur est vraiment « Bootsy » Thornton, un surnom que sa mère lui a donné quand il était tout bébé, « parce qu’elle n’aimait pas mon vrai prénom, Marvis »? « Tout dépend de quoi le coach ou l’équipe ont besoin. Certains m’ont demandé de scorer, j’ai scoré. D’autres ont préféré que j’organise, que je ‘’poste’’, alors je l’ai fait. Défendre ? Alors ça, toujours et à fond. Je ferai toujours de mon mieux dans ce domaine. C’est la priorité. Si tu ne le fais pas, tu ne gagnes pas ».

Parler des souvenirs de sa riche carrière ne l’intéresse guère. « J’en ai beaucoup, c’est sûr. Quand j’aurai fini ma carrière, j’en parlerai plus facilement. En attendant, les meilleurs sont peut-être à venir… Je l’espère en tout cas ».

Plutôt cool dans la vie, il avoue profiter, pendant l’été, de sa petite famille. « Je ne voyage plus. On va à Orlando, Miami. J’aime bien aller à Baltimore où j’ai toute ma famille, celle de ma femme étant à Thallahassee ».  C‘est en fréquentant le Junior College de la ville, vers la fin des années 90, qu’il a rencontré celle qui est devenue la mère de ses enfants.

Ils vont lui manquer, c’est sûr, dans les premières semaines. Mais le nouveau défi qu’il s’est lancé, pour porter la SIG vers de nouveaux sommets, va l’accaparer entièrement. « Et c’est tant mieux ».

Jean-Claude Frey