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Actualités Vincent Collet : «Précieux dans la perspective… des play-offs»

Vincent Collet : «Précieux dans la perspective… des play-offs»

Vincent Collet voit loin. Peu après le succès remporté avec la manière contre Dijon, qui vaut à la SIG de partager la première place avec les Bourguignons, Orléans, Le Mans et peut-être Limoges, le coach a déjà d’autres objectifs en tête : les play-offs bien sûr, mais aussi l’Eurocup dans laquelle il veut aller loin.

SIG - Dijon - 110114 - 16

Ricardo Greer, même entouré par trois Dijonnais, a déjoué les plans de la défense adverse.

Il l’avait annoncé avant la rencontre et a insisté peu après : « Ce match contre Dijon se situait à un moment décisif de la saison. Les play-offs sont assurés avec 18 victoires, voire 17, parfois mais plus rarement à 15. En avoir 10 à la fin des matches aller, ça donne de très bonnes raisons d’espérer accrocher le top 8 en fin de saison ». La SIG doit donc selon ces calculs, en gratter encore 7 ou 8 sur les 15 matches retour avec un calendrier plutôt favorable dès lors qu’on aura bouclé les trois prochains rendez-vous à Chalon, contre Le Mans et à Paris.

Avec la manière

De plus, la SIG y a mis la manière et on voit très peu d’équipes désormais capables d’attaquer l’énorme défense que les Strasbourgeois ont proposé, pour peu qu’ils maintiennent cette intensité digne de l’Euroligue. « Certains joueurs ont mis du temps à s’y mettre ce qui nous a privés de la qualification, mais on profite clairement maintenant de ce niveau de défense. Quand tu joues une équipe aussi forte que Dijon en défense, il ne faut pas la laisser dérouler en attaque » a expliqué Collet. Et lui opposer d’abord une défense aussi forte, sinon plus.

Il y a eu plusieurs phases dans l’approche défensive de la SIG : « Le début d’abord, avec le travail de Toupane sur Riley. Et puis après le relâchement à + 16, en début de deuxième mi-temps qui nous a rappelé à l’ordre, les stops du quatrième quart temps ont été décisifs », ajoutait encore l’entraîneur de la SIG.

Pour Jean-Louis Borg, Dijon n’a pas abordé le match de la meilleure façon. « Le pourcentage aux tirs –  36% contre 55% – explique en partie le résultat. Mais lorsqu’on est en faillite dans ce domaine, il faut proposer de l’alternance et ne pas insister à trois points comme nous l’avons fait jusqu’à la fin. Ce que nous n’avons pas su faire. De plus on a été dominés sur le poste 5 alors que Strasbourg n’avait que Duport et a bricolé avec Greer » regrettait-il. Avant d’ajouter, fair-play et… de très bonne humeur : « La défense a tenu mais offensivement, ce n’était ça. Et Strasbourg y était pour quelque chose. Ils ont été bien meilleurs que nous ».

Pour Romain Duport, « la SIG a fait les choses qu’il fallait pour rendre la tâche difficile à Dijon. Ils n’ont peut-être pas eu beaucoup de réussite mais notre défense a dû y contribuer ».

Un ensemble très cohérent

La doublure d’Alexis Ajinça a encore proposé un match solide, dans la lignée des précédents (8 points à 4 sur 7, 10 rebonds et 16 d’évaluation), pas effrayé du tout par ses nouvelles responsabilités. Ricardo Greer a retrouvé des sensations (18 pts à 9 sur 11, la meilleure évaluation avec 20), tout près du cercle il est vrai, grâce à la qualité du jeu de passes alsacien (19 contre 3). Bootsy Thornton a manqué de réussite sur l’un ou l’autre tir extérieur mais il n’a rien forcé, s’est montré disponible pour l’équipe et très présent en défense. Beaucoup d’intelligence dans le jeu et une passe subtile à Antoine Diot, stoppé par une faute, qui en dit long… Campbell (huit passes tout de même) un peu maladroit et dispendieux (trois balles perdues), Lacombe qui abat une tâche énorme que l’on ne voit pas dans les statistiques, Toupane de plus en plus précieux en attaque alors qu’il ‘’vit’’ de ses missions défensives et Abromaitis ont tous rendu une copie propre.

« L’Eurocup, un objectif fort »

Mais la SIG en veut plus. L’arrivée sans doute prochaine d’un pivot apportera d’autres arguments encore. De quoi viser haut, y compris en Eurocup. « La victoire dans les deux prochains matches à domicile, contre Yuzhne et Kragujevac est impératrice pour se qualifier. C’est un objectif fort. Mais pour cela, il faut des bons soldats ». La SIG en a perdu un, samedi soir, avec l’entorse de Jérémy Leloup, out pour quelque temps – une IRM faite lorsque la cheville aura ‘’dégonflé’’ permettra d’en savoir plus – mais si l’intéressé était déçu ne n’avoir pas pu davantage batailler contre son ancienne équipe, il se voulait philosophe. « C’est la vie. Je n’ai jamais été blessé à la cheville. On s’est pris les pieds avec Antoine Mendy et il m’est tombé sur la cheville de tout son poids ».

Autre souci, le coude d’Antoine Diot, sorti avant la fin, et qui n’est plus revenu sur le parquet. Il sera probablement ménagé d’ici mercredi mais devrait tenir sa place. « En tous cas, on a trouvé une identité », se félicite Vincent Collet. Et ce n’est pas l’arrivée d’un pivot de gros calibre qui devrait perturber cet ensemble séduisant.

Jean-Claude Frey