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Actualités Berlin vu par Wood

Berlin vu par Wood

L’adversaire dans l’œil de…

par Franklin TELLIER

Épisode 2 : L’Alba Berlin vu par DaShaun Wood
wood obradovic

Dashaun Wood sous le maillot de l'Alba Berlin avec son coach d'alors, Sasa Obradovic.

C’est un match couperet qui se profile au Rhenus, face au leader invaincu de la poule N : l’Alba Berlin. Pour le second volet de cette chronique, nous avons rencontré une des stars de ProA, qui a disputé les deux dernières saisons dans la capitale allemande, le meneur du MSB Le Mans, DaShaun Wood.  Sorti de l’Université de Wright State en 2007, il s’y fit remarquer en étant élu meilleur joueur de la conférence ‘’Horizon league’’ de NCAA. N’ayant pas trouvé preneur lors de la draft NBA, c’est en Europe qu’il débuta sa carrière professionnelle. Dès sa première année en Italie, à Cantu, il montra l’étendue de son talent en finissant deuxième meilleur scoreur du championnat. L’année suivante, à Trévise fut plus difficile pour DaShaun. Il traîna toute l’année une douleur au tendon d’Achille. Afin de ne pas compromettre sa carrière, il décida de rester éloigné des terrains lors de la saison 2009/10.

Une décision qui s’avéra payante car c’est par la grande porte qu’il fit son retour. En effet, après s’être engagé avec Francfort lors de la saison 2010/11, il remporta le titre de MVP de Bundesliga. Ses performances tapèrent dans l’œil de l’Alba Berlin, récent vice-champion d’Allemagne, qui l’enrôla pour deux saisons. Après une bonne première année, il remporta la coupe d’Allemagne 2013. Lors de cette seconde saison, il goûta, aussi aux délices du Top 16 de l’Euroleague sous les ordres du coach Obradovic.

Arrivé au Mans cet été, « D », comme le surnomme ses coéquipiers, est le patron sur le terrain. Capable de prendre feu à tout instant, ce meneur scoreur est aussi un organisateur hors pair. Avec 15 passes décisives (!) dès son premier match en France, il n’a pas tardé à s’imposer comme un des meilleurs meneurs de notre championnat.

C’est avec beaucoup de gentillesse qu’il a accepté de se confier à propos de lui, de son ancien club et de son ancien coach.

F.T : Tu reviens à la compétition après une blessure (ndlr : fracture du 2eme métatarse début décembre). Comment te sens-tu?

D.W : Je me sens vraiment bien.  J'ai retrouvé de bonnes sensations dès mon retour. Je me suis entretenu et beaucoup entrainé lorsque j’étais blessé. Ma main était touchée et cela n'a pas empêché mes jambes de courir sur pour rester en forme (sourire).

F.T : Strasbourg s’apprête à jouer un match retour décisif contre Berlin. Tu as joué  à l’Alba pendant deux saisons. Comment définirais-tu ton ancien club?

D.W : Très professionnel !  C’est un club avec beaucoup d'histoire. Berlin, c'est avant tout gagner. Ils font tout pour y arriver. C’est ce qui explique en grande partie notre excellente saison l'année dernière. Nous avons gagné la coupe et nous sommes devenus la première équipe allemande à jouer le Top 16 de l'Euroligue et à y gagner des matches. Nous avons eu beaucoup de succès. Ils sont très professionnels, très loyaux,  tout le monde au club travaille dur et c'est pourquoi ils sont compétitifs chaque année.

F.T: Le championnat allemand est aussi, depuis 10 ans, de plus en compétitif. Bamberg, Berlin ou Munich jouent régulièrement en Euroligue. Comment décrirais-tu ce championnat? Peux-tu nous expliquer les principales différences avec le championnat français ?

