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Actualités Radnicki vu par David Simon

Radnicki vu par David Simon

L’adversaire dans l’œil de…

par Franklin Tellier

Episode 1 : Radnicki vu par David Simon

Nous l’avions signalé la semaine dernière, l’ancien SIGman David Simon a joué au Radnicki durant la saison 2011/2012. Avant cela, lors de sa première saison (2008/2009) à Strasbourg, lui et ses coéquipiers avaient réussi à hisser la SIG en demi- finale de la coupe de France, avant de perdre face au futur vainqueur manceau. En championnat, la SIG avait fini 8e de la saison régulière. Hélas, en quart de finale des play offs, elle tomba sur plus forte qu’elle, le futur champion de France, l’ASVEL, emmenée par un certain Vincent Collet. La saison suivante fut plus difficile pour lui, pour le club… et pour les fans. Finissant premier non relégable de proA, avec seulement 10 petites victoires au compteur, la SIG et David Simon avaient alors décidé de choisir des voies différentes. Malgré tout, le géant de l’Illinois a toujours la France et Strasbourg dans un coin de sa tête et de ses pensées…

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David Simon (à droite) et Ben Mc Cauley à l'échauffement lors d'un match de pré-saison SIG-Trier en 2009/2010.

Lors de son passage à Radnicki, il a gagné le titre de MVP de la très relevée ligue adriatique en 2012. 9eme meilleur marqueur du championnat serbe la même année (14,4 pts/match), lui et son coéquipier Mike Scott permirent au club de se hisser en demie finale des play offs avant de céder au pied de la dernière marche.

Avant de retrouver les Serbes de Kragujevac pour un match retour (une nouvelle fois) décisif, le plus strasbourgeois des (anciens) habitants de Kragujevac a accepté de répondre à quelques petites questions concernant son ancien club, le championnat serbe, ses coéquipiers et sa nouvelle vie…

F.T : Salut David, avant tout, les fans de la SIG s’interrogent : comment vas-tu ? Que deviens-tu ?

D.S : Tout d’abord je tiens à saluer Strasbourg et tous ses fans. J'ai connu deux belles années à Strasbourg ! Après avoir quitté la France en 2010, j'ai joué les deux saisons suivantes en Corée du Sud à l’Anyang KGC et en Serbie à Kragujevac. Depuis l’année dernière, je joue au BC Astana dans la Ligue VTB. J’ai retrouvé là-bas mon ancien partenaire de ma première saison à la SIG, Brion Rush, qui est arrivé en même temps que moi au club!

 

F.T : La SIG s’apprête à jouer son second match contre le Radnicki Kragujevac, club avec lequel tu as joué lors de la saison 2011/2012. Comment définirais-tu ton ancien club ?

D.S : Radnicki est une équipe déterminée qui tient absolument à réussir et qui joue dans une Ligue Adriatique très forte. Le club a de grandes ambitions chaque saison.

F.T : Justement, Kragujevac joue à la fois dans le championnat serbe et la Ligue Adriatique. En France, ces regroupements de clubs (Ligue Adriatique, Ligue Balte, etc…) sont assez méconnus. Peux-tu nous parler des grandes différences entre les deux ?

D.S : Le fait de pouvoir jouer dans la Ligue Adriatique est l'une des principales raisons pour lesquelles je suis allé à Radnicki. Le niveau de jeu est très élevé. Cette ligue regroupe beaucoup des meilleures équipes de l’Est de l’Europe : le Maccabi Tel Aviv, le Partizan de Belgrade ou encore Zagreb. Le basket serbe est un peu différent. Le jeu est plus physique alors que dans le championnat français, le jeu est plus rapide.

F.T : Effectivement, le basket serbe est connu pour être très physique, avec une culture du beau jeu collectif. Quels souvenirs en gardes-tu ?

D.S : J’avais entendu parler de l’intensité du jeu serbe avant d’y aller et quand je suis arrivé là-bas, j’ai pu m’en rendre compte dès le premier entraînement. Les joueurs intérieurs sont et jouent très physiques ! J'ai donc dû m'adapter. Heureusement, j'ai eu la chance de jouer avec de bons meneurs de jeu et de bons coéquipiers. Il y a eu de suite une bonne alchimie entre nous ce qui a rendu mon intégration et le jeu plus faciles.

F.T : Mise à part Stefan Bircevic avec lequel tu as joué, l’effectif actuel n’est plus du tout le même. Malgré tout, l’équipe était déjà coachée par l’entraîneur actuel, Miroslav Nikolic. Que peux-tu nous apprendre sur lui ? Comment le caractériserais-tu ?

D.S : Oui, j'ai vu que la plupart des gars de l’équipe ont changé, mais l'entraîneur est resté le même. Coach «Muta», comme ils l’appellent, est un entraîneur très passionné avec une très grande réputation en Serbie. Il aime laisser beaucoup de liberté dans le jeu à ses joueurs en fonction de leurs capacités. 

 

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David Simon et Brion Rush, au lancer-franc lors du match SIG-Orléans en 2008/2009.

F.T : Le public serbe est connu pour sa ferveur et sa passion pour ses équipes. Tout le monde connaît la folie de la Pionir Arena de Belgrade. Qu’en est-il pour les fans de Kragujevac dans la Jezero hall ?

D.S : Kragujevac est une petite ville en Serbie, bien plus petite que Belgrade, mais les fans ont le même amour et soutiennent leur équipe. La salle est pleine pour la plupart des matches. Ce dont je me souviens, ce sont surtout les matches face aux principaux rivaux du club : le Red Star et le Partizan. Une énergie incroyable se dégageait de la salle lorsque les fans chantaient, dansaient et venaient avec des feux d'artifice!

Un match chaud, chaud, chaud

 On l’a bien compris, les SIGmen version 2013/2014 n’auront, comme la semaine dernière, pas la tâche facile face aux « ouvriers » serbes poussés par leur supporters, les « Red Devils », chauffés à blanc ! La victoire du match aller a permis d’envisager des jours meilleurs et une potentielle qualification pour les huitième de finales de l’Eurocup. Comme en témoigne l’altercation entre Bircevic et Kalinic, lors du dernier temps mort mercredi dernier, il y a fort à parier que les géants serbes seront remontés et auront fait leur autocritique afin de contrarier plus encore les Strasbourgeois. Ricardo Greer et ses coéquipiers ont pu constater que les joueurs de Kragujevac étaient capables de (très grosses) séries de shoots. Face à la seconde équipe la plus adroite à domicile à deux points avec 59% en six matches (derrière le Khimik Moscou et en excluant Vilnius et Belgrade qui ne comptent que deux matches à domicile), l’apport du nouveau « bigman » David Andersen, pour verrouiller la peinture alsacienne, ne sera pas un luxe.

Avec ce nouveau point de fixation en renfort de Romain Duport, une intensité défensive qui, à la demande de coach Collet, va encore monter d’un cran et une volonté commune de ramener une seconde victoire de rang, il y a fort à parier que ce match face à une équipe dans l’obligation de gagner, elle aussi, et poussée par ses chauds supporters, s’apparente à un véritable combat. Aux SIGmen de mettre KO les joueurs de ‘’Mata’’ afin de remporter ce second round et d’éliminer définitivement un adversaire dans cette poule N de l’Eurocup.