Basket
aeroport_strasbourg_1500x450_left.jpg
aeroport_strasbourg_1500x450_right.jpg
LES PLAYOFFS AU RHENUS
SIG Strasbourg - Pau-Lacq-Orthez lundi 22 mai à 20h30
SIG - Yuzhne - 150114 - 03
Actualités SIG – Le Mans : ne pas perdre le contact

SIG – Le Mans : ne pas perdre le contact

Il est fort probable que la SIG bénéficie dès ce lundi (20h30) contre Le Mans du renfort de David Andersen. Même s’il n’est pas « attendu comme le Messie », selon les propres termes de son coach, son expérience ne sera pas de trop dans ce choc très important.

SIG - Yuzhne - 150114 - 23

Antoine Diot (ici face à Yuzhne) devra retrouver toutes ses sensations contre son club formateur...

Ce fut une course contre la montre. De Francfort, où l’Australien a signé l’original de son contrat dès son arrivée, un émissaire strasbourgeois a sauté dans un avion vers Paris afin de déposer les documents à la LNB vendredi soir, avant l’expiration du délai de 72h indispensable pour obtenir sa qualification pour ce match de ProA. Ce lundi matin, à l’ouverture des bureaux, la Ligue trouvera tous les documents complémentaires expédiés avant l’heure fatidique de 20h30 vendredi et à Strasbourg, on attendra fébrilement le feu vert pour savoir s’il pourra fouler le parquet du Rhenus contre Le Mans…

 

Les capacités d’intégration d’Andersen

Sa présence ne bouleversera pas tout dès le premier jour. Surtout après deux entraînements seulement en compagnie de ses nouveaux équipiers. Les premières séances ont pourtant montré toute l’étendue de son talent et ce que ce joueur hors normes sera en mesure d’apporter à la SIG. « Il faudra procéder par paliers. Mais il a déjà démontré de fortes capacités d’intégration et sa présence pourrait être importante pour nos intérieurs qui savent qu’ils pourront bénéficier d’un relais de choix, qu’ils n’auront pas besoin de s’économiser », insiste Vincent Collet. « C’est vrai qu’il me faudra un peu de temps, dit l’intéressé. Mais j’apprends vite les systèmes, en général, et j’espère pouvoir aider l’équipe très rapidement », ajoute celui portera le numéro 7, le même qu’il portait déjà au CSKA Moscou, et qui a reconnu vouloir continuer avec l’équipe nationale jusqu’aux Jeux olympiques de Rio.

L’entraîneur strasbourgeois voit un autre avantage, non négligeable, à la présence dans l’effectif du remplaçant d’Ajinça. « C’est un coup de booster pour mon équipe. Le groupe avait besoin de sentir que cette aide espérée arrive. Ça donne de l’envie et chacun veut montrer ce qu’il sait faire. C’est une motivation supplémentaire pour tous les autres joueurs ».

Contenir la puissance physique du Mans

Le niveau de jeu monte à l’entraînement, dans les oppositions directes et tout le monde en profite.   Sans doute faudra-t-il être patient pour que cela se traduise de façon spectaculaire sur le terrain. En attendant, mieux vaut être prêt à affronter des Manceaux sacrément équipés. « C’est le troisième match en une semaine et ce n‘est pas le plus facile. Chalon et Nanterre ont perdu et l’idée de mettre un peu d’air entre eux et nous n’est pas pour me déplaire. Ce championnat est tellement serré ». Si les play offs sont encore loin et que les objectifs immédiat restent la qualification en Eurocup et la Leaders Cup, –  « pour battre enfin Nancy ! » – Collet ne perd pas la fin de saison de vue pour autant. « Le Mans a un très bon équilibre d’équipe et est plutôt en phase ascendante. Sa victoire sur un très bon Nanterre ne me rassure guère. Le retour de Dashaun Wood, véritable chef d’orchestre, créateur et scoreur, a relancé l’équipe. Ils ont une défense très agressive, avec beaucoup d’activité et dans ce domaine, Charles Kahudi, Pape Sy, Dounia Issa et Alain Koffi sont férores. Le seul bémol, c’est peut-être J.P. Batista, un ton en-dessous par rapport aux saisons précédentes », estime Vincent Collet. Personne non plus  n'a oublié la sévère défaite de l'aller (84-68), même si elle a pris toutes ses proportions dans les ultimes minutes.

Il faudra donc beaucoup d’intensité, côté SIG pour contenir tout ce beau monde, auquel il faut ajouter Vaughn Duggins, Reyshawn Terry  et Antoine Eito. Et ne pas laisser l’adversaire venir manger la laine sur votre dos, comme ce fut le cas à Nancy en Coupe de France, avec ces sept rebonds offensifs, lâchés aux Lorrains dans le seul troisième quart temps, pendant que la SIG se contentait de six petits rebonds défensifs…

 Mais l’histoire serait belle et prometteuse si David Andersen pouvait être de la partie et, de surcroît, apporter un vrai plus aux rotations intérieures strasbourgeoises. « Pour jouer Le Mans, il faut beaucoup de timing en défense et en attaque », insiste Collet. Pas sûr que le « Boomer » soit déjà prêt à 100%. Mais il saura pour le moins faire parler le métier…

Jean-Claude Frey