D.W : Je pense que dans le championnat français chaque club a une bonne dizaine de joueurs qui peuvent jouer. Cela s’explique par le fait que les joueurs français sont très talentueux et qu’ils jouent beaucoup. Selon moi, cela rend la ProA plus forte que le championnat allemand, car lorsque tu as 8 ou 10 gars, français et américains, compétitifs, qui peuvent jouer ensemble, le niveau de l’équipe est meilleur. En Allemagne, il n’y a que quelques joueurs allemands, dans quelques équipes, qui sont vraiment bons. Le jeu est surtout dominé par les Américains. Donc, en ProA du premier au dernier, tout le monde est bon et le classement est très serré. Plus la concurrence est importante, plus le niveau de jeu est élevé.

wood  + franklin

Wood en discussion avec Franklin Tellier.

F.T : Le Berlin 2013/2014 n'est plus tout à fait celui que tu as connu. Malgré tout, l'équipe était déjà entraînée par l'entraîneur actuel, Sasa Obradovic. Que peux-tu nous dire sur lui? Comment le décrirais-tu?

D.W : C'est l'un des entraîneurs les plus compétitifs pour qui j'ai joué.  Je ne pense pas qu’il dort la nuit avant un match (rires)! Il travaille beaucoup et fait énormément bosser pour s'assurer que l'équipe soit prête pour chaque match. Il a longtemps joué au basketball notamment à Berlin. Des joueurs et des entraîneurs que j’ai côtoyés c’est sans aucun doute celui qui veut le plus gagner. Il a connu beaucoup de succès en tant que joueur et en tant qu'entraîneur et sa méthode de travail paye pour Berlin.

F.T : Tu gardes malgré tout de bons souvenirs de cette collaboration, non?

D.W. : J’ai beaucoup de souvenirs : des bons et des mauvais. Je respecte sa vision du jeu et ce qu’il fait, je respecte l’entraîneur qu’il est. C’est vrai qu’avec lui j'ai dû changer un peu mon jeu, mais, cela a aidé notre équipe à réussir et à gagner l'année dernière, donc je lui suis très reconnaissant pour cela.

F.T : Lors du match aller, la SIG a perdu de deux points à l'O2 Arena. David Logan avait quasiment terrassé la SIG à lui tout seul en inscrivant des paniers incroyables…

D.W : (il coupe) J'ai joué contre David l'an dernier en Euroligue et je connais bien sa façon de jouer (rires) !

F.T :… mais il y a beaucoup de bons joueurs dans cette équipe. Qui connais-tu? Selon toi, quel sera le principal danger?

D.W : En plus des quelques gars avec qui j’ai joué l’année dernière, je connais personnellement Reggie Redding et Jan Jagla. La philosophie du coach c’est « l'équipe avant tout ». Voilà pourquoi à chaque match, il y aura toujours quelqu'un d'autre qui inscrira vingt points. Ils vont dérouler leurs systèmes et si un joueur prend feu, alors ce sera ‘’sa’’ soirée. La dernière fois c’était le show Logan ? La prochaine fois, ce sera peut-être Reggie. Si vous voulez gagner, vous devrez vous concentrer sur chaque joueur et pas seulement sur Logan.

F.T : Et si tu devais faire un pronostic ?

D.W. : Tu as une pièce ? C'est comme jouer à pile ou face! Je ne sais pas. Les deux équipes étaient si proches lors du premier match… Vous n’avez perdu que de deux points, c’était un match très dur. Maintenant vous allez jouer à la maison, mais malgré tout il y a de fortes chances pour que le match ait la même physionomie, un ou deux points d’écart de nouveau. Le genre de match où celui qui aura le ballon en dernier, aura la meilleure chance de gagner. Un match où chaque détail comptera.

Même assuré de finir premier du groupe et déjà qualifié pour les huitièmes de finale, Berlin ne laissera pas filer ce match. Comme le souligne « D », ce n’est pas dans les gènes du coach Obradovic ! Tous les signes semblent indiquer, une nouvelle fois, un match serré entre les deux équipes.